Prenons le premier cas, à partir d'un descriptif lors d'une période militaire

Tout d'abord, on trouve depuis quelques mois en ligne les Contrôles de Troupes de l'Ancien Régime en ligne sur le site de Mémoire des Hommes. Prenons l'exemple de Joseph Cadar soldat au régiment de Poitou cote GR 1 Yc 733 JosephCadar.JPG. Son visage est décrit comme "cheveux et sourcils châtain, les yeux gris, le visage long un peu marqué de petite vérole". Cette description quoi qu'un peu sommaire permet de faire un portrait robot simplifié. De là, une Intelligence artificielle est capable de générer des pseudo-photos comme le montre cet article en anglais de Futurism

Prenons le deuxième cas, à partir d'une photo pixellisée (ou d'une photo ancienne mal conservée) Un programme nommé Face-Depixelizer (que son auteur qualifie d'imparfait car il marche essentiellement pour les personnes caucasiennes et sur lequel il rappelle que l'image processée n'est qu'une possibilité et ne peut pas être garantie comme exacte) permet de passer d'une photo pixellisée à une pseudo-photo

Troisième cas, nous en avions déjà parlé sur ce blog, la police scientifique développe des outils pour sortir un portrait robot a partir de l'ADN ou de reconstruire un visage à partir du squelette. On peut voir ici un adolescent anglais de 1636 ou un ouvrier anglais du Moyen-Âge. En France aussi on reconstitue des visages a partir d'ossements, en particulier Philippe Charlier, anthropologue en biologie à l'université de Versailles et Philippe Froesch, un portraitiste judiciaire ont réalisé dernièrement le portrait d'une femme dont les ossements étaient conservés à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume (06) qui, selon la légende locale, appartiendraient à la compagne de Jésus, Marie-Madeleine.

Mais, comme nous le soulignions en avril 2018, imagine-t-on les généalogistes de demain demander l'ouverture des sépultures de leurs ancêtres afin de réaliser un prélèvement "récréatif" d'ADN ou de pouvoir faire un portrait robot de leur ancêtre ?