Paléographie exemples simples

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On trouvera ici des exemples simples de transcription paléographique issus d'actes d'état civil et de registres paroissiaux.


L'orthographe des originaux a été respectée. Merci de ne pas modifier les transcriptions, croyant que ce sont des coquilles  !
Merci de signaler toute proposition d'amélioration en utilisant l'onglet "Discussion" de cette page


NB : Pour tenir compte des dernières recommandations concernant l'utilisation des documents d'archives, aucun document postérieur à 1902 ne sera utilisé pour les exemples qui vont suivre.


Etat civil (1792 - 1902)

Les exemples présentés sont en ordre anté-chronologique pour aller du plus simple au plus complexe.
Les premiers sont très faciles à lire dans le but de se réhabituer à l'écriture manuscrite à la plume.

1902 - Naissance

Naissance en 1902 - Séderon (26340)

Commençons par 1902. Un acte de naissance à Séderon (26340), dans la Drôme. On notera les mentions marginales du mariage et du décès, transcrites avec différents outils (plumes, stylo-bille) et différents styles d'écriture selon les époques. Pas de problème de lecture particulier, mis à part certaines lettres déjà différentes.


Remarque paléographique

  • le d qui ressemble au δ (delta minuscule, en grec).


1879 - Décès

Décès en 1879 - Les Omergues (04140)

Un acte de décès aux Omergues (04140) en 1879.


Remarque paléographique

  • l'orthographe du prénom de la mère — Olimpie (Olympie/Olympe) — non conforme à notre stricte orthographe.
  • les boucles et jambages s'allongent et se mélangent avec les mots des lignes inférieures.
  • l'identité réelle du témoin Jean JOSEPH ou JEAN Joseph, n'est révélée que par la signature : JEAN J...
  • Il arrive souvent qu'aucun indice ne permette de choisir, même pas l'ordre des mots : NOM-Prénom pour le maire et ce témoin mais Prénom-NOM pour l'autre... Par chance celui-ci sait signer !


1808 - Mariage

Un acte de mariage à Orpierre - 05097 en 1808.

Orpierre 01.jpg     Orpierre 02.jpg

Registres paroissiaux (1535 - 1792)

Le curé ou son remplaçant, lorsqu’il dresse un acte paroissial, parle toujours à la première personne. Il fait un compte-rendu écrit de la cérémonie religieuse qu’il vient de célébrer.
Bien que François Ier ait fait obligation par l’Edit de Villers-Cotterêts (1539), de rédiger tous les actes en français – c’est à dire en langue de Paris – nos pauvres provençaux n’entendaient pas cette langue et ne savaient surtout pas la lire.
Le curé n’est lui-même pas toujours très fort en orthographe « française » et écrit phonétiquement les noms qu’on lui indique en provençal. D’où les nombreuses variantes dans les noms les plus courants. S’il doit transcrire un patronyme ou un toponyme prononcés par un « étranger » à la région, on peut s’attendre à tout. Il sera bien difficile à notre généalogiste de retrouver son ancêtre. Je donnerai plus tard un exemple édifiant.

Commençons par un acte de baptême

Pour situer les lieux, j’indiquerai systématiquement le code INSEE.

Séderon - 26340 Archives de la Drôme Cote 5 Mi 361/R1
BMS Séderon 1669


Remarques paléographiques

  • Il est préférable de transcrire lettre à lettre pour se repérer plus facilement quitte à faire ensuite une traduction en français moderne.
  • Il faut s’habituer à une orthographe sans règles fixes:
On restituera les lettre manquantes entre parenthèses.
  • Emploi des majuscules d’une façon différente.
  • Les différentes graphies de la lettre E
- E initial : este, Em(m)anuel, en leglize
comme la lettre grecque ε (epsilon)
- E final : soixante, le, Coste, marr(a)ine
Très semblable au nôtre
- E médian et final : neuf, septiesme, septembre
On l’appelle « e à aigrette » : trait inférieur avec aigrette remontante à droite.
Très visible - parce qu’à la fin - dans les mots « en l’eglize de » (Denis Chastel, ligne 6-7)
- On note enfin l’alternance de E accentué ou non pour le mot este/esté
  • La lettre T s’écrit souvent sans barre
  • La lettre S finale ressemble à un o dont la boucle sort en bas. (cents, Charles)
  • Les abréviations
vic(ai)re : on note la finale suscrite « re » qui signale une abréviation.
  • La ligature « er » très visible dans Aubert et Sederon 
constituée d’un e dont l’aigrette descend pour se lier à un r.


Remarque d’ordre linguistique

L’usage du prénom provençal Sebastian.

Exercice 1

A vous de transcrire la fin de cette même page du BMS de Séderon.

BMS Séderon 1669


Archives de la Drôme Séderon Cote 5 Mi 361/R1

La transcription est volontairement masquée. Vous pourrez la lire en cliquant sur la boite déroulante ci-dessous.

Avant d’aller plus loin, observons les lettres particulières de ces 4 baptêmes.

1. Le H avec cette longue boucle sous la ligne d’écriture. On l’avait déjà rencontré dans le baptême de Denis Chastel.
Notez la différence entre les combinaisons ch et th.
Elizabeth
Bonnefoy
Elizabeth.jpg
Catherine Catherine.jpg
Mathieu Mathieu.jpg
Charles Charles.jpg
Denis Chastel Chastel.jpg
2. La ligature « er »  
Aubert Aubert.jpg
Et sa combinaison avec r,

dans Pierre

Pierre.jpg
3. Les différentes graphies de la lettre S  
En position initiale
Septembre Septembre.jpg
Six Six.jpg
Soixante Soixante.jpg
En position médiane
Mesme (= même) S mesme.jpg
Pasqual S pasqual.jpg
La ligature st
Este (= été) St este.jpg
Chastel Chastel.jpg
En position finale, à ne pas confondre avec un ‘o’ ou un ‘e’
Cents S cents.jpg
Mois S mois.jpg
Charles Charles.jpg


Paléographie
1. Exemples simples 2. Exemples avancés 3. Abréviations
1.1 Etat Civil 2.1 Contrat de Mariage 3.1 Abréviations usuelles
2.2 Quittance de Dot
1.2 Registres paroissiaux 2.3 Testament 3.2 Notes tironiennes
2.4 Inventaire après décès