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La FAQ Héraldique de FranceGenWeb


Le site et son fonctionnement


Q : Qui êtes-vous, quel est votre objectif ?
R : FranceGenWeb-Héraldique est un service bénévole de dessin héraldique. Les personnes ayant rencontré un blason (description textuelle faite dans langage spécifique et décrivant des armoiries) mais ne sachant à quoi cela ressemble nous soumettent cette description via le formulaire de demande, et nos dessinateurs mettent en image cette description.

FranceGenWeb-Héraldique n'a pas pour but d'avoir une base aussi complète que possible, mais d'abord d'aider les internautes à dessiner et interpréter les blasons dont ils ont besoin pour par exemple illustrer une généalogie. C'est un partage de connaissances et de compétences, gratuitement et sans obligation ni contrepartie. Ce qui n'empêchera peut-être pas un jour d'avoir une base très complète, et déjà la plus grande de l'internet francophone dans ce genre. FranceGenWeb-Héraldique n'est donc pas un armorial de plus sur le web, c'est d'abord un service bénévole de dessin de blasons, et plus généralement, comme tous les sites de FGW, un service d'entraide.

Q : Quels sont vos tarifs ?
R : Le service de dessin de blasons, comme tous les services de FranceGenWeb, est entièrement gratuit. Il vous suffit juste de remplir le formulaire suivant : http://www.francegenweb.org/~heraldique/formuherald.php

Q : Comment envoyer une image dans la base ?
R : Pour envoyer, ou uploader une image dans la base Héraldique de FranceGenWeb, le plus simple est de s'enregister comme membre de la base, commencez par cliquez sur Inscription http://www.francegenweb.org/~heraldique/base/register.php et créez vos nom et mot de passe. Une fois identifié, sélectionnez la catégorie dans laquelle vous voulez poster votre image (Par exemple : Blasons, l'entraide). En haut de page, à coté du titre de la catégorie, vous avez un petit bouton "upload". Cliquez dessus, et vous aurez toutes les indications pour transférer votre image (format jpg, ou png de préférence). Laissez le champ vignette vide, elle sera créée automatiquement par nos soins.

Q : Vérifiez-vous que les demandes ne comportent pas d'erreur ?
R : Nous ne vérifions pas les blasons demandés, car nous n'avons pas toujours le temps ni les moyens de le faire. Pour diminuer le nombre d'erreurs, nous incitons les demandeurs à donner la source de leur blasonnement, ou au moins à indiquer leurs noms. Si vous constatez une erreur, vous pouvez la signaler en postant un commentaire sur la page du blason concerné, ou en nous écrivant.

Q : Est-il d'usage de demander la permission aux familles concernées ?
R : Nous n'avons pas besoin de la permission des familles concernées pour publier leurs armes, comme pour n'importe quel recueil d'armoiries, tant que nous ne donnons pas d'informations personnelles contraires à la loi (moins de 100 ans).

Q : Comment contacter la personne qui a demandé tel ou tel blason ?
R : Par défaut nous ne plaçons pas le mail pour éviter tout spam ou autre désagrement, sauf bien entendu en cas de demande contraire. Il est possible de s'inscrire sur le site, ce qui permet alors d'être contacté par mail ou par message perso (fonction du parametrage du compte).
Nous conservons trace de la demande de dessin (mail) et en cas de demande nous faisons suivre celle-ci en toute discretion. Notre seule impossibilité concerne les plus anciens blasons (ceux dessinés par Christophe Desportes) pour lesquels nous n'avons pas gardé trace des mails des demandeurs.
Pour faire une demande de contact, écrivez-nous, en précisant le ou les blasons concernés et le nom du demandeur.

Q : Pouvez-vous créer mon blason ?
R : Nous limitons les créations de blasons car ce n'est pas notre objectif principal, néanmoins, nous pouvons vous aider. Voyez la page consacrée aux créations.

Q : Ce blason est-il reconnu et enregistré à mon nom ?
R : FranceGenWeb-Héraldique est un service bénévole de dessin de blasons, et n'enregistre pas de blasons. Je ne sais même pas si en France, l'enregistrement de blasons a un caractère officiel (renseignez-vous si vous voulez faire enregistrer, surtout si on vous demande une conribution financière, pour ne pas vous faire escroquer). Il me semble par contre qu'en Belgique, cet usage est reglementé par une instance officielle.

Q : Pouvez-vous redessiner un blason à l'identique ?
R : Les dessinateurs ont chacun une bibliothèque de meubles qu'ils peuvent séchanger, leur permettant ainsi de redessiner des armes parfois compliquées, ou avec des meubles rares. Cependant, il ne leur est pas toujours possible de dessiner des armes avec des meubles très spécifiques, ou de reproduire à l'identique une illustration que vous pouvez avoir. N'oublions pas que la particularité du dessin héraldique est d'être d'abord simple et stylisé.

Envoyer une image sur le site


1. Se créer un compte FranceGenWeb-Héraldique
Si vous n'avez pas déjà un compte, allez sur la page des blasons, et cliquez sur Inscription. Sur la page suivantes, lisez les conditions, et cliquez sur "J'accepte". Remplissez le formulaire.

2. Se connecter
Une fois l'inscription terminée, vous pouvez vous connecter, à partir de la même page que la précédente.

3. Choisir la rubrique et envoyer le dessin.
Il est important de choisir la bonne rubrique. Allez par exemple dans la rubrique Entraide. Là, puisque vous êtes connecté, vous verrez apparaître un bouton "Upload", qui signife "Envoyer un fichier". Cliquez dessus, et remplissez le formulaire.



4. Remplissez le formulaire (seuls les champs encadrés en rouge sont nécessaires).


Les photos ne sont pas mises en ligne immédiatement, nous les validons au préalable pour éviter les images ou questions fantaisistes.

Questions sur l'art héraldique


Q : Greslier : pourquoi avoir fait une floche "élégante" sur le greslier, existait-elle vraiment ?
R : Le greslier, qui est le nom héraldique de l'oliphant des chevaliers du Moyen-Âge, est "lié", c'est-à-dire que des cordelettes ou rubans y sont attachées, pour permettre au chevalier de le porter en conservant une liberté de mouvement. Cette trompe ayant aussi une fonction de parement, on peut penser que les chevaliers ne se contentaient pas toujours d'une simple cordelette. Violet-le-Duc dit dans son Encyclopédie Médiévale que c'est l'objet auquel le chevalier tenait le plus avec son épée. Roland, à Roncevaux, ne pouvant briser Durandal, brise son cor, son greslier (ainsi nommé car il produit un son grêle).
Peut-être d'ailleurs la présence de ce greslier dans les armes de la famille Roland est-t-elle une allusion, un clin d'oeil à la chanson de Roland ?

Q : Aigle éployée/bicéphale : La description de mon blason parle d'une aigle éployée, or vous n'avez dessiné qu'une tête. N'en faut-il pas deux ?
R : En héraldique médiévale, et jusqu'au XVIII, le terme éployée a toujours désigné l'aigle aux ailes déployées. Ce n'est qu'au XVIIIe que certains héraldistes - certains seulement (du Palliot et le père Menestrier) - l'ont utilisé pour désigner une aigle bicéphale, ce qui est historiquement et étymologiquement une grosse erreur. En réalité, ils écrivaient tout d'abord "à la tête éployée", mais le mot tête a rapidement disparu des descriptions. Malheureusement, cette erreur a engendré une confusion qui perdure encore aujourd'hui. La confusion a été telle que certaines familles ont changé leur ancienne aigle monocéphale au vol déployé (qui est la position normale) pour une aigle bicéphale, et qu'on trouve des familles qui utilisent tantôt l'aigle à une tête, tantôt à deux. Pour ne plus faire perdurer cette erreur, les héraldistes d'aujourd'hui (cf. M. Pastoureau, Traité d'héraldique, p. 149) utilisent le terme "bicéphale" pour désigner l'aigle à deux têtes.

Histoire et évolution de l'héraldique


Q : Après avoir consulté votre site, je ne suis pas certain que les armes des de Beauffou soient celles dessinées sur le site, puisque celles que j'ai relevé sur le site de Briantimms quant aux barons Richard et Guillaume de Beauffou sont différentes.
R : En héraldique, les armes d'une familles peuvent parfois évoluer dans le temps, ou selon les membres de cette famille. Ici, pour les Beauffou, c'est d'autant plus vrai que la famille est ancienne, et qu'à l'époque de Guillaume Le Conquérant, les écus n'étaient pas encore personnels, et ne se transmettaient pas encore systématiquement de père en fils.
Sur la tapisserie de Bayeux, postérieure à Hastings, un individu est représenté plusieurs fois avec des écus différents. Cela signifierait qu'en 1066, une même personne n'a pas d'armes d'armes figées, car si cela était le cas, la brodeuse n'aurait certainement pas pris la liberté de lui attribuer plusieurs écus. A l'époque de la conquête de l'Angleterre, les blasons étaient d'abord une décoration de l'écu. On pense que l'usage d'armoiries personnelles (ou plutôt de signes de reconnaissance personnels) est apparu 100 ans plus tard environ (M. Pastoureau, Traité d'Héraldique). La première représentation connue d'armoiries personnelles sur un blason date de 1146 (sceau de Raoul de Vermandois).

Quand les chevaliers eurent adopté cet usage, un fils changeait un ou plusieurs éléments des armes de son père ou de son frère afin de s'en distinguer, les blasons étant alors principalement utilisés dans les tournois pour se distinguer des autres chevaliers. Un exemple sur le site que vous citez : on trouve plusieurs membres de la famille de Mortimer (5 exactement). Les 5 blasons sont très semblables, mais chaque membre de cette famille l'a un peu modifié pour se différencier des autres.
Avec la fin de l'âge d'or des chevaliers et des tournois, vers le 13ème siècle, les blasons seront de moins en moins personnels et ne seront plus aussi souvent modifiés au sein d'une même famille. Pour les hommes de pied, c'était aussi beaucoup plus simple que leur seigneur, ses frères et ses fils usent des mêmes armes, signes de reconnaissances durant les combats. Et c'est aussi à cette époque que d'une part les écrits se font plus nombreux, et d'autre part les gravures plus fines, nous laissant plus d'indices sur l'usage de l'héraldique. Mais en 1066 (Hastings), c'est encore l'époque que les historiens appellent "proto-héraldique"...

Il peut aussi y avoir une difficulté d'interprétation : au Moyen-Âge, les descriptions des armes n'étaient pas aussi strictes et codées qu'à l'époque moderne. Sur les armes qui nous intéressent, le "billeté" d'un "lion de gueules billeté d'or" pouvait aussi bien désigner le lion (comme l'a dessiné Christophe Desportes) que l'écu lui-même (comme sur le site de Briantimms, où la decription correspond au dessin de Christophe et non au dessin de Briantimms).

Q : Je ne savais pas qu'autant de blasons ont été attribués d'office en 1696. Pour quelle raison des blasons ont-ils été attribués par les héraldistes du Roi ?
R : Je vais citer Michel Pastoureau ("Traité d'Héraldique"), à propos des raisons de cet Edit : "Son but prétendu était de «remédier aux nombreux abus commis contre le droit héraldique» surtout en matière de brisures, d'écus timbrés, de changements et d'usurpations d'armoiries. Son but véritable, on le sait, était d'ordre purement fiscal. C'était un moyen, parmi beaucoup d'autres, pour tenter de faire rentrer de l'argent dans les caisses de l'Etat vidées par les guerres de la Ligue d'Augsbourg" (il fallait à un particulier payer 23 livres et quelques pour faire enregistrer ses armes). Le roi l'affirme lui-même en août 1700 dans l'édit qui abroge certaines dispositions de celui de 1696 : "Entre les moyens auxquels les besoins de la guerre nous ont obligés d'avoir recours..."

L'éxécution financière de cet Edit fut adjugée à une société de financiers, au nom d'Adrien Vannier, qui s'engagèrent à verser quelques 5 800 000 livres dans les caisses de l'Etat. Pour rentrer dans ses frais, cette société devait tirer près de 7 millions de livres des "armoriés". Comme l'Edit prévoyait que les bourgeois et gens notables pouvait demander des armes, Adrien Vannier et ses rabatteurs ont compris "devaient demander" et ont outrepassé les dispositions de l'édit en imposant des armes à des gens n'en n'ayant jamais demandé (les obligeant à payer la taxe) ou un peu réticent à cet enregistrement.

Ces "attributeurs" d'armoiries n'ont pas sévit partout avec la même ardeur. A Forcalquier en Provence, ils ont attrbué des armes à tout le monde, jusqu'aux cordonniers ou mulettiers. A Marseille, ils ont fabriqué pour les bourgeois des blasons en série, se contentant de faire varier les émaux. En Bretagne, et ceci grâce au bons exemples de l'élite de cette province, ils furent beaucoup plus raisonnables (voir la préface de Bourde de la Rogerie à l'édition de 1930 de l'Armorial Général de Bretagne). La plupart des gentilshommes présentèrent sans réticence leurs armes à l'enregistrement, probablement à grâce à l'exemple des membres du Parlement.
La Chambre des comptes, les officiers et agents de la Marine suivirent, et gentilshommes et "personnes de condition honnête". Tout ceux-ci figurent dans les premiers registres de l'Armorial, 5270 furent déclarés volontairement, 3500 furent obtenus un peu plus difficilement, sur les 9771 noms et blasons. Comme cet Armorial de Bretagne fut (de façon très intelligente) publié en 1930 dans l'ordre des registres et donc des inscriptions, on sait quels sont les blasons fiables (le premier volume plus le début du second), quels sont ceux qui le sont moins (le reste). Lorsque l'édition suit l'ordre des registres, les connaisseurs reconnaissent ou devinent assez facilement les armes attribuées d'office (très souvent parlantes ou faisant partie d'une série). Malheureusement, pour beaucoup de provinces, les éditions ont été faites alphabétiquement, rendant l'identification des armes attribuées d'office quasi impossible.

En fait en plus de son intérêt héraldique pour les blasons volontairement déclarés, cet Armorial est d'abord un superbe catalogue "de tous les notables, de tous les gentilhommes et de tous les bourgeois cossus qui existaient enFrance à la fin du XVIIe siècle : on peut le comparer au Bottin-Modain" (Préface de l'Armorial de Bretagne). On trouve sur Gallica les armoriaux tirés de cet édit de 1696 pour certaines provinces.

Q : Quelle est la signification ou l'interprétation de ce blason ?
R : Les éléments du blason n'ont pas de symbolique précise et fixée. En fait, tout dépend de la famille, de son histoire, de l'époque à laquelle a été choisi le blason, et surtout des goûts de celui qui l'a adopté et la mode de l'époque. Certains éléments ont pu aussi pu être ajoutés ou modifiés ensuite.
Pour retrouver l'origine et une possible symbolique de blasons, il faut étudier l'histoire des familles. Mais la plupart du temps, on ne peut établir avec certitude ni la date ni le pourquoi de l'adoption de telle ou telle figure du blason. Notons que certains héraldistes modernes ont doté chaque meuble d'une signification, parfois ésothérique, mais qui ne correspond à aucune réalité historique ou héraldique.
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