Salazie, Monument aux morts de la Première Guerre mondiale, L'Âme de la France

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L'Âme de la France

Statue de la Victoire à Hell-Bourg, dans les Hauts de la Réunion (Photo Thierry Caro)
Statue de la Victoire à Hell-Bourg, dans les Hauts de la Réunion (Photo Thierry Caro)


Pays France
Département La Réunion
Commune Hell-Bourg, Salazie

Nom L'Âme de la France
Statue de la Victoire
Sculpteur Carlo Sarrabezolles
Relevé MémorialGenWeb Relevé n° 132263

L'Âme de la France, ou statue de la Victoire, est le nom donné à trois statues monumentales identiques réalisées dans trois matériaux différents, la première en plâtre en 1921, la deuxième en pierre en 1922 et la dernière en bronze en 1930, toutes les trois du sculpteur Carlo Sarrabezolles.

D'une hauteur de 3,20 mètres, elles représentent une guerrière aux seins nus levant les bras vers le ciel.

Réalisée à partir du premier modèle, la sculpture la plus récente, est situé dans le village d'Hell-Bourg à Salazie.

Installation du bronze, déboulonnage et dynamitage

La statue en bronze est installée devant la mairie de Salazie, ce qui n'est pas du goût du prêtre, le père Gabriel Bourasseau, dont l'église est située à proximité, qui trouve le monument « choquant ». S'en suit une longue bataille juridique entre le prêtre et la municipalité.

En 1941 le prêtre obtient de Vichy l'autorisation de déboulonner la statue, cette dernière refuse de tomber malgré les efforts du prêtre et de ses fidèles, ayant visiblement un gros différent avec les seins de la guerrière, ils ont recourt à la dynamite, la statue cède mais y laisse ses membres supérieurs. La statue et ses membres seront conservés dans un hangar jusqu'en 1946.

Déplacement et chute

Vers 1947 ou 1948 il est décidé de construire une mairie annexe au lieu dit appelé Hell-Bourg, on y remonte la statue sur un nouveau socle.

Peu de temps après, en 1948, elle est mise à terre une seconde fois, par un cyclone tropical, elle restera face contre terre pendant 20 ans.

Remise sur pied

À l'occasion de travaux de réaménagement du lieu vers 1968 elle est « découverte » par les ouvriers communaux sous la végétation.

Elle est remise en place et réhabilitée en tant que monument aux morts depuis 1974.

Par arrêté ministériel, l'Âme de la France en bronze et son socle sont inscrits au titre des monuments historiques le 22 octobre 1998[1]. Puis, le 5 mai 2004, l'ensemble du monument aux morts est classé, de nouveau par arrêté[2].

Relevé mémorial

Voir aussi

Notes et références

  1. « Notice no IA00040692 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. « Notice no PA97400037 », base Mérimée, ministère français de la Culture