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Sommaire

Bienvenue sur la FAQ issue du forum généalogique rec:fr.rec.genealogie, elle s'adresse à tous les généalogistes de langue française.

Spécial débutants :

Qu'est-ce qu'une FAQ ?

Pour les nouveaux, une FAQ (en anglais : "Frequently Asked Questions", en français "Foire Aux Questions) est un document de longueur variable, traitant des questions les plus fréquemment posées sur un thème donné. Chacun pourra proposer un ajout, ou une modification, au contenu de cette FAQ.

Sites d'aide aux débutants

Cercles généalogiques

En France, on désigne sous ce nom les associations généalogiques sans but lucratif, réunissant des généalogistes amateurs. Celles-ci sont généralement animées par des personnes compétentes, qui se feront un plaisir de vous aider dans vos recherches. Être membre d'un cercle c'est partager et échanger. C'est profiter, mais aussi apporter sa contribution (et pas seulement par une cotisation annuelle). La cotisation est de l'ordre de 15 à 40 euros (incluant l'abonnement à la revue). Il existe au moins un cercle par département.

Les cercles tiennent des permanences au cours desquelles il est possible de consulter de nombreux ouvrages et des magazines spécialisés. Bien souvent, le cercle dispose de lecteurs de microfilms, et, parfois, d'une collection de microfilms mormons. Les cercles peuvent prêter des microfilms à leurs adhérents, pour consultation à domicile.

Si on a des ancêtres dans plusieurs régions, doit on adhérer à autant de cercles ? Ce n'est pas indispensable car les cercles s'abonnent aux revues de généalogie et d'histoire locale des autres associations.

Associations et sociétés sur Internet

FranceGenWeb (FGW)
Association où tout est gratuitement en ligne. Regroupe un réseau de sites régionaux et de bases de données contenant une mine de renseignements concernant les ressources généalogiques locales (archives départementales, cercles, etc...), une entraide généalogique aux archives et communes, et les CousinsGenWeb qui permettent de visualiser qui peut etre votre cousin potentiel. FranceGenWeb est une réalisation communautaire faite par les généalogistes bénévoles qui mettent à profit les avantages du Net pour optimiser leur quête généalogique.
Fil d'Ariane (FDA) 
Association d'entraide généalogique avec des bénévoles qui se déplacent aux Archives départementales, Communales ou spécialisées pour rechercher vos actes en France comme à l'étranger.
Geneanet (GNET) 
Index de la plupart des données généalogiques disponibles sur Internet. Avec Geneanet, vous saurez si un individu, ou une association, ont déjà travaillé sur le patronyme sur lequel vous effectuez des recherches, dans la même région ou dans une autre région. Il vous restera ensuite à contacter la personne ou l'association, dont les coordonnées sont rendues disponibles. Geneanet ne vous donnera que le patronyme, le prénom, la localité, la fourchette de dates correspondantes, et les coordonnées.
Geneabank (GBK)
gère les échanges de données entre cercles généalogiques au bénéfice de leurs membres. L'idée est que les associations ont besoin de revenus pour fonctionner et si les dépouillements sont libres, ils vont être pillés. La solution est d'apporter des nouveaux revenus sous la forme de nouveaux adhérents qui paieront leur cotisation, cela protège les dépouillements proposés et permet de ne pas utiliser d'argent afin que tout reste dans les caisses des associations. Ceci grâce à un Système d'Échange Local (SEL).
L'Église de Jésus Christ des Saints des Derniers Jours (les Mormons)
Il est impossible de ne pas parler du travail accompli par cette Église, en matière de généalogie. Le mobile principal est d'ordre religieux, bien sûr, puisque les Mormons croient dans le baptême des morts. Mais les données sont mises à la disposition de tous, à des tarifs faibles. Les Mormons ont entrepris le microfilmage systématique de tous les registres paroissiaux connus. Selon les accords passés avec les Archives départementales, ainsi qu'avec les autorités épiscopales et municipales, des copies de chaque microfilm réalisé, sont cédés à bas prix aux instances concernées. Il existe des salles spécialement réservées pour les généalogistes, avec des lecteurs de microfilms à disposition.

Qu'est ce qu'une "liste éclair" ?

Logiciels et internet

Droits et devoirs

Des internautes ...
l'Internet et l'Usenet ainsi que les autres composants du réseau (FTP, IRC etc.) sont soumis à des lois nationales et internationales. Les législations telles que: le code Pénal, Civil, droit d'auteur, confidentialité de données personnelles etc... s'appliquent. Cependant la majorité des utilisateurs n'étant pas familiers avec ces législations, une distorsion se crée entre l'image que les intervenants se donnent du net, et la réalité. Ceci résulte en l'impression que les forums et l'Internet ne sont régis par aucune loi. Le droit d'auteur existe sur la toile.
France 
Code de la propriété intellectuelle (Art. L. 122-4, 122-5) "Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite." http://www.celog.fr/cpi/lv1_tt2.htm#122-4 Pour ce qui est des citations l' Art. L. 122-5-3 est bien spécifique. Lorsque l'oeuvre a été divulguée, l'auteur ne peut interdire  : 1° Les représentations privées et gratuites effectuées exclusivement dans un cercle de famille ; 2° Les copies ou reproductions strictement réservées à l'usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective, à l'exception des copies des oeuvres d'art destinées à être utilisées pour des finsidentiques à celles pour lesquelles l'oeuvre originale a été créée et des copies d'un logiciel autres que la copie de sauvegarde [11] établie dans les conditions prévues au II de l'article L.122-6-1 ainsi que descopies ou reproductions d'une base de données électronique. 3° Sous réserve que soient indiqués clairement le nom de l'auteur et la source : les analyses et courtes citations justifiées par le caractère critique, polémique, pédagogique, scientifique ou d'information de l'oeuvre à laquelle elles sont incorporées. La jurisprudence définit un site (web) ou un forum comme un lieu "publique", l' Art. L. 122-5-3 ne s'applique pas.
Nos droits 
Assemblee Nationale, 26 avril 1999, page 2535 "... principe de gratuité est rappele au numéro 193 de l'instruction generale relative a l'état civil. " " Ainsi dès l'instant ou il dispose de suffisamment d'informations, notamment quant a la date exacte d'enregistrement de l'evenement de l'etat civil, pour trouver dans ses registres l'acte dont on lui demande une copie ou extrait, l'officier de l'état civil doit satisfaire à cette requete sans pouvoir exiger une quelconque participation financiere en contrepartie des recherches qu'il a du accomplir." L'Union européenne possède maintenant une législation "relative à la protection des personnes physiques à l'égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données", c'est la Directive 95/46/CE. Les généalogistes, s'ils ne sont pas prioritairement visés par cette législation, - qui donne un cadre légal aux publicitaires de tout poil pour manipuler allègrement vos données - tombent cependant sous le coup de cette loi. La Directive a déjà été transposée dans plusieurs pays de la communauté (Belgique, Autriche, Italie...) et s'applique donc aux généalogistes.
netiquette

Cartographie, Héraldique :

Annuaires et codes

Les Blasons

Ouvrages de référence

Cartes géographiques

  • IGN cartes détaillées de France
  • Mapquest
  • Heavens-Above Voici l'adresse d'un site qui permet de récupérer les coordonnées géographiques (Latitude Longitude) de nombreuses villes et communes dans le monde entier (+/- 2 millions de villes). Utile pour retrouver la commune sur une carte ou pour calculer les distances des flux migratoires.
  • Locom-France Pour localiser rapidement une commune en France métropolitaine pour les généalogistes. Le principe n'est pas de mentionner les infrastructures routières, ni la topographie ou l'hydrographie mais de montrer la position géographique d'une commune dans son département. Ce qui permet entre autre de juger de la proximité ou de l'éloignement d'une commune par rapport à une autre. En consultant les sites CousinsGenWeb, je constate assez souvent qu'un autre généalogiste recherche un patronyme m'intéressant également mais situé dans une commune que je ne sais pas positionner dans le département. D'où l'idée de concevoir Locom-France...]
  • Cédérom de cartes du XVIe siècle du CDIP
  • The Perry-Castañeda Library Map Collection des cartes anciennes et nouvelles
  • a World of Antique Maps des cartes anciennes par époques et par pays
  • Cartes de Cassini
  • Découpage et cotes, des cartes pour la france
  • Cartes de CASSINI

Les Archives - mode d'emploi :

Archives communales

Archives départementales

Cadastres

Notaire

Pour trouver le notaire qui possède, aujourd'hui, les archives d'une ancienne étude (et donc ses archives si elles n'ont pas été déposées aux AD : voir la chambre Notariale du département concernée en général à la préfecture du département. Ils donnent le nom du successeur actuel du notaire à la condition que donner la date recherchée. Prendre contact ensuite avec le successeur pour en savoir plus.

Canada

Bibliothèque nationale du Québec (BNQ)
http://www.bnquebec.ca/ La BNQ comprend surtout la Grande Bibliothèque du Québec (GBQ) ouverte vers avril 2005. Elle contient principalement une copie des imprimés (dépôt légal), dont les journaux anciens. Son site web contient plusieurs copies de livres anciens en PDF et le célèbre dictionnaire Tanguay des origines à 1760.
Bibliothèque et Archives Canada (BAC)
http://www.collectionscanada.ca/index-f.html (anciennement APC - Archives publiques du Canada puis ANC - Archives nationales du Canada) Fusion en 2003 des ANC et de la BNC Centre unique situé à Ottawa (les ANC et la BNC occupent deux étages différents). Prêt inter-bibliothèque permis, en particulier pour les recensements et les listes d'électeurs. Les BAC couvrent surtout les documents fédéraux, surtout les recensements et les dossiers militaires.
Centre canadien de généalogie (dépend de BAC)
http://www.genealogie.gc.ca/index_f.html
Généalogie des Français d'Amérique du Nord

http://www.francogene.com/index.php Bases de données des Français d'Amérique du Nord des débuts à 1721 et ancêtres étrangers. ;Fédération québécoise des sociétés de généalogie: http://genealogiequebec.info/frames.html Base de données sur les premiers arrivants

Modèles de lettres

Centre Historique des Archives Nationales (CHAN)

36 sources pour des recherches

Un tableau pour vous rappeler les principales sources à votre disposition dans vos recherches généalogiques selon les siècles. A noter que les périodes avec trois étoiles *** vous donnent les siècles de début et de fin. Les sources peuvent donc ne représenter qu'un partie infime ou importante de ces siècles servant de bornes. Source : selon ancien site de Thierry Straub (Sélection juillet 2006). Lien actuellement mort.

TYPE DE DOCUMENT 11e 12e 13e 14e 15e 16e 17e 18e 19e 20e
01. Listes de recensement . . . . . . . . . . . . . . . . *** ***
02. Listes électorales . . . . . . . . . . . . . . . . *** ***
03. Passeports pour l'intérieur . . . . . . . . . . . . . . . . *** . .
04. Registres du recrutement et notices individuelles . . . . . . . . . . . . . . *** *** ***
05. Etat-civil . . . . . . . . . . . . . . *** *** ***
06. Listes d'émigrés, souches de passeports pour l'étranger, etc. . . . . . . . . . . . . . . *** *** ***
07. Listes de malades dans les hôpitaux . . . . . . . . . . . . . . *** *** ***
08. Documents concernant les israélites . . . . . . . . . . . . . . *** *** ***
09. Listes de passagers . . . . . . . . . . . . *** *** *** ***
10. Lettres de naturalisation et changements de nom . . . . . . . . . . . . *** *** *** ***
11. Contrats d'apprentissage ou de travail . . . . . . . . . . . . *** *** . . . .
12. Dossiers militaires (armée de terre) . . . . . . . . . . . . *** *** *** ***
13. Dossiers militaires (marine) . . . . . . . . . . . . *** *** *** ***
14. Registres des pensions . . . . . . . . . . . . *** *** *** ***
15. Documents concernant les protestants . . . . . . . . . . *** *** *** *** . .
16. Registres paroissiaux catholiques . . . . . . . . . . *** *** *** *** ***
17. Registres paroissiaux protestants . . . . . . . . . . *** *** *** *** ***
18. Dossiers personnels des fonctionnaires . . . . . . . . . . *** *** *** *** ***
19. Registres d'écrou (police et prisons) . . . . . . . . . . *** *** *** *** ***
20. Dossiers concernant les orphelins . . . . . . . . . . *** *** *** *** ***
21. Archives judiciaires . . . . . . . . *** *** *** *** *** ***
22. Inventaires après décès . . . . . . *** *** *** *** *** *** . .
23. Donations entre vifs . . . . . . *** *** *** *** *** *** ***
24. Actes concernant les biens meubles et immeubles . . . . . . *** *** *** *** *** *** ***
25. Partages de successions . . . . . . *** *** *** *** *** *** ***
26. Testaments et legs . . . . . . *** *** *** *** *** *** ***
27. Contrats de mariage . . . . . . *** *** *** *** *** *** ***
28. Papiers concernant l'instruction . . . . . . *** *** *** *** *** *** ***
29. Documents concernant les taxes féodales . . . . . . *** *** *** *** *** - -
30. Documents des monastères, couvents, abbayes, évêchés, etc. . . . . *** *** *** *** *** *** *** ***
31. Obituaires . . *** *** *** *** *** *** *** *** ***
32. Inscriptions mortuaires, épigraphies . . *** *** *** *** *** *** *** *** ***
33. Documents municipaux anciens . . *** *** *** *** *** *** *** - -
34. Registres de foi et hommage de l'époque féodale *** *** *** *** *** *** *** *** - -
35. Cartulaires *** *** *** *** *** *** *** *** - -
36. Collections généalogiques *** *** *** *** *** *** *** *** *** ***
TYPE DE DOCUMENT 11e 12e 13e 14e 15e 16e 17e 18e 19e 20e

Lire et comprendre un acte :

Lexique, langues et mesures

Prénoms et noms

Métiers

Abréviations généalogiques

Les ages de la majorité

France
  • de février 1556 à 1792 : 30 ans pour les garçons, 25 ans pour les filles mariage possible à partir de 12 ans pour les filles et de 14 ans pour les garçons (avec l'autorisation des parents). Des dispenses d'âge peuvent être accordées.
  • de 1792 à l'an XII : 21 ans pour les deux
  • de 1804 à 1907 : 25 ans pour les h, 21 ans pour les f
  • de 1907 à 1974 : 21 ans pour les deux depuis le 5 juillet 1974 : 18 ans pour les deux.

Age minimum au mariage, exigé par la Loi pour qu'un individu puisse contracter un mariage

  • Avant 1792 (Droit Canonique) : 12 ans pour les femmes. 14 ans pour les hommes.
  • Depuis Loi du 20 septembre 1792 : 13 ans pour les femmes. 15 ans pour les hommes.
  • Depuis Loi du 1er germinal an XII: 15 ans pour les femmes. 18 ans pour les hommes.

Age à partir duquel le consentement des parents n'est plus exigé

  • Ordonance de Blois en 1579 : 25 ans pour les femmes. 30 ans pour les hommes.
  • Depuis Loi du 20 septembre 1792 : 21 ans pour les deux.
  • Depuis Loi du 1er germinal an XII : 21 ans pour les femmes. 25 ans pour les hommes.
  • Depuis Loi du 21 juin 1907 : 21 ans pour les deux.
  • Depuis Loi du 5 juillet 1974 : 18 ans pour les deux.
Canada, Québec, Acadie, forts de l'Ouest, etc. 

L'âge de la majorité change quand la région passe au régime anglais de façon officielle.

  • Acadie - 1713 (partie principale de la Nouvelle-Écosse) - 1755-1759 (au fil de la conquête des territoires français)
  • Vallée du St-Laurent - 1763 (le sud des futurs Québec et Ontario)
  • Les autres territoires à l'est du Mississippi - 1763
  • Les territoires à l'ouest du Mississippi passent à l'Espagne en 1764 puis reviennent à la France en 1801 avant leur revente aux États-Unis en 1803 (âge de la majorité à déterminer).

Les Calendriers

Mariage

Les mentions marginales

Les mentions marginales n'apparaissent que pour les naissances ayant eu lieu vers 1880. Elles ont été mise en place comme suit :

  • 1886 divorce sur acte de Naissance
  • 1886 divorce sur acte de Mariage
  • 1897 légitimation, mariage sur acte de Naissance
  • à partir de 1910 environ : dans les actes catholiques, les actes de baptêmes catholiques contiennent une annotation indiquant le mariage
  • 1917 adoption sur acte de Naissance.
  • 1945 décès,décès hors du domicile sur acte de Naissance

Paléographie

Etude des anciennes écritures. Il y a autant de paléographies qu'il y a d'écritures. C'est l'art de déchiffrer les textes, mais aussi celui de les dater, de les localiser, d'en critiquer l'authenticité.

Cours de paléographie - Archive du cours d'Arisitum http://eric-camille.voirin.pagesperso-orange.fr/paleo/ Autres copies du site d'Arisitum http://www.lodace.net/histoire/objetari.htm [autorisé] http://icp.ge.ch/po/cliotexte/sites/Arisitum/adihaf/cf1796.html [ne semble pas autorisé] http://miroir.mrugala.net/Arisitum/adihaf/index.htm [ne semble pas autorisé]

"Jean-Claude Toureille avait créé un site historique passionnant et une association "ADIHAF" (association pour la diffusion de l'information historique et archéologique en France). Ses espoirs étant déçus, il a fermé son site en mai 1998. Le site Internet Medieval Sourcebook de Paul Halsall l'a repris en Angleterre (Arisitum complet avec des textes en latin, en langue d'oc et d'oïl). Fabrice Mrugala avait aussi copié Arisitum (version complète) sur son site (fermé à fin 1998 et réouvert en octobre 2001). Ces multiples copies rendent hommage à la qualité universitaire des textes offerts par Arisitum. Notez que dans la majorité des cas, ces textes sont trop difficiles pour être utilisés directement au niveau de l'enseignement secondaire. Néanmoins ils fournissent ample moisson (2,4 M) aux maîtres qui voudront les utiliser dans leurs cours et les mettre en forme pour leurs élèves. Patrice Delpin, décembre 1998 et octobre 2001"

Dépouillements systématiques ou relevés

La valeur des choses, argent

Différentes monnaies françaises

Ecu, Louis, Livre tournois :1266 St-Louis( un denier à l'écu = 4,13 gr d'or fin ; une livre Tournois = 8,271 gr d'or fin )

  • 1385 Charles V ( crée un écu Couronné = 22 sous et 6 deniers = 4,08 gr d'or fin)
  • 1419 Charles VI( crée l'écu Heaumé =5,59 gr d'or fin = 30 sous)
  • 1473 Louis XI revient à l'écu ( 3,68 gr d'or fin = 28 sous 4 deniers)
  • 1577 l'écu ( 3,2 gr d'or fin = 60 sous)
  • 1602 HenriIV rétablit le système Livre-sous et deniers Tournois ( l'écu 3,2 gr d'or fin = 65 sous)
  • 1615 Louis XIII porte l'écu à 75 sous
  • 1641 Réforme monétaire le Louis remplace l'écu et l'écu d'argent (dit Louis d'argent = 25 gr d'argent pur = 60 sous = 6,25 gr d'or fin)
  • 1709 Louis XIV revient à la livre Tournois ( 1 livre tournois = 0,38 gr d'or fin)
  • 1720 Louis XV ( 1 livre tournois = 0,31 gr d'or fin)
  • 1785 Louis XVI ( 1 livre tournois = 0,29 gr d'or fin; 1 Livre = 4,45 gr d'argent pur)
  • Livre, Franc : 18 germinal An III ( 7/4/1795 ) le Franc remplace la Livre ( 1 franc = 1 Livre 3 Deniers = 4,5 gr d'argent pur)
  • 1803 (17 germinal an XI) Double étalon ( 1 franc = 4,5 gr d'argent pur = 290,3225 mg d'or fin ) ( 1 dollar = 5,182 franc; 1 livre anglaise = 25,221 franc )

Conversion en francs courants

Un franc 1803 vaut~ = 15,72 f 1999

  • 1830 vaut~ = 16,81 f 1999
  • 1850 vaut~ = 18,75 f 1999
  • 1860 vaut~ = 15,23 f 1999
  • 1900 vaut = 18,04 f 1999
  • 1910 vaut = 19,94 f 1999
  • 1914 vaut = 17,28 f 1999
  • 1915 vaut = 14,40 f 1999
  • 1920 vaut = 4,89 f 1999
  • 1930 vaut = 3,08 f 1999
  • 1940 vaut = 2,05 f 1999
  • 1950 vaut = 0,14 f 1999
  • 1959 vaut = 0,085 f 1999
  • 1960 vaut = 7,90 f 1999
  • 1970 vaut = 5,49 f 1999
  • 1980 vaut = 2,14 f 1999
  • 1990 vaut = 1,16 f 1999


L'estimation selon laquelle 20 francs 1999 valent un franc de 1910 est fausse

"En effet un franc de 1910 (forcément un franc-or) vaut environ 80 francs de 1999 (quatre-vingt francs). Preuve : le plus fidèle reflet de l'érosion monétaire est la valeur du timbre-poste ordinaire. Il suit de très près les cours de l'or sur le long terme, et aussi le coût de la construction neuve. Or sur un courrier de 1910, on peut voir qu'il a été affranchi par un timbre de 5 centimes de l'époque, soit 1/20 de franc. Le même timbre valait en 1959, à la création du nouveau franc, 15 francs, donc 300 fois plus en valeur nominale qu'en 1910. Mais depuis 1960 aux années 2000-2010, l'érosion monétaire a divisé par 25 en moyenne la valeur de la monnaie. Cela se vérifie sur une foule de denrées : le pain ordinaire, (multiplication par 20), la construction neuve (multiplication par 29), l'or (multiplication par 27), le SMIC (comparé au SMIG de 1959, il a été multiplié nominalement par 28) et bien d 'autres choses, la liste exhaustive est impossible. Donc le franc de 1910, nominalement, valait 300 fois 25=7500 francs anciens de 2000, donc 75 francs Pinay de 2000, ce qui vaut encore 11,43 euros. Pour en déduire le prix du timbre-poste des années 2000, il faut maintenant diviser ces 11,43 euros par 20, ce qui donne 0,57 euros. On constate que 0,57 euros est exactement le prix du timbre-poste actuel, CQFD. L'erreur vient d'une trop grande confiance dans les chiffres gouvernementaux, qui sont dramatiquement sous-estimés. La mauvaise estimation impliquerait que l'érosion monétaire depuis 1910 n'aurait été en moyenne longue que de 3 pour cent par an. Ce qui est d'une fausseté criante : s'il en avait été ainsi, il n'y aurait pas eu de crise monétaire en France depuis 1910 ! or le franc Poincaré de 1928 consacre la division par 6 de la valeur du franc de 1914, ce qui, pour la période 1910-1928, implique une érosion monétaire de plus de 10 pour cent l'an en moyenne. De 1928 à 1939, en onze ans, on a une nouvelle dépréciation du franc qui divise sa valeur-or par 4, ce qui correspond à 13,5 pour cent d'érosion monétaire par an sur la période 1928-1939. Entre 1939 et 1950, nouveau plongeon dramatique du franc : un ouvrier au plus bas niveau de l'usine de Pamiers (Ariège) gagnait en 1950, je m'en souviens personnellement, 8000 anciens francs par mois. Or, un comptable compétent gagnait en 1938 un salaire considéré comme confortable de 800 francs par mois. Donc il y a eu entre 1939 et 1950 une division au minimum par 10 de la valeur-or du franc, ce qui correspond pour la période à une érosion monétaire moyenne de 23 pour cent l'an. De 1950 à 1960 (je l'ai vécu, le SMIG a été multiplié nominalement par 3,5, ce qui correspond à une érosion monétaire moyenne de 13,3 pour cent l'an. De 1973 à 1982, l'érosion monétaire moyenne a dépassé 10 pour cent l'an (15 pour cent rien qu'en 1975). La division de la valeur intrinsèque du franc par 8000 entre 1910 et aujourd'hui correspond à une érosion monétaire moyenne de 9,5 pour cent l'an. Ce qui est sûrement au-dessous de la réalité, mais bon, on peut adopter ce chiffre. Les deux seules périodes de relative stabilité monétaire (c'est-à-dire d'érosion monétaire entre 2,5 et 4 pour cent l'an) sont la courte période 1961-1968 et la période 1983-2010, surtout à partir de la politique du franc fort menée sous Bérégovoy. Ces périodes expliquent que malgré les chiffres ci-dessus, largement supérieurs à 10 pour cent l'an de 1914 à 1960, on arrive jusqu'à aujourd'hui à une érosion monétaire moyenne de l'ordre de 9,5 pour cent l'an seulement. " Jean-Marie ARNAUDIES (jmarnaudies [at] aol.com) Mathématicien retraité, ancien élève de l'ENS Ulm, agrégé et docteur en Mathématiques, professeur de Math Spéc. M' jusqu'en 1990, puis à l'université de Paris VI-Jussieu jusqu'en 2001


Quelques éléments sur la valeur des choses avant la révolution

Testament du Marquis Louis de Fontanges du Chambon 14 avril 1785

Marie-Angélique de Fontanges conduite à la Cour de Versailles en 1676 devint la favorite de Louis XIV. Comblée de faveurs et présents, le Roi la fit Duchesse avec une pension de cent mille livres ( ~ 2,5 millions de francs 1999) annuelles. Elle mourut à la cour en 1681, elle n'avait pas vingt ans, en laissant une fortune conséquente à sa famille, le Marquis Louis de Fontanges était un de ses descendants. Il fut déchut de ses droits lors de l'abolition des privilèges, le Chambon son château fut brulé en 1793. Il mourut peu après.

Voici les principaux points de son testament:

  • donne à son épouse Baronne de Layac 150 livres ( 2830 f 1999) pour qu'elle puisse faire dire chaque jour durant l'an de son décès des messes pour le repos de son âme, par tel prêtre qu'il lui plaira.
  • donne à chacun de ses enfants légitimes: Jean Antoine son fils cadet, Juillette sa fille aînée, Louise Hélène sa fille cadette. La somme de vingt mille Livres ( 377000 f 1999).
  • donne à son épouse au cas ou elle serait enceinte à son décès de un ou deux enfants la somme de vingt mille Livres par enfant payable au posthume.- donne à son épouse sa vie durant la légitime jouissance du revenu de sa terre et de sa baronnie de Fluviat d'une valeur de onze cent livres par année( 20735 f 1999).
  • donne et lègue à Jeanne Bourzeix sa filleule et servante au présent château sa nourriture et son entretien sa vie durant tant en maladie qu'en santé et pendant le temps qu'elle sera en état de travailler et qu'elle restera vivante que des salaires lui soient payés (les miettes).

Note de l'auteur : la livre de l'époque est égale à 18,85 f 1999. Les honoraires perçus par le notaire ( Jean-Baptiste Monanges) sont de 224 livres + la même somme pour l'enregistrement

Testament de Jean-Baptiste Monanges notaire sus nommé 1783 : donne à son épouse Marie Dellestable 150 livres pour faire donner des messes pour le repos de son âme et donne à sa nièce ( il n'a pas d'héritier) la somme de 10 000 livres ( 188500 f 1999) à son décès ainsi que les revenus de son étude.

Testament de Leger Monange journalier à Chirac 1786 : donne au curé de Chirac 10 livres pour dire des messes et donne à sa fille légitime et unique Catherine 700 livres (13000 f 1999)

Quelques éléments du niveau de vie de l'époque :

le prix payé pour un fermage comprenant maison, grange, étable, jardin, prés, terres et patureaux était de 100 livres par an ainsi que 6 livres de beurre et autant de fromage et six chapons. ( soit 2800 f 1999)

  • prix de vente d'un ensemble de terres à sarrazin, prés et le communal 150 livres
  • le prix d'une brebis et son agneau 5 livres, une vache et son veau 40 livres ( soit 760 f 1999), une génisse et un taureau 45 livres
  • un lit complètement équipé avec son chevet 10 livres
  • un vaisselier et son buffet avec tiroirs et serrure 15 livres (soit 280 f 1999)

Les éléments précédents ont étés relevés sur les actes notariés de l'époque, les éléments monétaires sont issus des données communiquées par le service communication de la Banque de France.

Texte de Jean Monange - Février 2001

  • A Aurillac (Cantal) le setier de seigle valait 54 litres
  • A Marcolès (Cantal) il valait 1/20e de moins (15 octobre 1789)
  • Marcolès (Cantal) : Ordonnance de police du 26 mai 1790: Obligation d'utiliser balances ou romaines et comme mesures des pintes, demi-pintes ou quart de pintes vérifiées étalonnées et marquées aux armes de la ville de Marcolès.

Sites spécialisés :

Cercles Généalogiques par métier

Possède les archives des douaniers et les renseignements sur leur carrière
http://www.musee-douanes.fr/
Les dossiers personnels des douaniers sont conservés par la dernière Direction Régionale d'activité de l'agent, celle où il a été mis à la retraite, même s'il n'y a travaillé que deux mois . En conséquence, ces dossiers sont "normalement" reversés aux archives départementales du département siège de la Direction (les services du personnel, chargé du reversement, ne le font que quand ils ont du temps disponible, c'est à dire pratiquement jamais ;-)) Quant au Musée des Douanes, ce n'est pas un service d'archives, et il n'est donc en aucun cas habilité pour recevoir des dossiers personnels. A titre d'exemple, les dossiers de plus de 100 ans de la direction inter-régionale des Douanes de Méditerranée ont été reversés il y a quelques années aux archives départementales des Bouches du Rhône par le service responsable.
  • Députés - Liste des membres de l 'Assemblée de 1789  :

Bibliothèque Nationale http://www.bnf.fr/ format fichier *.pdf (acrobat reader) ou *.tiff (corel Draw) - serveur Gallica.

A la rubrique histoire, début du tome VIII : liste par sénéchaussées des députés des états généraux. Au début du tome XXIII la même liste dite rectifiée. Au début du tome LII la liste des conventionnels. Le tome LVII couvre presque tout le mois de janvier 1793 et on y trouve tout le procès de Louis XVI, l'accusation, la comparution, les listes nominales des votes des députés...

Et dans les premiers tomes, les cahiers de doléances, récurrents sur les voeux formulés, empreints de la plus grande déférence envers le roi, édifiants sur les difficultés de l'époque, et parfois pétris d'humour.

Recensements

Bateaux et émigrations

Spéciaux listes de condamnés révolutionnaires

Condamnés par les tribunaux révolutionnaires Nantais (1793-1794)
Si vous avez perdu la trace d'un ancêtre, ce fichier peut vous aider.
Il comporte 5060 jugements tirés d'un livre édité en 1896  : "La Justice Révolutionnaire à Nantes et en Loire Inférieure" de Alfred Laillé (réédité en 1991). Avec l' autorisation de Pierre Rabjeau éditeur. Les Editions du Choletais 36, rue du Paradis BP 614 49036 CHOLET
Des informations complémentaires sont disponibles dans ce livre.

Militaires

(après 1960 - délai de communication 120 ans)
Caserne Bernadottes 64023 PAU Cedex 05.59.98.21.92
Commandement - Division des Ressources Humaines - Bureau des Anciens BP 38 - 13998 MARSEILLE ARMÉES
  • Les Médaillés de Ste Hélène
Médaille créée en 1857. Voulue par Napoléon III, elle récompense les 390 000 soldats encore vivants en 1857, qui ont combattu aux côtés de Napoléon 1er pendant les guerres de l'Empire de 1792 à 1815  : http://www.stehelene.org/
  • Membres de la Légion d'Honneur :
129, rue de Grenelle 75005 PARIS 01.47.05.78.31 Fax : 01.47.05.19.69 - Revue : La Cohorte.
Faites une recherche sur la base léonore : http://www.culture.gouv.fr/documentation/leonore/pres.htm
  • Médaille Militaire
Services administratifs : Palais de la Grande Chancellerie 1, rue de Solférino. 75007 PARIS
Société d'Entraide des Médaillés Militaires : 36, rue de la Bienfaisance 75008 PARIS (Société mutualiste créée en 1904. Revue : "Le Médaillé Militaire".)

Organisation administrative des villages et communes

Maire avant la Révolution

Avant la révolution il y avait un syndic désigné par l'assemblée des habitants de la paroisse. Cette charge était souvent peu prisé car non rémunéré et le syndic n'avait aucun pouvoir judiciaire ni exécutif.

"Le syndic, dans les communautés rurales, n'est pas un magistrat comme le maire  ; c'est un simple agent qui n'a d'autre autorité que celle qu'il tire du mandat qui lui est confié ; il n'a aucun prestige aucune prérogative ; son pouvoir qui dépend de la volonté des habitants peut être limité ou révoqué par eux.
A peine est-il reconnu par le seigneur ; l'administration ne lui donne un caractère légal que tardivement. Le syndic n'avait pas comme les maires actuels, d'attributions de police ; son autorité était précaire, parce que les moyens d'exécution lui manquaient. La liberté communale exercée par les assemblées était à la fois pratique et inoffensive, parce que les pouvoirs politiques, judiciaires et municipaux n'étaient point réunis dans les même mains ; mais ce système avait pour désavantage de faire des fonctions municipales une charge sans compensation pour ceux qui les remplissaient, d'ou parfois des difficultés à trouver des volontaires à ce poste.
L'édit de 1717, supprimant les syndics perpétuels voulus par Louis XIV, rétablit en droit les coutumes anciennes qui en fait avaient été conservées dans la majorité des communautés. Les syndics furent élus comme ils l'avaient été de temps immémorial par les habitants réunis en assemblée communale. Les avantages accordés aux syndics étant de peu d'importance et parfois même ces fonctions étant plus onéreuses que profitables on comprend la difficulté de recruter parmi les habitants les plus aisés et les plus instruits. Ils sont parfois les instruments d'habitants plus influents qui administrent sous leur nom."

Communauté villageoise

RURALES (COMMUNAUTÉS) - Extrait (1789) La communauté villageoise tend, en effet, à se confondre avec la communauté paroissiale; c'est d'ailleurs dans l'église, ou sous son porche, que se font les «assemblées d'habitants» annoncées en chaire par le curé et appelées au son de la cloche; le compte rendu, s'il y a lieu, est rédigé par le greffier ou notaire seigneurial, espion du seigneur dans ces réunions dont la tenue n'est pas toujours compatible avec la dignité du lieu. Les séances sont présidées par un ou plusieurs syndics (ou procureurs), représentants légaux de la communauté, qui tiennent souvent aussi les charges de marguilliers ou fabriciens (c'est-à-dire gérants de la communauté proprement paroissiale). Ces hommes sont généralement parmi les plus aisés du village et conservent leurs fonctions au sein de leur famille. D'ailleurs, pour avoir valeur, il suffit que l'assemblée réunisse «la partie la plus saine de la population», c'est-à-dire les chefs de famille les plus riches et les plus socialement stables. Cette restriction dans la composition des assemblées se sent à la lecture des cahiers de doléances de 1789, rédigés dans le cadre des communautés villageoises, et qui ne reflètent que rarement les plaintes des plus défavorisés. Lorsque ces villages devinrent communes, ce furent tout naturellement les mêmes familles de syndics qui exercèrent les nouvelles fonctions municipales.


Un syndic ou sindic municipal

serait plutôt une personne qu'une organisation.

Le syndic était le chef d'un "syndicat municipal" , association de personnes en vue de défendre des intérêts au niveau d'une communauté rurale (l'équivalent d'une commune actuelle). Un syndic n'était pas habituellement la même chose qu'un consul (équivalent de maire ou conseiller municipal) car parfois dans certaines communautés rurales avant 1790 c'est le seigneur qui contrôlait la gestion de la communauté rurale via la designation des consuls (en particulier le premier consul, l'équivalent du maire). En cas de desaccord entre les habitants et le seigneur, pour defendre leurs intérêts face au seigneur, tous les habitants ou une partie d'entre eux se constituaient en "syndicat" pour agir ensemble. Le syndic dirigeait alors ce syndicat. Il pouvait s'opposer au "consul" qui lui était désigné sous le contrôle du seigneur. Analyses d'actes lus sur la communauté rurale de Jouqueviel en Albigeois non transposable sur d'autres régions de France.

Exemple : Acte notarié du notaire Boyssou du 11.3.1789 (AD du Cantal) Beaucoup de professions se résument à "notable". Réunion d'une asssemblée pour cahier de doléances. 11.3.1789, assemblée générale de la ville et paroisse de Marcolès. En l'assemblée convoquée au son de la cloche, sont comparus devant nous Pierre Destaing avocat au parlement exerçant au baillage et siège présidial d'Aurillac, juge de la ville et paroisse de Marcolès: Sr Astorg Boyssou notaire royal, Sr Pierre Maubi, pr d'office, Pierre Devez sindic municipal, Jean Olivier chirurgien ...... viennent les laboureurs avec de temps en temps un notable sans précision de profession. Il est dit que Pierre Devez est nommé à nouveau sindic.

Désignation des Consuls des paroisses

Acte notarié décrivant le curieux processus de nomination annuelle des consuls d'une paroisse. De plus, il cite un bon nombre d' habitants de Boisset en 1674, parmi lesquels certains reconnaîtront des patronymes qui leur sont familiers. Jacques ROBERT (7 décembre 2001)

07/10/1674 (chez Lafont 3 E 184/10) A la grand messe célébrée ce jour Pierre Monboisses et Pierre Puechguirbal consuls l'année présente de la paroisse de Boisset lesquels faisant tant pour eux que pour le défunt Géraud Lacarrière vivant leur consort lesquels ayant la présence de Me Guibert Ribayrol notaire Raymond Cavarroc Bérenguier Rouzet Jean Cancasty Jean Lafon Géraud Teil Rigal Boissadel Guillaume Lacaze Guillaume Fages Guillaume Lafont Ramond Calmette Jean Puechbroussoux Jean Lacalmontie Henri Fau Jean Labessière François Vaurs Jean Ribayrol Pierre Gouvegrier Ramond Luc Antoine Labessiere Archambaud Rouquet Méral Marty Jean Ginalhac Jean Lavigne Pierre Labrunhe Antoine Lacoste Jean Four tous habitants de la dite paroisse de Boisset faisant la plus grande ---- d'icelle auxquels ils ont représenté que Antoine FAU ordonne et Monseigneur l'intendant de cette province de procéder à la nomination de nouveaux consuls de la dite paroisse pour servir l'année prochaine 1675 à cette cause ils somment le dit corps commun de leur donner un avis sur la dite nomination lesquels susdits habitants concordiallement ont dit que c'est auxdits consuls de faire la dite nomination tant que besoin serait. (On reprend son souffle!) Ils donnent pouvoir de ce faire à la charge néanmoins d'en nommer de bons et solvables de laquelle nomination ils demeurent responsables lesquels consuls en conséquence du consentement à eux donné par le dit corps commun ont procédé à la dite nomination scavoir qu'ils ont nommé pour servir du cartier de ------- Jean Serieys du village de Conquans et le dit Monboisses en particulier pour son cartier del Puech Jean Boyssadel du village de Cayla et le dit Pierre Puechguirbal pour son cartier de Lavernhe Jean Mazières pour le village de Mazières et le dit Monboisses a dit ne vouloir adhérer ni approuver la dite nomination ainsi nomme de sa part Jean Espinadel fils à Jean du village de Mazières lesquelles les dits ont assuré et soutenu être bonnes et valables et susnommés solvables et répondre de la dite charge en tant que besoin serait somment le dit corps commun d'assister les dites nominations ou de faire autres si bon lui semble lesquels susdits habitants ont dit concordiallement qu'ils approuvent la nomination faite par lesdits Monboisses et Puechguirbal des personnes Jean Serieys Jean Espinadel Jean Boyssadel qu'ils attestent bonnes et solvables. Sont ensuite énumérés des témoins de paroisses voisines.


La désignation des Consuls à la fin du XVIIe siècle

Le rôle des consuls dans les paroisses aux XVIIe et XVIIe siècle consistait principalement à collecter les impôts royaux,c'est à dire la taille et tous ses compléments.Chaque paroisse était divisée en une ou plusieurs circonscriptions fiscales,appelées quartier.Pour chaque quartier,étaient choisis un à trois consuls qui devaient aller faire du porte à porte pour collecter les sommes auprès des assujettis.

Afin de faciliter le paiement,on avait déjà inventé la mensualisation et le consul pouvait même se rendre une douzaine de fois dans chaque famille avant de " croiser " la côte du rôle,signifiant ainsi que tout avait été encaissé. La fonction de consuls n'était guère enviable même s'ils percevaient une petite rénumération ( 6 deniers par livres en 1690 soit 0,7%): perte de temps,responsabilité sur leurs biens...

A l'origine,ceux qui répartissaient la taille de la paroisse,appelés " asséeurs-partieurs ", et ceux qui assuraient le recouvrement, les collecteurs, étaients deux personnes différentes.L'édit de 1634 imposa aux " asséeurs-partieurs " la charge de collecteurs. " Les habitants des paroisses capables d'exercer cette charge et aians moiens souffuzans pour ce faire ... seront tenus et obligez de le faire par ordre et chascun à leur tour ... lesdicts assséeurs-collecteurs seront esleux et nommez par lesdicts habitans des paroisses deuement assemblez ".

On employait tous les moyens pour s'exonérer de cette charge; aussi en 1716 le Roi ordonna de dresser un tableau pour une durée de sept années, des personnes aptes à être collecteurs: le fameux " tableau" souvent évoqué dans les documents. Pour plus d'informations, on se reportera utilement à Hubert JACQUETON " Etudes sur la ville de Thiers" ,publié en 1894 et réimprimé en 1977.

Les collecteurs étaient choisis parmi les marchands et les laboureurs les plus solvables. Noblesse, clergé, hommes de loi, officiers de justice y échappaient. Ils étaient donc désignés pour un an et, à partir de 1716, étaient soumis au roulement du " tableau ". Autour des années 1770-1780 à Marat, la périodicité était de 8 ans (voir article sur la taille et autres impôts royaux à Marat à la fin du XVIIe siècle dans le hors-série du GRAHLF sur le canton d'Olliergues publié en 1991).

A la fin du XVII e siècle,les minutes de Pierre CAMBRAY, notaire à Augerolles,confirment et illustrent les règles évoquées précèdemment pour désigner ces collecteurs. Lisons le document appelé par le notaire " Acte libératoire des habitants de Frédeville ", qui était un des quatre quartiers de la paroisse d'Augerolles.

" Aujourd'hui dimanche onzième 7bre 1689 devant notaire soussigné et des témoingts nommés...requérant jean SABLONNIERES...collecteur du quartier de Frédeville paroisse d'Augerolles l'année présente, lequel nous a dit et remontré avoir fait publié l'asamblée des habitants dud.quartier par monsieur le curé dud.lieu en son prône de messe de paroisseled.jour afin que lesd.habitants dud quartier...assemblés à l'issue de la grand messe au lieu accoustumé...pour délibérer sur la nomination d'...et collecteur en son lieu et place pour l'année prochaine 1690 et sont lesd.habitants Jacques LICHERON,Anth.MENEADIER,Claude LACOUR , Guilhaume LACOUR, François BLANC,Gilbert MENEADIER, Robert DANTON, Guilhaume LIGOURE, Claude LORTET, Jean TRAVERS, Benoît Malet, Estienne LICHERON, tous lesquels habitants représentants la principalle et majeure partie desd. HabitantsDud.Quartier lesquels après avoir ouy la position (?) dud.collecteur et conférance entre eux faict ont d'une commune voix et consentement nommé en lieu et place dud. SABLONNIERES, Jean COSTEVEILLE pour consul et collecteur pour l'année prochaine 1690...Fait en présence de Pierre FERRIER journalier du bourg qui n'a scu signer et Jean BRUGIERE tixerant qui a signé avec lesd.Claude LACOURT et Jacques LICHERON...".

Collecteurs

Les collecteurs étaient responsables sur leurs biens.

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