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Histoire de la Vendée


En Vendée, lorsqu'on entend parler de "La Grande Guerre", il ne s'agit généralement pas de celle de 14-18, tout au moins lorsqu'on a affaire à une personne âgée. Et pourtant, les plus vieux, nés avec ce siècle ou à peu près, n'ont "vécu" la guerre de 93 qu'à travers les récits qui leur ont été transmis de génération en génération : dans le meilleur des cas, leurs grands pères ont pu connaître, dans leur jeunesse, de vieux vétérans.

La littérature ne manque pas sur cette grande guerre et celles, plus modestes, qui en ont découlé ensuite. Nous nous contenterons de citer l'écrivain Michel Ragon qui, il y a peu, a fait une analyse assez réaliste de l'histoire de cette région.

Ci-après, une citation de l'écrivain Michel Ragon, tirée de la préface de son ouvrage : "Gens de Vendée", éditions France Loisirs.
"La Vendée est en réalité une invention de la révolution française. Dans ses limites géographiques et dans son identité. Avant 1789, il n'existait que le Bas Poitou avec pour ville principale Fontenay le Comte, un évêché : Luçon, et un grand port de pêche sur l'Atlantique : Les Sables d'Olonne. Le dépeçage des provinces féodales, le 26 février 1790, tranche le Bas Poitou en deux morceaux : les Deux Sèvres et les Deux Lay. Mais, lorsque les deux députés de ce département arrivèrent à Paris, leur laideur homonymique suscita tant de rires parmi leurs confrêres que la dénomination administrative fut vite modifiée. Les deux Lay, comme les deux Sèvres, sont deux rivières. On en chercha une autre, et ce fut la Vendée. En tant qu'identité régionale, la Vendée n'existe pas alors. C'est seulement à partir de 1793 que l'insurrection générale des paysans de l'Ouest lui donne son particularisme. Mais cette insurrection déborde des limites administratives fixées arbitrairement à Paris. Elle réunifie le Bas Poitou, puisque le département des Deux Sèvres s'associe aussitôt au département de la Vendée dans cette révolte généralisée qui gagne aussitôt la rive gauche de la Loire inférieure, et absorbe le Maine et Loire."

Michel Ragon continue avec une citation de Madame de La Rochejaquelein :
"Ce pays, qu'on a appelé depuis généralement la Vendée, se nommait alors vulgairement le pays du bocage : la moitié étant de la province du Poitou, un quart de celle de l'Anjou, et un quart du comté nantais... C'est lors de la grande guerre de 1793 que les républicains donnèrent à tout ce pays insurgé le nom de Vendée, qu'il n'avait pas auparavant."

Victor Hugo, pour sa part, dans son roman "Quatre vingt treize", fait usage du terme "Vendée" pour désigner toute l'insurrection chouanne, incluant la Bretagne. On distingue donc aujourd'hui deux définitions pour la Vendée : la Vendée départementale, et la "Vendée militaire", liée au souvenir de l'identité vendéenne née de la révolte, de la répression et du martyrologue.

Je reprends la citation de Michel Ragon :
"La Vendée départementale forme en soi un petit pays contrasté, avec son bocage et sa gâtine, pays de granit qui continue le massif armoricain enjambé par la Loire ; avec ses deux marais : le marais du nord, dit "marais breton" et le marais du sud, dit "marais poitevin". Au bocage et au marais, s'ajoute la plaine, de Fontenay le Comte à la mer, une plaine qui ressemble à la Hollande, car elle est assaillie par les eaux abondantes et vient buter sur l'océan. Si la capitale de la Vendée militaire demeure Cholet (en Maine et Loire) où se trouve le spectaculaire musée des guerres de Vendée, le chef lieu de la Vendée administrative est une ville construite sous Napoléon 1er (et qui s'appela d'ailleurs Napoléon Vendée sous le second empire) : La Roche sur Yon. La Roche sur Yon, plantée au milieu du bocage, n'a pas fait oublier l'ancienne capitale du Bas Poitou, Fontenay le Comte, où Rabelais fut moine pendant 14 ans au couvent des cordeliers. Fontenay le Comte protestante, avec le futur Henri IV et son ami Sully, qui séjourneront souvent dans cette ville proche de La Rochelle. Fontenay le Comte, ville de philosophes, de poêtes, d'érudits à la renaissance. Terre de paysans et de marins, de granit et de tourbe, de petites collines, de champs clos bordés de haies d'épineux ou de chênes tétards, de toîts de tuiles romaines rouges qui rappellent la poussée de la langue d'oc jusqu'en Bas Poitou, de gentillhommières enfouies dans des massifs d'arbres centenaires, de chemins creux aux jaunes ajoncs. Le dialecte y est partout le même, ce poitevin saintongeais que l'on parle néanmoins avec des accents différents dans le bocage et dans le marais. La Vendée, c'est le pays de l'eau et du vent. Gens de Vendée : La fée Mélusine (légende de la forêt de Vouvant Mervent), le triste Gille de Retz, ancien compagon de Jeanne d'Arc ; François Rabelais, Georges Clémenceau, le maréchal De Lattre de Tassigny.

Sous l'ancien régime, l'actuel département de la Vendée, faisait partie de la province de Poitou. Le nouveau découpage régional le place dans la région "Pays de Loire".
 
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