Numéroter

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A quoi sert une numérotation ?

Identifier des personnes dans un logiciel.

Il s'agit d'une clef (numérique ou alpha numérique) attribuée par le logiciel. Elle est parfois visible (pour interrogation) mais sans modification possible par l'utilisateur. Seul le système peut le faire (ré-indexation ou vérification).

Offrir une possibilité à l'utilisateur de numéroter à sa convenance. Ce numéro est propre à l'utilisateur et modifiable par lui.

Organiser les archives du chercheur.

C'était surtout vrai à l'époque du papier. Une généalogie informatisée n'implique pas forcément l'utilisation d'une numérotation. Communiquer ou publier dans une revue . C'est ce qui demande le plus souvent l'utilisation d'une numérotation. La communication sert pour une recherche de cousinage. Il convient par défaut de laisser le logiciel gérer la numérotation donc des notations classiques. Mais si la notation est claire il est toujours possible d'imaginer des numérotations personnelles.

Pour la généalogie ascendante il y a une méthode indiscutable, Sosa-Stradonitz.

Pour la généalogie descendante (plus délicate car aléatoire) laissez faire votre logiciel, la méthode d'Aboville étant la plus souvent utilisée dans le monde francophone. Les logiciels proposent parfois plusieurs systèmes et fournissent à l'utilisateur une souplesse et une capacité de traitement appréciables pour chaque révision. La méthode idéale n'existe pas. Il suffit de se souvenir des limites et de ne pas mélanger les usages. Toutes les solutions sont correctes sous cette réserve.


La numérotation GEDCOM

Des spécification Gedcom traitent cette question et apportent un éclairage précieux et une solution organique.

  • Un logiciel doit disposer d'une identification rigoureuse des personnes pour être opérationnel. Ce repérage interne est parfois indiqué à l'utilisateur, selon le choix de l'éditeur. Quand il est publié c'est une aide à l'usage pour départager les doublons par nom et prénoms. Ce numéro géré par le logiciel n'offre pas la garantie d'attribution permanente à une même personne et de toute façon reste spécifique au logiciel. C'est le RIN du gedcom.
  • Le chercheur face à la multiplication des documents souhaite organiser ses archives en bénéficiant d'un repérage fixe sur le modèle de la cote des archives, par exemple. Pour tirer complètement profit de cette disposition il est intéressant de reporter cette information dans un logiciel d'analyse en la laissant sous contrôle du chercheur. Quand cette disposition existe , elle est habituellement désigné 'numéro utilisateur'. Dans gedcom c'est le 'user référence number' REFN qualifié par le 'user reference type'. Le besoin du chercheur peut concerner des documents hors sa possession. Mais dans ce cas une autorité doit définir la structure avec les membres. Gedcom décrit cette situation dans RFN 'The record number that uniquely identifies this record within a registered network resource. The number will be usable as a cross-reference pointer.' Je ne connais pas d'application dans le monde des généalogistes amateurs. Pour être plus complet il faut citer le AFN à portée internationale géré par Les Mormons. "A unique permanent record number of an individual record contained in the Family History Department's Ancestral File. "
  • Publier les recherches fait partie des objectifs du chercheur. Pour cela beaucoup d'auteurs ont proposé 'La Solution', en fait la leur. Ces méthodes peuvent convenir à la publication des données mais il faut se souvenir que cela est un instantané à une date qu'il faut préciser, si on souhaite la rigueur.

Ce qui précède permet la communication mais pour les échanges le fichier gedcom est très fréquent. Pour l'organisation du fichier le modèle retenu fait appel à des références uniques pour chaque objet, en particulier individus et familles. Mais ces références ne sont liées aux objets et valables que pour le fichier en cours. Selon les fichiers une personne peut avoir des références différentes et la même référence décrire des personnes distinctes. Il serait maladroit d'exploiter ces références en dehors du fichier.

La numérotation ascendante Sosa-Stradonitz (dite Sosa)

Méthode de numérotation des ancêtres pour l'ascendance. Inventée en 1590 par l'historien allemand Michel Eyzinger. (Thesaurus principum hac aetate in Europa viventium, quo progenitores eorum... simul ac fratres et sonores inde ab origine reconduntur... usque ad annum... Cologne, 1590, Editions G. Kempensem, in 8°, pièces liminaires, 223 pages (Bn : G 1760 [1]) ; réedité en 1591, in 8°, pièces liminaires, 263 pages (Bn : G 17461 [1])) Elle fut reprise en 1676 par un moine espagnol Jérôme de Sosa (Noticia de la gran casa de los marqueses de Villafranca) et en 1883 par Galton. Enfin au XIXe siècle, Stephane Kekule von Stradonitz, chimiste allemand (1829-1896), améliore la méthode et l'utilise dans son ouvrage Ahnentafel-Atlas en 1896. [En chimie pour étudier la structure du benzene et d'autres corps organiques, on entend parler de la structure de Kekule. C'est la même personne! Chimiste de metier et généalogiste à ses heures. Il a laissé à la postérité les deux composantes de son nom, une dans chaque domaine !"]

Anglo-saxon : la méthode "Sosa-Stradonitz" est aussi souvent appelée "Ahnentafel" (d'après l'ouvrage publié par Stradonitz). Ca désigne en ce cas le plus souvent une liste d'ascendance. Les logiciels anglo-saxons permettent d'éditer une liste Ahnentafel avec cette numérotation. Par contre, le plus souvent, ils n'affichent pas ce numéro dans les écrans de visualisation et de saisie contrairement aux habitudes des logiciels français pour la raison que ce numéro n'est pas fixe et dépend du choix du probant. Ils affichent le numéro fixe attribué à l'individu par le logiciel ou le généalogiste (RIN, REFN, AFN).

Résumé
Chaque ascendant direct porte un numéro déterminé. L'individu dont on étudie l'ascendance porte le n° 1. Il est appelé le de-cujus (celui dont on recherche les ancêtres). Vous avez le numéro 1, votre père porte le n° 2, votre mère le n° 3, votre grand-père paternel le n° 4, votre grand-mère paternelle le n° 5, etc.
Règles
Les hommes portent un numéro pair et les femmes un numéro impair. Dans un couple le numéro de la femme correspond au numéro de l'homme plus 1. Un père porte un numéro équivalant au double de celui de son enfant. Formule : la personne cotée (n) a pour père 2n et pour mère 2n+1. Exemple 63 a pour père 126 et pour mère 127.
Conséquences
Permet avec le numéro d'un individu de repérer si c'est un homme ou une femme, les parents et l'enfant (qui conduira jusqu'à vous) dans une ascendance en ligne directe. Exemple : 111 est une femme, épouse de 110 dont l'enfant est 55.

Chaque ancêtre a un numéro qui ne dépend que de la filiation avec l'origine et pas de l'ordre de découverte. La découverte d'un nouvel ancêtre ne remet pas en cause la numérotation. C'est le système de très loin le plus utilisé pour l'ascendance.

Inconvénient
ne concerne QUE les ancêtres directs d'UNE seule personne. Les numéros ne peuvent pas être réutilisés par un autre généalogiste. En cas d'implexe, un ancêtre peut avoir plusieurs numéros.

Article technique sur http://www.histoire-genealogie.com/article.php3?id_article=248&var_recherche=numerotation+sosa

La numérotation descendante d'Aboville

Méthode imaginée dans les années 1940 par le comte Jacques d'Aboville. (pour les francophones c'est la méthode d'Aboville mais chez les anglophones (USA) c'est la méthode d'Henry). Elle traite tous les individus figurant dans une généalogie descendante.

Principe : Un ancêtre. Son ainé porte le N° 1, son cadet le N° 2 etc. Le premier enfant de l'ainée est le 1.1 et le premier du cadet le 2.1 etc.

Inconvénient :
pas de distinction si c'est un garçon ou une fille. N'est valable que par rapport à UN individu dont on recherche la descendance. Si on découvre un nouvel enfant, ca oblige à renuméroter en décalant les numéros et idem pour les descendants ... La moindre modification peut devenir extrêmement lourde.

Deux interprétations sont possibles :

  • Personnage de départ sans numéro Génération 1 = DUPONT Pierre, 3 enfants (pas de numéro) Génération 2 = l'ainé porte le n° 1, le second le n°2 et le dernier le n°3 Génération 3 = L'ainé a eu deux enfants. Ils auront les n° 1.1 et 1.2 Cette règle est présentée par Pierre Durye (Que-Sais-Je? n°917 - 1971 p.73), Gilles Henry ("Retrouver ses ancêtres", Albin Michel 1997, p.67) et Jean-Louis Beaucarnot ("Votre arbre généalogique" - Denoël, p.193). Elle est appliquée dans Hérédis.
  • Personnage de départ avec le numéro 1 Génération 1 = 1 DUPONT Pierre porte le n° 1 (il a 3 enfants) Génération 2 = l'ainé porte le n° 1.1, le second le n°1.2 et le dernier le n°1.3 Génération 3 = L'ainé a eu deux enfants. Ils auront les n° 1.1.1 et 1.1.2 Cette règle est présentée par René Jetté ('Traité de Généalogie" 1991 - Presses de l'Université de Montréal p.169), par Léo Jouniaux ("Généalogie Pratique" 1997 - Arthaud p.37) et par Olivier Jeannot. Elle est appliquée dans VisuGed. Cette numérotation s'applique de deux façons selon Michel Gasse (Dictionnaire-Guide de Généalogie - Editions Jean-Paul GISSEROT - 1999 - page 4).
Variantes :

pour codifier le conjoint d'un descendant, ajouter au code du descendant une lettre minuscule indiquant le lit (a pour le premier conjoint, b pour le second, c pour le troisième, ...). Cette lettre peut être transmissible dans le code des enfants pour préciser de quel mariage ils sont issus. avec un point et des nombres : 1.12.1 ... (nombre d'enfants illimités) sans point et seulement les chiffres : impossible de coder 1.12.1 (nombre d'enfants limités à 9)sans point avec chiffre et signes dactylographiques (§, %, &, $ etc) : 1&1 sans point avec chiffre et lettres: 1L1 ... (nombre d'enfants limité à 35) sans point avec chiffre et chiffre entre parenthèses si supérieur à 9 : 1(12)1 ... (nombre d'enfants illimités)

La combinaison Sosa/Aboville

Cette méthode est parfois utilisée. D'autres combinaisons sont aussi possibles. Elle traite tous les individus de VOTRE généalogie. A savoir votre ascendance avec une numérotation ascendante ET les descendants de vos ascendants en ajoutant à la suite du numéro Sosa, la numérotation d'Aboville.

Exemple :
indiquer le numéro Sosa-Stradonitz du personnage dont on veut établir la descendance (par exemple, le n° 36). Chacun de ses enfants portera ensuite le numéro de son père ou de sa mère suivi du numéro de son ordre de naissance : l'aîné le n° 36/1, la cadette le n° 36/2, le benjamin le n° 36/3, etc... On procédera par addition du numéro d'ordre de naissance pour chaque génération.
Exemple :
les deux enfants de l'aîné porteront les numéros 36/1.1 et 36/1.2. Une lettre permet de différencier les différents lits. L'enfant du premier époux de la cadette portera le numéro 36/2-1a, ceux du deuxième époux porteront les numéros 36/2-2b, 36/2-3b et 36/2-4b. L'enfant unique du benjamin portera le numéro 36/3-1. On pourra ainsi repérer le nombre de générations séparant un individu de son ancêtre et par quelle branche de la famille il en est issu.

La numérotation lettrée dite Pélissier

Démographie Généalogie Micro-Informatique. Editions Christian 328p. De Jean-Pierre Pélissier (1985) [contemporain, chercheur à l'INRA] C'est la reprise, du même auteur, (une première édition avait été faite par le CNRS en 1983) d'un mémoire de Démographie passé à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales sous la direction de Jacques Dupâquier. Même principe que la numérotation d'Aboville, mais en utilisant des lettres au lieu de chiffres. Lettre en majuscule pour les garçons et en minuscule pour les filles.

Exemple :
Le fils aîné du personnage dont on veut établir la descendance est le A, la cadette est le b, le benjamin le C. Les deux enfants de l'aîné sont le Aa et le AB (une fille et un garçon). Les quatre enfants de la fille cadette sont le bA, bB, bc, bd (deux garçons puis deux filles). L'enfant unique du benjamin est le CA.

Pour distinguer différents mariages et les enfants qui en sont nés. L'enfant du premier époux de la cadette sera le b1A, ceux nés du deuxième époux sont le b2B, le b2c et le b2d. Un enfant naturel sera indiqué par le chiffre 0.

Dans le cas de mariages consanguins, il faudra choisir la numérotation de l'un des deux conjoints entraînant celle de la postérité.

L'auteur de cette méthode précise :

  • 1- "le système original est plus complet que celui utilisé par les divers logiciels car il permet de numéroter également les belles-familles, et même toute personne lié au de cujus par des liens de parentés non directs : les beau-frères des beau-frères des conjoints sans limitation de distance. "
  • 2 - "Jacques Dupâquier était le responsable de l'enquête TRA et a utilisé le système que j'avais mis au point dans le cadre de cette enquête. Il a été donc le deuxième utilisateur de cette méthode. Et le fait qu'il l'utilise pour l'enquête TRA a entrainé sa diffusion. Mais cette diffusion vient aussi du fait que des développeur de logiciels de généalogie que j'avais contacté l'ont intégré, avec mon autorisation, à leurs programmes."

La numérotation Meurgey de Tupigny

Méthode mise au point par Jacques Meurgey de Tupigny, ancien conservateur aux Archives Nationales (Guide des recherches généalogiques aux Archives Nationales. Paris, 1953 (Bn : 8° L43 119 [1])) Parfois critiquée car elle tend à l'étude agnatique masculine. Mais elle peut convenir pour suivre la transmission d'un patronyme. Principe : Générations numérotées en chiffre romain (I, II, III, ...) Le père porte le numéro I, les enfants portent le numéro II assorti d'un second numéro en chiffre arabe indiquant l'ordre de naissance.

Exemple :
II.1 pour l'ainé, II.2 pour le cadet etc ... Variante (utilisée en Belgique) : au lieu d'utiliser un chiffre arabe avec le chiffre romain de la génération, il y a deux variantes  : lettres de l'alphabet, en majuscules (SCGD); ou bien bis, ter,... (OGHB, SCGD). http://www.moreau-christian.com.fr/lexique_genealogique.htm

La numérotation descendante MCS

Le principe est simple lorsqu'on connaît les systèmes Sosa-Stradonitz et d'Aboville. Il suffit d'aménager, pour le rendre concis, un concept qui les mélange.

Critique des autres systèmes

La base est le No sosa bien connu pour les ascendances. Si la numérotation sosa est efficace, c'est parce qu'elle suppose une logique pour l'instant biologiquement incontournable: tout individu a deux parents et deux seuls. Ainsi les parents de 1 ne peuvent être que 2 et 3, et on peut déjà utiliser 4 à désigner le grand-père paternel de 1 (père de 2). (A noter que pour mettre ce système en défaut, il faut contourner la biologie: que dire des cas d'adoption? ...)

Pour les descendances, si tous les couples avaient deux enfants et deux seuls il n'y aurait pas plus de débat. Ce n'est pas le cas, et la première solution consiste à affecter un numéro à chaque enfant d'un couple et cela à chaque niveau de descendance. Partons de l'individu sosa 128. On peut dire que le couple 128-129 a eu les enfants - 64 (c'est le sosa inclus dans l'ascendance), - et les autres 128-1, 128-2, 128-3, ... Les enfants de 128-1 seront 128-1.1, 128-1.2, ... C'est un mélange Sosa/d'Aboville. On arrive vite (surtout quand on réalise des descendances non-exhaustives où à chaque couple on ne considère qu'un descendant) à des expressions comme 128-1.1.1.1.1.1.2 où les "1" n'ont guère plus de sens utile et où on les compte pour savoir "où on est".

La première simplification tendrait à enlever les points. Ce n'est pas possible; il faut considérer les couples ayant plus de 9 enfants; 128-1.11.1 et 128-1.1.1.1 sont différents.

La numérotation MCS

Partir du numéro sosa (Ex. 128). Ses enfants Antoine (sosa 64), Jean, Pierre sont 64, 128-J, 128-P.

Premier avantage:
la lettre peut être une indication mnémonique (J pour Jean et P pour Pierre, sont bien pratiques) surtout dans des expression comme 128-JP et 128-PJ, qui découlent fréquemment de cette habitude de donner à l'enfant le prénom de l'oncle (qui est même souvent le parrain). Bien sûr on est parfois obligé de perdre la mnémonique, je choisi alors une autre lettre, en général celle qui suit. Si Jean et Pierre ont deux frères Jacques et Paul ils sont étiquetés K(après J) et Q(après P). J'ai remarqué dans la pratique que cela n'était pas si fréquent, et que on tombait souvent sur une lettre (comme K ou Q) peu utilisée.
Deuxième avantage:
on va (sans ponctuation) jusqu'à 26 enfants (c'est déjà plus rare que neuf!). Mais on n'est pas limité car (dans ces cas très rares) on peut continuer en rajoutant un chiffre (J1, J2); on conserve la délimitation des niveaux de descendance (qui s'appuie sur les lettres). 128-J1P (2niv.), 128-J2P (2niv.), 128-J1PA (3niv.), 128-PJA (3niv.). On peut d'ailleurs choisir de conserver la mnémonique en n'opérant pas la transformation J-K et en mettant le numéro. Dans la pratique, on s'aperçoit que cela ne rajoute pas souvent le caractère numérique, excepté dans des cas où il est par contre un indicateur assez utile. Un cas de double prénom fréquent est celui ou 128 a eu Jean, Jean, Pierre, Anne. C'est souvent parce que Jean 1 est décédé jeune et son prénom a été redonné à l'enfant suivant Jean 2 (c'est, finalement, à partir du XVIIIe siècle et auparavant, le cas le plus fréquent). Alors, l'indication J1, J2, peut être un "fanion" intéressant.
Troisième avantage:
la numérotation d'Aboville est un case-tête sans fond si on considère que les nos 1, 2, 3, correspondent au 1er, 2ème, 3ème enfant (le jour où vous leur découvrez un ainé bonjour le boulot ou bonjour une informatique adapté). Avec MCS rien de cela puisqu'elle n'est pas ordonnée sur un niveau (mais bien sur, on n'a pas l'ordre des enfants dans la numérotation)

Bien sûr, on n'est pas aussi efficace qu'avec sosa, mais plus qu'avec d'Aboville.

Personnellement j'utilise la transformation J->K, sauf dans les cas où j'utilise J1, J2 parce qu'on sait que Jean 1 est décédé avant que Jean 2 ne naisse (et donc pour des prénoms identiques, pas pour Jean et Jacques). Ceci permet de scruter plus vite la cohérence des absences de descendance. Je n'ai pas encore rencontré le cas de plus de 26 enfants!.

Pour finir, si on maîtrise ces deux outils, (ascendants et descendants) on peut les combiner pour décrire n'importe quel lien: Le sosa 154 du descendant 128-JPA de mon sosa 128 est 128-JPA-154.

Numérotations nationales (INSEE, RN, ...)

C'est une adaptation du code INSEE actuellement utilisé. Permet de codifier toutes les personnes.

Avantages :
une personne codifiée n'a qu'un numéro unique, et qui ne dépend pas du chercheur.
Inconvénients :
avoir un acte de naissance. Le numéro fait 17 chiffres !

Pour en savoir plus le site de Olivier Jeannot

Le numéro de registre national (belge) est basé sur la date de naissance (AAMMJJ) suivi de 5 chiffres.

La numérotation descendante Henry

Système principalement utilisé dans le monde anglo-saxon. On parle de "Henry System". Vient de Reginald Buchanan Henry qui l'utilisa dans son livre "Genealogies of the Families of the Presidents" en 1935.

En fait cette méthode est très identique à celle d'Aboville. Le personnage de départ porte le numéro 1 son ainé le numéro 11, le suivant 12 etc ... L'ainé de l'ainé portera le numéro 111. Dans le système "Henry" le dixième enfant il porte la lettre X, le 11ème enfant la lettre A, puis B, C etc ... En fait les généalogistes anglophones utilisent le plus souvent une variation de cette méthode dite "Modified Henry Systems". Consiste à attribuer la lettre A pour le numéro 10 et ainsi de suite. La raison vient du tri alphabétique des ordinateurs.

Pour en savoir plus : http://www.saintclair.org/numbers/numhenry.html

Register System

Méthode anglo-saxone. Le personnage de départ porte le numéro 1. Chaque enfant a ensuite un numéro selon la numérotation romaine en minuscule (i, ii, iii, iv, v, etc.). Et ceux dont on suivra la descendance auront aussi un chiffre arabe. C'est ce chiffre arabe qui apparaitra uniquement à la génération suivante. Et chaque personnage ayant une descendance aura cette descendance avec i, ii, iii, iv, v, etc.

Variante :
"Record System" ou "Modified Register System"

Ici chaque individu reçoit un numéro en chiffre arabe (qu'il possède une descendance ou pas).

Variante :
suppression des chiffres romains.

Utilisé par l'édition book-latex de LifeLines.

Exemple :
  • Chapitre 1 - Génération 1 : Père (1) et la Mère (2) dont : Enfant1 (cf 3) et Enfant2 (cf 4) *Chapitre 2 - Génération 2 : Enfant1 (3) fils de (1 et 2) et Femme (4) dont : Enfant1 (cf 5) et Enfant 2, sans postérité.

Pour en savoir plus : http://www.saintclair.org/numbers/numreg.html

La numérotation Villiers/Pama

A été inventé par Chris. de Villiers qui l'utilisa pour ses travaux généalogiques. Puis par le Docteur Cor Pama.

Le personnage de départ porte la lettre a. Chaque génération descendante porte la lettre suivante. L'enfant de a porte la lettre b, son petit-fils la lettre c. Et à chaque enfant on donne un numéro  : 1 pour l'ainé, 2 pour le suivant etc ...

Exemple :
l'ancêtre "a" a 3 enfants : a.b1, a.b2 et a.b3.

Ensuite "a.b2" a lui même 4 enfants qui porteront les numéros  : a.b2.c1 puis a.b2.c2 puis a.b2.c3 puis b2.c4

Variante :
ne pas mettre de point. ne pas mettre l'ancêtre "a".

Autres méthodes

Système de numérotation utilisé pour une généalogie descendante

  • Tabuteau : faire sur le même tableau la synthèse de l'ascendance et de la descendance.
  • Dujardin : se sert de la méthode circulaire avec l'ancêtre au centre. Les générations descendantes se situant en cercles concentriques subdivisés selon les rameaux en secteurs.
  • Ponroy : adaptation de la méthode d'Aboville.
  • Demonferrand : signalée comme trop complexe.
  • Menu-Lelong : combine les chiffres romains et arabes et même les lettres. La lisibilité est bonne, le classement simple mais les liens de parentés ne sont pas toujours évident.
  • Docteur Monginot : exposée dans le numéro 27 de la Revue Française de Généalogie (Août - Septembre 1983). Description sur site de Olivier Jeannot
  • Davoine : exposée par M. Davoine dans le numéro 33 de la Revue Française de Généalogie (Août - Septembre 1984) Description sur site de Olivier Jeannot
  • GAL : exposée par G. Ladevie dans le numéro 26 de la Revue Française de Généalogie (Juin - Juillet 1983) Description sur site de Olivier Jeannot
  • MICA : méthode imaginée par Olivier Jeannot. Description détaillée sur son site
  • Calcul binaire : création de Maurice Henri Legros-Remy (ancien Trésorier de la Fédération Française de Généalogie) en mai 1994. POur en savoir plus Pour en savoir plus ...