Cimetière des Protestants étrangers (Saint-Louis)

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Le cimetière des Protestants étrangers de la rue de l'Hôpital Saint-Louis est un ancien cimetière parisien.

Description

Le cimetière des Protestants étrangers se trouvait assez proche du cimetière de l'hôpital Saint-Louis, à l'angle de la rue Saint-Maur (aujourd'hui rue des Écluses Saint-Martin) et de la rue de l'Hôpital Saint-Louis (aujourd'hui rue de la Grange aux Belles), dans le voisinage gibet de Montfaucon.

Il est ouvert en 1762 en remplacement du cimetière des Protestants étrangers de la Porte Saint-Martin

Ce cimetière n'est pas indiqué sur les plans de Paris en 1760 et 1771, mais il est bien présent sur les plans de Jaillot de 1762 et 1775, il est indiqué cimetière des protestants.

John Paul Jones

Portrait posthume par George Bagby Matthews (1857-1943), huile sur toile (vers 1890)
Le sarcophage de marbre et de bronze dans lequel John Paul Jones repose à l'Académie navale d'Annapolis.

John Paul Jones, né à Arbigland près de Kirkbean (Écosse) le 6 juillet 1749 et mort à Paris, rue de Tournon, le 18 juillet 1792, est un officier de marine écossais héros sur mer de la guerre d'indépendance des États-Unis.

Il est enterré en 1792 à Paris dans le cimetière des Protestants étrangers de la rue de l'Hôpital Saint-Louis. Son corps est préservé dans l'alcool et enseveli dans un cercueil de plomb.

Quatre ans plus tard, le gouvernement révolutionnaire vend le terrain et le cimetière est oublié, en violation de la loi de mai 1791 spécifiant que les terrains de cimetières désaffectés ne pouvaient être mis en vente moins de dix ans après leur désaffectation.

Une mission américaine est envoyée à Paris en 1899 pour retrouver les restes de John Paul Jones, les identifier et les rapatrier[1]. En 1905, après six ans de recherches, l'ambassadeur américain en France, le général Horace Porter, aidé d'une équipe qui comptait notamment l'anthropologiste Louis Capitan, retrouve le lieu de l'ancien cimetière, devenu terrain vague puis le sous sol d'immeubles, de cours, de laveries et de baraques de la rue de la Grange aux Belles[2]. Les Américains contactent les propriétaires mais ceux-ci ne veulent céder le terrain qu'à un prix astronomique. Finalement, un accord est conclu et en février 1905, les recherches sont organisées dans les sous-sols et on a recours a des travaux d'excavation[3]. Cinq cercueils sont finalement exhumés. Le troisième, sorti de terre le 7 avril 1905, sera par la suite identifié suite à des examen post-mortem méticuleux conduits pars les docteurs Capitan et Georges Papillault comme étant celui de Jones. L'identification est réalisée par une autopsie, un recoupement d'informations sur son enterrement et une comparaison de son visage avec son buste réalisé par Jean-Antoine Houdon en 1781[4].

Les restes de John Paul Jones sont rapatriés aux États-Unis à bord de l'USS Brooklyn, escorté par trois autres croiseurs, au départ de Cherbourg. À l'approche des côtes américaines, sept autres navires de guerre de l'US Navy se joignent au convoi et escortent le corps jusqu'à la côte. Le 24 avril 1906, les restes de Jones sont déposés dans un nouveau cercueil installé dans Bancroft Hall à l'intérieur de l'Académie navale d'Annapolis, dans le Maryland, à l'issue d'une cérémonie qui a lieu dans Dahlgren Hall, présidée par le président des États-Unis Théodore Roosevelt qui prononce à cette occasion un long discours au cours duquel il rend hommage au marin[5], en présence de son cabinet, d'une partie du Congrès et du corps diplomatique. Le 26 janvier 1913, les restes du Captain Jones sont finalement placés dans un sarcophage de marbre et de bronze placé dans la Naval Academy Chapel à Annapolis.

NB : Cette section est partiellement issu de l’article de Wikipédia en français intitulé John Paul Jones (marin) lui même partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé John Paul Jones.

Voir aussi, liens

Notes et références

  1. He's Back! The Exhumation, 1905
  2. Site of JPJ Burial Excavation
  3. The Paris Grave of JPJ
  4. Bust of John Paul Jones (1747–1792), 1903, after a model of 1781 After a model by Jean Antoine Houdon (French, 1741–1828)
  5. REINTERNMENT OF JOHN PAUL JONES U.S. Naval Academy April 24 1906 sur Primary Speeches, Addresses, and Essays by Theodore Roosevelt