Service d'Histoire de la Défense

le nombre de demandes est limité à 1 seulement par trimestre sur l'ensemble des services de Vincennes.

SHAT (Armée de Terre)
SHM (Armée de mer)
SHAA (Armée de l'Air)
SHGD (Gendarmerie)

 

* Sont communicables au public :

o après trente ans, tous les documents d'archives publiques ne relevant pas des délais particuliers figurant ci-après,
o après soixante ans, les documents contenant des informtions mettant en cause la vie privée ou intéressant la sûreté de l'État ou de la Défense nationale,
o après cent ans, les documents relatifs aux affaires portées devant les juridictions
o après cent vingt ans à partir de la date de naissance des intéressés, tous les dossiers de personnels,
o après cent cinquante ans, les dossiers comportant des renseignements individuels à caractère médical.


- pour le SHAT (Armée de Terre):


Précisions complémentaires :
paroisse d'origine,
année de naissance,
la période supposée d'enrôlement ainsi que le nom de son capitaine de compagnie (ou au moins celui du colonel de son régiment) grade,
et indispensable: le nom du régiment

 

GUIDE SOMMAIRE DES RECHERCHES CONCERNANT LES MILITAIRES

Conformément aux dispositions de la loi sur les archives du 3 janvier 1979, un dossier de personnel n'est communicable que 120 ans après la naissance de l'intéressé.

Il n'existe pas de fichier alphabétique général des militaires ayant servi dans l'armée française.

Sans un minimum de renseignements précis (nom, prénoms, date et lieu de naissance, régiment, grade...) le chercheur s'expose à une démarche et, le cas échéant, à des frais inutiles.

1. OFFICIERS GENERAUX
cinq séries chronologiques, plus une pour les officiers généraux assimilés.
Ce n'est qu'à partir du milieu du 18ème siècle qu'apparaissent des dossiers individuels.
Usuels :
Chronologie historique-militaie de M. Pinard, notices biographiques des origines à 1762
Dictionnaire biographique des généraux et amiraux français de la Révolution et de l'Empire (1792-1814)

2. OFFICIERS

 - à partir de 1705, revues d'inspection classées par régiment (série Xb infanterie, Xc cavalerie),
 - en 1715, contrôles collectifs par grade et par régiment (renseignements très succincts nom, grade)
 - à partir de 1762, contrôles par régiment
 - à partir de 1740, dossiers de demandes de grâces, classés alphabétiquement, mais comportant de nombreuses lacunes ; état civil rarement précisé.

L'indication du régiment dans lequel l'officier a servi est souvent indispensable
 - de 1779 à 1790, série de pensions sur le trésor royal, répertoire alphabétique
 - de 1791 à 1848, dossiers au sens actuel du terme; classement alphabétique
 à partir de 1801, le même personnage peut avoir également un dossier de pension,
 - de 1848 à 1968, plusieurs séries de pensions puis séries numériques

Les dossiers des officiers (active ou réserve) rayés des cadres après 1968 sont conservés par le BCAAM de Pau.

NOTES :
1) Les renseignements sur les officiers, qui ont quitté le service antre 1792 et 1798, se trouvent souvent aux Archives nationales, dossiers des comités militaires (séries AFII et AFIII).
2) Les dossiers de pensions et les dossiers postérieurs à 1848 sont classés selon la date de fin des services. C'est donc ce renseignement qui permet une identification rapide.

Troupes des colonies
Officiers et soldats au 18ème siècle : archives conservées par le Centre des Archives d'Outre-mer d'Aix-en-Provence (registres D 2c, dossiers E colonies et EE)

3. SOUS-OFFICIERS ET HOMMES DE TROUPE
La trace d'un sous-officier ou soldat peut être retrouvée à Vincennes, à partir de 1716 jusqu'à 1875 environ, uniquement si le régiment dans lequel il a servi est connu.
(à l'exception des militaires pensionnés de 1801à 1914).
Les "contrôles" de militaires du rang ne commenceront qu'à partir de 1716. Il est donc impossible de reconstituer la carrière militaire d'une personne qui autait servi avant cette date.
Jusqu'en 1786, les Contrôles sont dépourvus, de tables alphabétiques. Pour retrouver facilement un militaire il est préférable de connaître sa compagnie (le nom de son capitaine).
Après 1786, une table alphabétique est placée à la fin de chaque volume.
La série R des archives départementales permet, éventuellement, à partir du registres du recrutement, de connaître le régiment et la date d'incorporation d'un conscrit.
Cette série existe avec des lacunes (variables selon les départements) depuis 1793 environ.
La série de contrôles postérieure à 1875 n'a pas été conservée : on ne dispose dès lors que des registres du recrutement détenus par les archives départementales.

le SHAT ne détient pas les dossiers des militaires non officiers de la guerre 1914-1918, ni aucun instrument de recherche permettant leur identification. L'état des services (affectations, campagnes, blessures, actions d'éclat, citations, décorations) doit être recherché auprès des archives départementales du lieu de recrutement.

- Militaires nés entre 1847 et 1907, classes 1867 à 1927 : archives départementales du lieu de résidence de l'intéressé lors de son incorporation (domicile à l'âge de 20 ans)
* pour les militaires recensés en Algérie : Centre des Archives d'Outre-mer
(29, chemin du moulin Detesta, 13090 AIX-EN-PROVENCE)
* pour les français recensés à l'étranger : Centre des archives diplomatiques
(17, rue de Casterneau, BP 1033,44036 NANTES CEDEX 01)

- Militaires nés entre 1908 et 1948, classes 1928-1968 : Bureau Central d'Archives Administratives Militaires (caserne Bernadotte - 64023 PAU CEDEX).

Un fichier alphabétique des morts pour la France des guerres de 1914-1918 et 1939-1945, est conservé par le Ministère de la défense, Direction de la Mémoire, du Patrimoine et des Archives (37, rue de Bellechasse, 75700 PARIS). Ce service peut préciser le département de recrutement, le régiment, les date et lieu de décès ou de disparition, le lieu d'inhumation.

- à partir de la classe 1969 : Bureau du service national dont dépend l'intéressé.

Légion étrangère
suivant la date de fin des services :
- avant 1909, SHAT, registres matricule, série 48Yc
- après 1909, Commandement de la Légion étrangère, Bureau des anciens, BP 38, 13998 MARSEILLE ARMÉES

DIVERS

Le Service historique de l'armée de terre détient exclusivement les archives de l'armée régulière française ; les services accomplis dans la garde nationale ou dans la garde nationale mobile (1870-1871) se retrouvent aux archives départementales.

La médaille de Sainte-Hélène fut instituée en 1957 par Napoléon III pour être décernée à tous les survivants des guerres de la Révolution et de l'Empire, français et étrangers. On ne peut retrouver la trace d'un titulaire que si le régiment dans lequel il a servi est connu. **

Les zouaves pontificaux formaient un corps de volontaires au service du Pape, qui n'appartenait pas à l'armée française. Se renseigner auprès des Archives secrètes vaticanes, 00120 CITE DU VATICAN.

Concernant les volontaires de l'Ouest en 1870-1871 (ex-zouaves pontificaux) : Association du Général de Sonis, 28140 LOIGNY-LA-BATAILLE.

Les douaniers ne sont pas militaires. Se renseigner auprès du Centre de documentation historique du musée des douanes (BP 60, 33024 BORDEAUX Cedex)

Les cantinières, au même litre que d'autres fournisseurs, étaient des entrepreneurs privés autorisés à exercer leurs activités auprès des troupes. Elles n'étaient pas employées militaires, et n'apparaissent donc pas dans les effectifs.

Les infirmières et ambulancières pendant la guerre 1914-1918, n'étaient pas militaires. Se renseigner auprès du Centre des archives de la Croix rouge, 19 rue de la Paix, 1202 GENEVE, SUISSE.

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- pour le SHM: (Armée de mer) On distingue :

1. Les registres matricules où on trouve des listes de marins année par année et au fil de leur carrière. Ils se trouvent dans les ports (Brest, Cherbourg, Toulon, Lorient, Rochefort). On y trouve un état civil détaillé (date et lieu de naissance, noms et prénoms des parents, date et lieu de mariage, nom et prénom de l'épouse et des enfants, état de service, grades et blessures).

2. Les rôles d'équipage qui donnent la composition moins précise de l'équipage des bateaux. Même lieu d'archivage.recherche par nom de navire !

A Vincennes, on ne peut trouver des dossiers individuels que pour les officiers et sous-officiers ayant exercés après 1789. Sous l'ancien régime, il faut les chercher aux archives nationales (CARAN). Cependant une table alphabétique en a été dressée et une copie de cette table figure à Vincennes.
Les dossiers de pension qui peuvent donner d'utiles renseignements sur la famille, tant pour les équipages que pour les officiers sont à Vincennes.

Précisions complémentaires:
Port de référence
Nom du bateau (impératif)
Date d'embarquement.

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- pour le SHAA (Armée de l'Air)

Le SHAA est récent, puisqu'il a été créé en 1934 (année de la création de l'armée de l'air) ; généalogiquement, c'est moyennement intéressant pour 2 raisons :
-1°) on ne remonte pas très loin dans le temps
-2°)la population militaire passée dans l'armée de l'air est plutôt limitée par rapport aux masses passées dans l'armée de terre, MAIS...
Deux sources intéressantes sont à signaler :
-Un fichier nominatif des hommes (de l'armée de terre) ayant servi l'aviation pendant la guerre de 14 (pilotes, observateurs..., surtout issus de la cavalerie.) Le fichier n'est pas consultable directement ; il faut fournir a priori au président de salle nom, prénom, date et lieu de o de la personne recherchée ; celui-ci prête alors la fiche si le signalement correspond. Ce que contient cette fiche sert de base de recherche, car on y trouve l'état civil, la filiation, les unités servies, les fonctions occupées, les grades successifs. Un bon point de départ.
Plus tard, ce fichier devrait être consultable sur Internet, m'a affirmé le président de salle.

-Des dossiers individuels d'officiers aujourd'hui + et nés avant 1905, de l'armée de l'air, ou ayant intégré l'armée de l'air à partir de 1934. En salle de lecture, on trouve un inventaire nominatif alphabétique (sous série 1P) de ces officiers, leur date et lieu de o, avec l'indication de la cote de leur dossier individuel. Le dossier n'est pas directement accessible car on tombe sous la loi des 120 ans de délais, (voire de 150 ans s'il contient des renseignements médicaux) ; il faut alors demander une dérogation au ministre (à condition, je suppose d'être descendant direct).

Compte tenu du delai de rétention, les dossiers personnels ne peuvent être communiqués que pour des raisons administratives.

Précisions complémentaires :
ville d'origine, date de naissance, la période supposée d'enrôlement ainsi que le nom de son capitaine de compagnie (ou au moins celui du colonel de son régiment) grade, et indispensable: le nom du régiment ou de la compagnie

QUE  TROUVER  AU  S.H.A.A. ?

10 km linéaires d'archives papier produites par l'aéronautique militaire, puis l'armée de l'Air :
     - l'aéronautique militaire avant 1914      Série AA
     - l'aéronautique militaire de la Première Guerre mondiale   Série A
     - l'aéronautique militaire, puis l'armée de l'Air durant l'Entre-deux-guerres Série B
     - les forces aériennes d'outre-mer et les interventions extérieures  -Série C - Série I (Algérie)
     - la Seconde Guerre mondiale      Série D
     - l'administration centrale "Air" depuis 1945     Série E
     - les commandements territoriaux et les bases aériennes   Série F
     - les unités volantes        Série G
     - les grands commandements       Série H
     - la documentation technique       Série K
     - les dossiers administratifs du personnel militaire de l'armée de l'Air Série P
     - les archives entrées par voie extraordinaire (dons, acquisitions)  Série Z

Plus de 16 000 ouvrages spécialisés en aéronautique, civile et militaire, française et étrangère, en histoire militaire et diplomatique, en histoire contemporaine et en sciences politiques, depuis la seconde moitié du XIXe siècle.

Près de 800 titres de périodiques spécialisés, morts ou courants, français et étrangers.
- 5 000 000 photographies aériennes, depuis l'Entre-deux-guerres.
- 3 000 000 images.
- 100 000 photographies inventoriées individuellement.     
- Plus de 800 témoignages oraux d'acteurs de l'histoire de l'aéronautique militaire, depuis la Première Guerre mondiale, représentant plus de 3 000 heures d'écoute. Près de 5000 films et cassettes vidéo.
-Près de 900 insignes homologués des unités de l'armée de l'Air et une riche collection d'insignes anciens.
 

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- pour le SHGD (Gendarmerie)

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D'autres renseignements ?
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"Mémoire, Histoire et Patrimoine" du Ministère de la Défense.
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• le centre d'études d'histoire de la Défense
les services historiques de l'Armée de terre, de la Marine, de l'Armée de l'air, de la Gendarmerie
• le patrimoine militaire
• la Direction de la mémoire, du patrimoine et des archives
• les Ordres, Médailles et Décorations
• Petite encyclopédie de la musique militaire