Je vous les donne par département :

Moselle (57) La rue de la Frontière du hameau de Leiding, à Heining-lès-Bouzonville (Moselle), est française d'un côté et allemande de l'autre. Du côté allemand, elle se nomme Neutrale Straβe et appartient à Leidingen, section de la commune de Vaudrevange (Wallerfangen en allemand), dans le Land de Sarre. La frontière existe depuis 1815 et la signature du traité de paix de Paris après la défaite de Napoléon. Une partie du village a ensuite été rendue à la France après la Convention du 23 octobre 1829 entre la France et la Prusse. Vous pourrez en découvrir plus sur cet article d'Actu

Nord (59) Deuxième exemple avec la chaussée Brunehaut entre Gognies-Chaussée en France et Gœgnies-Chaussée (commune de Quévy) en Belgique. Il a été artificiellement divisé en 1678 par le traité de Nimègue : la partie nord rattachée aux Pays-Bas autrichiens et la partie sud au royaume de Louis XIV. Le partage cadastral définitif date du 28 mars 1820, lors du traité de Courtrai dit : »des Limites ». Vous pourrez en découvrir plus sur cet article de blog du patrimoine avesnois

Pyrénées-Orientales (66) Troisième exemple avec l'avenue de France au Perthus. La partie espagnole s'appelle Els Límits, et dépend de la commune de La Jonquera). Autre étrangeté : la commune a été créée en 1836, par fusion des communes de Les Cluses et de L'Albère. Mais ces dernières ne l'ont pas entendu de cette oreille, et leurs doléances ont abouti en 1848 à un nouveau découpage, officialisé en 1851 et aboutissant à l'existence de trois communes différentes. C'est donc à cette date qu'il faut situer la naissance officielle du Perthus, tel que nous le connaissons aujourd'hui. Vous pourrez en découvrir plus sur cet article du site de Jean Tosti