Ce courrier étant par essence privé, je n'en divulguerais pas les termes mais en résumerais les idées que je les partage ou non.

Premièrement on a deux visions qui s'opposent au sein des cercles, la première pessimiste qui déplorer le déclin quasi général des associations (On pourra relire le post de Thierry Chestier sur le blog de la FFG), l'autre optimiste parie sur le renouvellement & rajeunissement des cadres des associations et les nouveaux outils technologiques.

Le premier point technologique est l'appropriation des permaliens par les cercles. Cela suppose évidement que les archives en ligne en soient équipées mais cela redonne une plus-value indéniable aux relevés, cela permettant à chacun de revenir à la source par ses propres moyens, d'en exploiter toutes les informations secondaires (les signatures, les témoins ...) pour conforter ou invalider des hypothèses en cas d'homonymie ou d'actes non filiatifs. En ça les cercles se distingueraient des sociétés commerciales comme nous le soulignons ici ou . Cela recroise également notre appel à plus de permaliens .

Le second point concerne le dépôt d'arbres personnels. La solution proposée est de s'appuyer sur un service fédéral : Cléricus qui permet aux internautes d’accéder à un vaste répertoire des données généalogiques déposées par les adhérents de tous les cercles fédérés inscrits à Clericus, tout en leur cachant les dates, les lieux et les filiations. Pour avoir le droit de consulter le détail des données déposées, les internautes sont invités à adhérer au cercle qui détient les informations convoitées. Celles-ci sont en effet cloisonnées par cercle. Le troisième point, a porté sur le changement du mode de rétribution des cercles diffusant des informations par le biais du mode abonné de Geneanet, ce nouveau mode étant moins rémunérateur pour les cercles participants. L'ensemble de ces deux points a généré une réponse de Généanet indiquant avoir toujours soutenu le monde associatif et hébergeant 150 cercles et appelant a ne pas entrer en guerre froide.

A mon sens on revient sur un des nœuds du problème qui est que le monde associatif généalogique n'a toujours pas fini de trancher entre deux modèles : l'un basé sur les biens communs, gratuit, open source et copyleft pour les réutilisations non commerciales, il implique d'être basé sur les dons et de ne fonctionner qu'avec des bénévoles, l'autre plus commercial peut comporter du freemium en produit d'appel et des produits payants, il peut s’appuyer sur des employés. Il est celui poursuivi pour des raisons historiques par bien des cercles et l'on comprend que d'une part sa manne financière s'est fortement réduite par rapport au payement à l'acte de l'époque du minitel et que d'autre part il entre en concurrence avec les modèles économiques des acteurs professionnels du secteur. Entre les deux toutes les nuances existent et on voit des évolutions dans le positionnement de certaines associations, cela ne se fait jamais de soi, en particulier tellement notre sens de la propriété intellectuelle est imprégné en nous.

Pour en revenir au fond, pour moi ce qu'il manque c'est une possibilité d'hébergement d'arbres qui ne soit liée à aucun intérêt économique mais reste purement bénévole, un "Framaarbre" à la sauce Framasoft par exemple.

Le quatrième point est l’innovation et je félicite le cercle généalogique de l'Yonne pour avoir osé s'y attaquer. Alors que les dépouillements se déplacent vers les archives ou les entreprises commerciales, l'avenir des cercles ne peut passer que par autre chose. Un logiciel développé pour cette association (MaryonNet), a permis de transformer les tables de mariages en un grand arbre généalogique départemental de 2 millions de personnes. Le problème rémanent est de pouvoir visualiser, éditer, compléter un tel arbre. Mais là aussi l'association se démarque de toutes les acteurs commerciaux.

Le cinquième point concerne les partenariats internationaux avec d'autres cercles pour permettre à tous les descendants de migrants de faire le lien et souvent complexe, vu les différences orthographiques entre les actes avant et après migration. C'est un sujet que nous pensons important depuis longtemps et nous y avons amené notre modeste contribution avec Migranet

Le sixième et dernier point concerne le renouvellement du public, des bénévoles et des cadres du milieu associatif généalogique. La solution pour Pierre Le Clercq passe par une meilleure utilisation du site web de l'association permettant à cette dernière de proposer tout ce qu'elle sait faire. Pour moi cela ne répond pas intégralement au problème et il faudrait en particulier que le travail des cadres de l'association soit plus valorisé. J'en profite donc pour remercier du fond du cœur tous ceux qui sont aux manettes de ce site et invite ceux qui souhaitent participer au développement et à la vie de FranceGenWeb à se faire connaitre.