Quelques mois plus tard le ministère a trouvé une demi-alternative à Google. La partie numérisation n'est en effet pas touchée par l'accord qui vient d'être signé entre la BNF et Microsoft. C'est la partie indexation qui va elle bénéficier d'une alternative. Et qui plus est, une alternative sans exclusive. On se souvient en effet que c'est un des points les plus critiqués vis a vis de Google, ça participe à la vision d'empire hégémonique qu'en font certains. Cette demi-alternative n'est sans doute pas un mal non plus dans le fait que la BNF conserve la ligne éditoriale de ce qui est numérisé et mis en ligne.

On peut souligner que cet accord, conclu pour une durée d’un an reconductible, n’a pas de dimension financière et ne porte que sur des ouvrages libres de droits. Il apporte de la visibilité à la BNF au travers de Bing le moteur de Microsoft et ils contribuent au travers d'une quantité massive de texte océrisé (plus de 40 millions de pages) à donner de la pertinence grâce à ses contenus dans le web dit "profond", difficilement indexé par les moteurs de recherche aux réponses de Bing. Le service sera lancé en 2011, en même temps que la mouture française de Bing.

Autre sujet, toujours sur Google livres, le blog SiLex nous relate que des "Robins des bois" libèrent les livres de Google Book sur Internet Archive. Ils exploiteraient une faille des conditions d’utilisation de Google Book. Celles-ci interdisent en effet d’extraire du contenu de Google Book en procédant à des « requêtes automatisées » , mais rien n’interdit à une myriade d’individus de venir télécharger quelques ouvrages pour les déposer ailleurs. Comme ces "Robins des bois" sont américains, et que Internet Archive, contrairement à Google, ne filtre pas les contenus fonction des IP d'origine des internautes, certains contenus pour nous européens encore prohibés par Google, sont désormais accessible !

PS : merci Gilles de m'avoir poussé sur Facebook à commenter cette actualité