Dans ce 4e volet je voudrais aborder deux points :

- Tout d'abord un appel du "Think-Tank" (anglicisme pour dire un groupe de réflexion) iFRAP à unifier les efforts d'Européana et de Google pour numériser. C'est à lire sur leur site. Je vois à ça au moins deux problèmes

  • les contrats actuels de numérisation de Google, réservent des droits sur les fichiers numériques, on voit mal Google rompre ses anciens contrats pour échanger ses fichiers avec la BNF.
  • la numérisation des ouvrages sous copyright n'est pas abordée de la même façon des deux côtés de l'Atlantique. Google paye un forfait à une société de gestion des droits gérée par ... Google ! alors que Europeana a lié des partenariats avec les éditeurs pas forcément sans critique non plus, puisque ça revient à “réouvrir” une période d’exploitation, même non commerciale, pour un document dont c’est l’entrée dans le domaine public qui a bien souvent facilité la numérisation !

L'autre point concerne la relation entre Google et les bibliothèques publiques. Il n'y a pas qu'en Europe que les bibliothèques se rendent compte du monopole qu'est en train de se générer Google. Cet excellent article québécois est là pour nous le rappeler. Comme le démontre Olivier Ertzscheid sur son blog, Google se transforme en éditeur en offrant des services payants sur les ouvrages non libres revendus à la découpe à un tarif flou et encore on ne fera que louer un extrait de l'ouvrage, il ne s'agira pas d'un véritable achat ! D'autre part les bibliothèques qui ont elles mêmes fourni les ouvrages devront payer pour imprimer des extraits à un tarif là aussi pas franchement avantageux pour celles situées hors territoire américain.