Avenir de la généalogie : à vous la parole ! 3
Par Guillaume le vendredi 11 juillet 2008, 07:47 - Général - Lien permanent
Vous avez répondu présent pour les deux premières parties axée autour des relevés et des autres activités des associations. Je vous remercie de vos nombreux commentaires sur ces sujets. Vous pouvez d'ailleurs continuer à commenter ces deux lots de questions. Passons sur cette page au prochain thème : le fonctionnement des associations.
Quel sera le fonctionnement des associations (bénévoles, personnel rétribué) ?
Comment feront-elles face à la baisse du nombre de membres et au vieillissement des membres ?
Les multiples associations locales ne devront-elles pas fusionner ?
Quelles relations auront les associations avec les services d’archives municipales, départementales ou nationales ? et sous quelle forme (Partenariat, convention , mise à disposition de locaux ou de services) en échange de quels services fournis par l'association ?
Les associations resteront-elles des associations à but non lucratif ?
Resteront-elles les fournisseurs de données des entreprises généalogiques ?
Un 4e numéro de cette série aura lieu sur le thème du rôle de la fédération, merci de garder vos remarques sur ce sujet pour ce prochain numéro
PS : merci pour les notes filles sur différents blogs, j'ai lu celle ci et celle là




Commentaires
Bonjour, quelques réflexions :
Comment feront-elles face à la baisse du nombre de membres et au vieillissement des membres ?
- Si baisse il y a pour certains, elle n'a rien d'une fatalité pas plus que l'accroissement du nombre d'adhérentsd est une fin en soi. Si le projet associatif répond à une attente et se révèle fédérateur, pourquoi ne trouverait il pas son public ? Le problème du vieillissement est autrement plus problématique. Ce n'est pas l'engagement des jeunes qui est en cause, mais plutôt la façon de le vivre dans un cadre structuré. Même avec une organisation "horizaontale" une association ne fonctionne pas exactement comme les communautés virtuelles ou les réseaux sociaux.
Quelles relations auront les associations avec les services d’archives municipales, départementales ou nationales ? et sous quelle forme (Partenariat, convention , mise à disposition de locaux ou de services) en échange de quels services fournis par l'association ?
- A titre d'exemple, notre association a mis en ligne ses relevés sur le site des AD.
Les associations resteront-elles des associations à but non lucratif ?
Elles n'ont pas vocation à être à but lucratif mais chaque associaton gagnerait à clarifier la position de ses adhérents. Sont-ils bénéficiaires, usagers, clients... ou membre d'une communauté d'entraide ? Et si le but n'est pas lucratif alors comment mesure t-on la réussite du projet associatif ?
Bonsoir,
Continuons donc nos devoirs de vacances !
Fonctionnement des associations (bénévoles, personnel rétribué)
Il est clair que dans notre type d’association, c’est l’emploi de personnel salarié -avec toutes les aides de l’état qui se succédaient, et qui au final étaient toujours supprimées- qui a amené les associations vers la vente des relevés, et a transformé de nombreux adhérents en clients.
Je ne peux parler que de ce que je connais bien, donc je vais reparler du CRGPG . En dehors des 3 premières années, époque des TUC (rien à voir avec les gâteaux), notre association n’a jamais eu de personnel rémunéré. Ceci nous a permis d’avoir un montant de cotisation très raisonnable. La cotisation de base n’a pas augmenté depuis l’arrivée de l’euro, nous avions fait un arrondi, à ce moment là, en la baissant de 5 F :-))) . Nous avons dépassé l’année dernière les 2 millions d’actes en ligne, il me semble donc évident que nos adhérents ont pleinement conscience qu’ils sont dans une association.
Comment feront-elles face à la baisse du nombre de membres et au vieillissement des membres ?
Je suis d’accord avec mon prédécesseur pour le nombre, pour le vieillissement il n’y a qu’une seule solution, amener les plus jeunes vers nos associations. C’est donc aux responsables d’ associations de rajeunir, au moins dans leur tête, et de prouver que nous ne sommes pas des fossiles, mais au contraire bien vivants, en nous adaptant aux formes de communications actuelles, en limitant les contraintes à l’essentiel, et en faisant en sorte que les adhérents participent, tout simplement parce qu’ils ont le retour immédiat de leur participation.
Fusion des associations ?
Il y en a qui vont disparaître, point final !
Relations avec les services d’archives municipales : je crois que les associations sont connues dans les mairies qui renvoient d’elles-mêmes vers celles-ci. Avec la mise en ligne, c’est pour ainsi dire une étape qui disparaît.
Relations avec les archives départementales :
- pour moi il est évident que les archives départementales doivent être les dépositaires de la base de données des associations si ces dernières disparaissent. La disparition d’une association n’est pas une catastrophe, la dispersion de la base de données en serait une. - Pour la reste évidemment partenariat etc… mais l’association n’a pas tous les pouvoirs de décision, les relations varient complètement suivant les directeurs d’archives.
Relations avec les archives nationales :
Elles se font par l’intermédiaire des archives départementales
Les associations resteront-elles à but non lucratif ? oui, ou elles auront disparues, absorbées, sous couvert de rendre service, par X, Y ou Z
Resteront-elles les fournisseurs de données des entreprises généalogiques ? non, ou elles auront disparues, absorbées, sous couvert de rendre service, par X, Y ou Z
J'espère que je vais avoir un bon point !
Cordialement
Bonsoir,
Ben Guillaume on ne peut dire que tu sois en manque d'inspirations! Toutes ces questions dont, je le pense, nous connaissons tous les réponses sur FGW.
Contrairement à Christiane, je pense que l'emploi n'a pas été le moteur premier des embauches. Je crois, et les faits me donnent hélas raison, que c'est le retour sur investissement qui a fait macher la boutique!
En effet si tel n'était pas le cas le débat sur la gratuité absolue des relevés aurait-il lieu d'être? Très vite la manne financière a été un emballement que nombre d'assos non pas su maîtriser. En effet comment expliquer le budget de certaines d'entre-elles très supérieures à beaucoup de petites entreprises?
Certaines associations justifient la poursuite de cette course avec un chantage à l'emploi! Est-ce bien normal?
Si le vieillisement de la population est inéluctable sur les 50 prochaines années, les associations suivront le même chemin.
Toutefois il faut encore une fois se poser la question de quelle société voulons-nous? De la réponse à cette question viendra aussi un début de solution pour le rajeunissement des effectifs associatifs. En effet la course folle à l'argent, l'individualisme grandissant, l'aggravation des conditions de travail font que l'avenir associatif et pas seulement généalogique n'est pas reluisant. Tous ces éléments font que demain payer sera une chose normale! Prenez un exemple très parlant:
Deux produits vous sont proposés; le premier payant, le second gratuit! Lequel est de meilleure qualité. La logique veut que nous répondions tous je ne sais pas; pourtant dans la vie de tous les jours nous n'avons aucuns scrupules à dire que c'est celui qui est payant! Attention regardez bien vos faits et vous verrez qu'hélas j'ai raison. Pourtant bien souvent c'est l'inverse qui est vrai c'est le gratuit qui est de meilleure qualité. Pourquoi simplement que le concepteur s'oblige à un résultat de haut niveau alors que le payant ne cherche que la rentabilité.
Je sais je suis HS mais est-ce si sûr?
Fusion ou disparition sont les deux seules solutions. Ce n'est pas forcément la plus connue qui restera mais celle dont les travaux seront les plus éloquents!
Par travaux entendez disponibilité des travaux ET contrat, au moins moral, respecté vis à vis des partenaires, des bailleurs de fonds, des correspondants, et de ses adhérents.
Je vais encore me faire des amis!
Cela devrait déjà être le cas! Si tout ceci est absent c'est qu'il y a un os sérieux quelque part! Il serait grand temps de regarder ce qui se passe! Est-il normal que des subventions, quelqu'en soit la forme, soit versé à des assos qui ne rendent rien à la collectivité?
Je sais qu'il y a des sensibilités politiques, des affinités entre individus qui viennent interférer mais se poser la question ne peut faire de mal!
Lorsque l'on voit des chercheurs individuels qui ne peuvent poursuivre leurs travaux fautes d'argent alors qu'il déposent systématiquement le fruit de leur travail et qu'à coté l'asso ne fait rien ... Je sais de quoi je parle car j'ai le cas dans une commune que je fréquente très régulièrement. Que faut-il penser lorsqu'une mairie refuse de donner une copie de son inventaire alors que des travaux conséquents sont en cours?
Quelle société voulons-nous? Quelles valeurs voulons-nous donner à nos enfants, petits-enfants voire arrière...?
Je ne pense pas que les créateurs de 1901 soient très heureux de ce qui se passent dans ce monde associataif où le dieu fric prend de plus en plus de place!
J'ai la naïveté de croire que la rebuffade va se produire et qu'un retour aux vrais valeurs de 1901 va surgir.
Là je poserais la question autrement!
Les associations vont-elles reprendre la main sur le travail de leurs adhérents? Vont-elles accepter de continuer de se voir accuser de vol?!
En effet nous avons bien un vol de l'esprit 1901; nous avons bien un vol de l'esprit de bénévolat des adhérents!
D'aucuns voudront m'objecter, avec raison, que ce sont bien les adhérents qui ont autoriser leur propre dol! Je leur demanderais quel est le pourcentage effectif de présents aux AG (présents physiquement et non par procuration)? Quel est le réel pouvoir de décisions des adhérents éloignés? À l'heure d'internet on peut se poser beaucoup de question sur la volonté de démocratie affichée.
Je vais aussi me faire des amis mais tant pis !
Je crois qu'il faut vraiment re-définir les rôles entre professionnels, associations et sociétés commerciales de généalogie. Je travaille en partenariat avec deux de ces sociétés, pour le moment. Je viens de recevoir un message de l'une, en copie, qui répondait à la question d'un de ses clients. Elle a ainsi très clairement défini qui elle était puisqu'elle dit qu'ils ne sont pas des généalogistes mais un site hébergeur d'arbres créés par des membres. Il me semble que cette définition est claire. Et elle envoyait son adhérent vers moi, professionnel. Peut-on imaginer un partenariat à trois : celui entre les associations et les entreprises commerciales pourrait ne pas changer. Un partenariat pourrait se généraliser entre généalogistes professionnels et entreprises commerciales (peut-être à la manière de ce que j'ai mis en place avec elles qui fonctionne bien, il me semble, en tout cas qui me satisfait). Un partenariat pourrait se mettre en place entre associations et professionnels. Plutôt que d'embaucher du personnel (avec toutes les contraintes que cela inclut, contrat aidé ou pas), pourquoi n'accepteraient-elles pas de payer des factures aux professionnels contre travail ? Et dans ce cas-là, si besoin, ce serait le professionnel qui pourrait embaucher, puisque là il est bien dans son rôle.
La fusion des associations : dans ma région, c'est plutôt le contraire qui s'est passé. Sans doute dû à la personnalité du président de l'association la plus ancienne. Mais on a vu, petit à petit, de 1989 à 2006, la période où j'y suis resté, des sections locales disparaître, prendre leur autonomie pour ne pas être bloquées dans leurs projets. De même, l'association s'est scindée en deux et les deux présidents se regardent en chien de faïence quand ils sont présents à la même manifestation. Dans ma région, la fusion est impossible, inenvisageable. C'est plutôt l'escalade. A moins qu'une instance décide pour elles. Qui décidera des fusions, si fusion il doit y avoir ?
Les membres vieillissent-ils ou ne sont-ils pas suffisamment renouvelés ? Comment attirer les gens vers les associations de généalogie ? Il me semble qu'actuellement, la vie bénévole d'une personne est faite de projets. Je vais dans cette association parce que le projet dont elle parle me convient et que j'ai envie de m'y investir. Si elle ne me propose pas de nouveau projet dans lequel je veuille y mettre le même investissement, je vais chercher une autre association, un autre projet. La généalogie, cela peut aussi permettre à des personnes de revoir leurs savoirs de base, de se repérer dans l'espace et le temps (je le sais, je l'ai fait avec des groupes de personnes en difficulté sociale et professionnelle). Ce n'est plus seulement du dépouillement. Ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres. Donc comment les attirer ?
Enfin, il me semble que les liens avec les services d'archives doivent être tri-partites : Archives, associations et professionnels. J'ai constaté que, souvent, chacun plaide pour soi dans son coin, sans qu'il y ait réunion entre les trois qui permettrait d'avancer véritablement.
Non seulement Guillaume ne manque pas d’inspiration, mais ses question sont très, très malines, et ce n’est pas du tout une critique !
Revenons sur l’emploi, j’avais volontairement omis dans ma première réponse, une cause très importante de l’emballement, qui est tout simplement l’ego de certains présidents qui trouvaient, ou retrouvaient, dans la vie associative, en embauchant, le plaisir d’être patron. Une association de notre secteur a eu jusqu’à 18 salariés !
Quant au budget des associations, j’ai personnellement entendu un ancien président de la fédération, demander à un président d’association quel était son chiffre d’affaire ; sachant qu’en plus beaucoup de présidents confondent chiffre d’affaires et bénéfice, pas la peine de chercher pourquoi quelques associations sont dans une très mauvaise passe.
Je ne vous cache pas avec quel dédain on me regardait : notre association est à la campagne, au milieu de nul part, ravitaillée par les corbeaux, le budget est très modeste, et je m’embarrasse pas en faisant des courbettes aux hommes politiques de tous bords. Mais je sais compter, j’adore le rôle que je me suis donnée d’empêcheur de tourner en rond, et j’ai un sens de l’humour inépuisable !
Cependant, ne généralisons pas, ces associations délirantes sont marginales. Malheureusement elles nuisent à la crédibilité de l’ensemble du groupe.
La réflexion sur le payant-gratuit n’est pas HS, elle est au contraire en plein dedans.
Je suis bien d’accord avec Yannick pour la suite, le problème des subventions c’est qu’elles achètent des électeurs potentiels. Avant les élections tous les futurs élus sont à notre écoute, il suffit de demander, même, et surtout, si on ne demande rien !
Les associations vont-elles accepter de continuer de se voir accuser de vol ? C’est effectivement le gros problème, car comme plus haut, ce comportement nuit à la crédibilité de l’ensemble du groupe, alors que beaucoup d’associations ne sont pas entrées dans ce jeu.
Redéfinir les rôles entre professionnels, associations et sociétés commerciales :
Très franchement je n’ai absolument rien contre les généalogistes professionnels, cela relève du choix du généalogiste de se faire aider pour une recherche difficile, et en tant que responsable d’association je n’ai pas à être pour ou contre. Mais, Stéphane, comme vous êtes le marginal de la généalogie professionnel, comment comptez-vous convaincre vos « amis » qu’il serait de l’intérêt de tout le monde de se mettre autour d’une table et de discuter ?
Partenariat pour les associations avec les entreprises commerciales : à mon sens cette fusion des genres n’est pas bonne.
1)On connaît tous le monde de la grande distribution , les producteurs de navets, carottes et autres produits pourtant indispensables, sont obligés de plier devant les distributeurs.
2)La créativité de certaines associations disparaitrait complètement
3)le but des entreprises commerciales ne serait pas de mettre en valeur le « produit de l’association », celui-ci serait simplement un faire-valoir de tous les produits annexes, utiles ou pas, de temps en temps à la limite de l’escroquerie
4)Je ne crois pas que dans ce contexte le droit à la parole des bénévoles serait respecté
5)Vu le monde de profit actuel, à très, très brève échéance les associations disparaitraient complètement, sans faire-part de décès
Cependant je ne me fais pas d’illusions, il y en a beaucoup qui, en voyant là un soulagement à leurs difficultés quotidiennes, vont céder au son de la berceuse. Il est évident qu’assumer la gestion informatique d’une association n’est pas de tout repos, et que l’on peut virer du vert au rouge en moins de temps qu’il en faut pour le dire, sans compter les insultes qui peuvent pleuvoir assez vite à la moindre panne
Fusion des associations par Stéphane, c’est plutôt le contraire etc….. : Sujet que je connais bien, je ne vais pas ressortir les vieilles histoires, cela ne sert absolument à rien. Les fusions volontaires ou imposées ne pourraient que déboucher sur des guerres de tranchées, il est donc préférable de laisser les choses évoluer d’elles-mêmes, en dernier ressort les adhérents iront vers le plus performant. Le problème de la propriété des bases de données se pose toujours, mais je n’ai pas la solution. Même dans les grandes entreprises, il y a toujours le risque d’un informaticien malveillant, alors que voulez-vous faire dans nos petites structures, à part donner en dépôt aux AD, une copie du CD de la base de données.
Les liens avec les archives, tripartites : on en revient à vos deux présidents, si déjà les associations étaient capables de se parler
, il n’est pas rare que le directeur des AD serve d’intermédiaire.
Cordialement
Merci, Christiane, de m'avoir qualifié de marginal de la généalogie professionnelle. Vous ne pouvez pas savoir combien vous m'avez fait plaisir. Merci ! Comment vous dîtes ? "J’adore le rôle que je me suis donnée d’empêcheur de tourner en rond, et j’ai un sens de l’humour inépuisable ! " Cela marche aussi pour moi.
Mais je ne veux obliger personne, convaincre personne. Je ne vais plus perdre mon énergie là-dedans. Je fais plutôt dans la simplicité : j'agis et qui m'aime me suive... Si mes "amis" ne veulent pas, pas grave, j'aurais agi en fonction de ma conscience professionnelle et personnelle, en fonction de ce qui semble bon pour mon entreprise et sa survie. Pour le reste, Ponce Pilate est passé avant moi.
Il me semble que nous sommes quelques uns, professionnels, à penser ainsi. C'est amplement suffisant. Plus ce serait trop !
Le monde de la généalogie a fait sans les professionnels jusqu'à présent parce que les professionnels n'ont pas su prendre une place. Ce monde est en train de changer et ils ne se bougent pas plus qu'il y a 20 ans. Vous connaissez Darwin ? Nous y sommes en plein : seuls survivront ceux qui ont su s'adapter ! Quant aux autres...
Je suis peut-être cynique ou désabusé sur mes confrères, tant pis. Je suis un marginal, un hors-norme mais je l'assume très bien.
Fin de l'aparté, retour au débat.
Merci pour les fleurs, Christiane, mais je me dois de partager et de rendre à César ce qui lui appartient...
Mes sources d'inspirations pour les questions sont multiples, comme évoqué lors du 1er numéro de cette série :
et surtout
J'essaye de trier/regrouper les questions par thème pour que ça se tienne et qu'il y ait une certaine cohérence mais il y a sans doute d'autres questions à poser, donc soit vous profitez de la tribune ouverte pour les poser (dans l'article le plus en rapport SVP) soit vous me les adressez par mail, si c'est tout un chapitre qui semble manquer à vos yeux.
Ce qu'on peut remarquer, c'est que la réflexion semble surgir un peu tous azimuts, aussi bien dans la presse, que dans les revues d'associations (fédérées ou non) et au sein de la fédé. Elle me semble d'ailleurs être bien dans son rôle en lançant cette enquête.
Charles Hervis avait à mon avis tout à fait raison de dire que cette prospective intéresse tout le monde au sein du microcosme généalogique, professionnels, associations, particuliers ou marchands... Une phase d'évolution intense à lieu, il vaut mieux confronter nos réflexions, nous irons plus loin ensemble.
Bonjour
Je ne sais qui va noter Christiane … mais vu votre dernier message (du 10 juillet), le mauvais point était pour moi
Quelques reflexions :
Comment feront les associations face à la baisse du nombre de membres et au vieillissement des membres ?
S’intéresser aux adhérents, ne pas considérer qu’une cotisation est acquise une fois pour toute. Une association ne pourra que perdurer si elle « s’occupe de ses adhérents » : écouter leur besoin, et creuser les idées, lancer des sondages …être à leur écoute. C’est le dynamisme d’une association qui motive les jeunes généalogistes à adhérer. Ceux tout au moins (comme Olivier) qui veulent aller plus loin que la recherche d’ancêtres (style case à combler). L’objectif est bien de fidéliser les adhérents par de multiples actions collant à leurs besoins. Lorsqu’un adhérent s’en va d’une association en précisant avoir été déçu : personnellement cela m’intéresserait de savoir pourquoi il a été déçu. Et puis il y a le turn-over inévitable du à de multiples raisons, d’ailleurs quelquefois non inhérentes à l’association.
Les multiples associations locales ne devront-elles pas fusionner ? Il existe des associations régionales (quelquefois fédérées). On devrait tendre vers cela. Mutualiser les moyens informatiques, les bulletins régionaux …Mais définir les sphères d’interventions, et donner/laisser de l’autonomie aux associations départementales et locales. Ce que je constate c'est que cela se passe plus ou moins bien si les associations restent libres dans leur fonctionnement et dans leur évolution (notamment la mise en ligne gratuite de leur base de données). Autrement, c'est l'éclatement !
Il est totalement impossible de convaincre les associations d’aller vers tel ou tel schéma. Il y a des évidences aujourd’hui qui s’imposent.
Si certaines associations départementales ou régionales n’ont pas compris que l’arrivée des archives numérisées sur le net permettaient à tout un chacun de s’impliquer et de se fondre dans un projet collectif, ou de développer des initiatives personnelles (toute initiative doit être respectée), et bien ces associations disparaîtront si elles n’ont pas développé d’autres spécificités que les relevés BMS, NMD et montrer un peu plus d’ouverture. Dommage, en créant des synergies on réalise des projets qui peuvent être qualifiés de très ambitieux au départ !
Et j’en viens aux relations avec les archives :
Avec les archives communales : Des actions ponctuelles existent et pourraient se développer : Pourquoi un conseil d’administration se passe-t-il toujours au même endroit ? Pourquoi pas dans une ville chaque fois différente, avec exposition à l’appui pour faire connaître l’association ? Une visite commentée de la ville ? Des portes ouvertes en quelque sorte ? Chacun y trouve de l’intérêt : activité dans la ville, et connaissance du cercle local. Au passage dépôt des dépouillements systématiques de la commune, les grincheux me rétorqueront que le bénéfice n’a été que de quelques une voire deux cotisations et que c’était une action ciblée pour recevoir quelques subventions ! Les subventions communales sont souvent ponctuelles, dans ce cas de figure. Je le vois comme étant une contribution financière au travail bénévole accompli. D'accord, il s'agit d'une initiative et pas vraiment d'une relation, mais l'association est connue.
Les archives départementales : Quelle relation ? Comme dans toute communication ou partenariat, lorsqu’il y a échange et écoute mutuelle on peut faire beaucoup. Je suis bien placée pour le savoir , mais il faut une volonté réciproque. Tout cela ne dépend pas que de l'association.
Je précise qu'il n'est pas dans les missions d'un directeur d'Archives départementales de solliciter telle ou telle association. C'est donc bien aux associations d'aller vers les archives et de proposer des partenariats.
Les Archives départementales doivent, indirectement, être le pôle ou tous nous devons converger, et notamment par le dépôt de nos travaux.
Tout-à-fait d’accord avec vous Guillaume sur la nécessité de confronter nos réflexions, et vous avez eu raison de diffuser l’enquête sur votre blog, permettant ainsi une discussion publique.
Pour la fédération - oui elle est très bien dans son rôle
- mais il me semble utile qu’elle étudie les réponses en fonction du contexte : archives en ligne ou non, bases de données en ligne ou non, et depuis combien de temps si oui, association locale ou départementale etc……
Nous répondons tous en fonction de notre expérience, mais referions-nous la même chose aujourd’hui ? pas obligatoirement car la situation a changé.
Mais non Elisabeth, pas de mauvais point !
Pour les archives départementales, là aussi les choses changent, les nouveaux directeurs d’archives vont beaucoup plus facilement vers les associations.
Cordialement
Guillaume, vous précisez que la FFG semble être bien dans son rôle en lançant cette enquête. Elle donne également son feu vert pour que tous puissent s'exprimer sans considération de nos univers généalogiques. C'est bien.
Tout le monde est concerné (associations fédérées, non fédérées ...), mais qui va synthétiser l'ensemble des réflexions et surtout où vont apparaitre les conclusions ? : Sur quel site ?
Le président de la FFG nous a proposé de participer à la synthèse, ce blog essayera de s'en fera l'écho
Bonjour,
Les Associations Généalogiques sont utiles et le resteront même lorsque toutes les Archives seront totalement numérisées. D'abord, elles ont un rôle de Conseil, des membres de certaines associations assurent des cours de formation à la recherche généalogique, des cours de paléographie. Et il ne faut pas oublier que pour les actes datant d'après 1860 ne seront pas en ligne, sur recommandation de la C.N.I.L. qui a annoncé que cette date ne bougeras pas en fonction du raccourcissement des délais de consultation publiques prévues par la nouvelle Loi sur les Archives qui vient d'entrer en vigueur.Donc les demandes seront toujours faites en ce qui concerne les actes postérieurs à 1860. Il y a aussi des Cercles de Généalogie qui s'obstinent à donner leurs relevés à des marchands de généalogie du genre Notre-Famille.com, Généalogie.com et si ils sont sur Internet, lorsqu'un nom est entré, il y a une connexion automatique sur le Minitel 3617 et bonjour la facture du Fournisseur d'Accès à Internet (Il n'y a pas d'information sur leurs sites). Une copie d'acte vendue par ces sociétés coûte 10 euro, alors qu'aux Archives Départementales, c'est entre 20 centimes et 50 centimes d'euro. Il y a aussi des Cercles de Généalogie en sommeil, du genre du Cercle de Généalogie Gasconne et Gersoise (C.G.G.), pas de réponse aux courriels.
Avec mes amitiés Bernard65Comme le 4e volet sur l'avenir de la généalogie tarde, que je ne voudrais pas que la question importante de la fédération soit oubliée, que j'ai d'autres activités dans les semaines à venir, et que je ne voudrais pour rien au monde manquer l'occasion de m'exprimer sur le sujet, voici ce j'ai préparé sur le sujet :
Fédération
Il y a deux niveaux bien différents.
Au niveau national :
C’est plus une association de certaines associations qu’une fédération.
Vu de l’extérieur, je ne retiens que 2 choses :
- le congrès - Bigenet
Je ne suis pas certaine que l’organisation du premier se justifie encore, car beaucoup trop coûteux.
Bigenet a été la plus grosse erreur de la fédération, et l’objet des plus nombreuses critiques, surtout de la part des généalogistes amateurs et des bénévoles, ce qui est beaucoup plus grave. J’ai personnellement eu l’occasion de recevoir des messages de gens qui, ne nous connaissant pas, faisaient un amalgame entre notre association et les associations Bigenet. Ce n’est pas très agréable, surtout lorsque vous défendez les véritables valeurs associatives.
Personnellement je m’étonne même que cette base de données ait pu être mise en place, vu la petite participation des associations fédérées !
Pour mémoire la mise en ligne, via Bigenet, des relevés de l’association du Cher (dont le président était aussi président de l’union centre et de la fédération) a entraîné la création de registres 18, groupement de bénévoles qui ont numérisé les registres, et fait des dépouillements qu’ils mettent en ligne, hors de toutes associations. C’est ce que l’on appelle le plantage maximum ! Et l’indifférence totale d’une association face à l’opinion exprimée par ses adhérents.
D’une façon générale la fédération est passée complètement à côté d’internet, et même plus largement de l’informatique.
Au niveau régional :
Dans ce que je connais, il y a des unions très actives, et fédératrices, c’est donc la preuve qu’il y a des choses à faire ensemble, et d’autres unions sans grand intérêt.
L’intérêt pour une association de se fédérer ? Dans l’union dont notre association ferait partie, je n’en vois aucun.
Revenons au niveau national, celui qui me préoccupe le plus.
Intérêt d’être fédéré ou pas ?
- Pour nos adhérents : Ils n’y portent pas grande attention, ils s’intéressent à nos travaux. - Pour les archives départementales : les directeurs ne voient que l’intérêt de nos travaux, aucune différence entre associations fédérées ou pas.
J’ai souvent entendu dire qu’il fallait être à l’intérieur de la fédération pour faire bouger les choses, et depuis de nombreuses années ! mais je n’ai rien vu bouger, si ce n’est Guillaume en diffusant le questionnaire.
Je me pose donc quelques questions :
- Est-ce-que le somnifère est fourni avec le bulletin d’adhésion ? - Que veulent les associations en se fédérant ? une légitimé qu’elles peuvent afficher sur leur site ?
La légitimé d’une association est faite par les adhérents. Si les généalogistes nous trouvent alors que nous ne faisons aucune publicité, et que nous ne participons à aucune manifestation, on peut en conclure que nous ne sommes pas trop mauvais ;-)….. et que beaucoup de moyens de communications (médias ou autres) ne sont pas aussi indispensables qu’on nous le dit, et que l’on voudrait nous le faire croire. Le bouche à oreille, ou clavier à écran, si vous voulez, est largement aussi efficace !
J’ai la petite prétention de croire que j’ai fait beaucoup plus avancer les choses, au moins localement, en étant à l’extérieur. 1) parce que j’ai échappé au somnifère 2) parce que je n’ai pas eu à lutter contre des personnes qui n’avaient qu’une envie m’empêcher d’avancer, l’énergie dépensée par certains pour ne pas avancer est effrayante !
L’avenir
Si la « fédération » se renomme « association d’associations » pas de problème, elle peut rester comme cela.
Si elle veut mériter son nom de fédération, c’est tout autre chose !
Que faudrait-il ?
Au minimum que les conditions suivantes soient remplies : - Que la fédération refasse son site internet pour offrir un minimum d’informations pratiques aux généalogistes, mettre en ligne un inventaire de tous les dépouillements faits même hors fédération, me semblerait déjà un bon début. - Que Bigenet disparaisse pour être remplacé par une consultation gratuite pour les adhérents, condition indispensable pour se réconcilier avec les généalogistes amateurs. - Que la mutualisation des services informatiques soit en cours d’étude, là nous aurions une fédération - Que les associations soient reconnues du fait de leur existence, et non parce qu’elles plaisent aux voisins, condition indispensable pour représenter toutes les idées.
A ce moment là, la fédération aura vraiment commencé à changer, et à avancer.
Et si dans l’immédiat un membre du bureau de la « fédération » participait à ce débat, nous saurions que les membres du C.A. ont compris qu’ils sont élus pour représenter les adhérents, la moindre des choses étant donc de participer aux débats d’idées, c’est une politesse due aux adhérents.
Si ils se contentent de venir lire, je serai obligée de penser qu’ils continuent à se considérer comme des êtres suprêmes (dont nous pouvons très bien nous passer) , qu’ils ignorent le sens des mots « association » et « relation », et qu’ils ne comprennent toujours rien à internet, et c’est alors plus que navrant. Reste à chanter un requiem !
C’est très bien de faire cette enquête, mais cependant je suis inquiète sur la façon dont les résultats seront pris en compte, et surtout sur les délais pour voir les changements. Si je compte bien : - 6 mois pour l’enquête + 6 mois pour l’étude des résultats = Juin 2009 - Reprise des activités en septembre - Discussions + tergiversations + un pas en avant, deux en arrière, sans oublier les cheveux coupés en quatre = Juin 2010 pour décider des orientations générales. - Pour mener à bien un projet informatique, avec des personnes motivées, il faut 1 an = 2011
3 ans, cela correspond à la durée des contrats de base proposés par les sociétés commerciales pour gérer les données des associations, ou, lorsque l’on a mauvais esprit (comme moi) pour nous faire disparaître, d’autant plus que, dans ce domaine, le nombre de ces sociétés peut se restreindre sérieusement, nous avons tous en mémoire la première fusion de 2007.
J’ose donc espérer que les étapes vont être brûlées par la « fédération » ! Mais à l’époque des mailings, rien que la forme de l’enquête est risible (je ne parle pas de FGW) ! Quant au désir perceptible de rester « entre nous, fédérés », cela dépasse le simple bon sens, sauf si le souhait final est, de ne pas être bousculé…
Tout ceci étant exposé, j’ai répondu aux questionnaires parce que j’avais les éléments pour prouver qu’il est possible de faire autrement, et pour une somme minime, il y a certainement plein d’autres idées à exploiter parmi tout ce qui se fait déjà, je suis très, très loin d’avoir fait le tour du sujet.
En répondant, donc, je veux essayer de faire bouger les choses, parce que je veux continuer à rêver à des regroupements de bases de données et que nous pouvons encore faire de belles choses sans aussitôt penser profit, parce qu’il y a toujours intérêt à travailler ensemble et non contre ; mais si l’électro-encéphalogramme de la fédération reste plat, je n’y verrai pas grand inconvénient. Est-il d’ailleurs encore temps de changer ? je n’en suis pas certaine ; quand les associations ne donnent pas satisfactions aux généalogistes, ils se débrouillent sans elles, et ils ont bien raison. Je serais cependant curieuse de connaître le nombre d’associations non fédérées ?
Il ne faut cependant pas donner à tout cela plus d’importance que mérité ; En comptant qu’un même adhérent est compté 2 à 3 fois par la fédération, par le jeu des multiples cotisations, c’est tout au plus 30 000 personnes concernées, soit environ 0,0005% des français si je ne fais pas d’erreur, les notes sur ce blog sont lus au grand maximum par 200 à 300 personnes, et nous ne sommes qu’une dizaine à nous être exprimés sur l’avenir de la généalogie. Nous sommes bien minuscules ! A comparer aux 500 à 800 000 généalogistes français annoncés dans un article de France Soir !!!
Je n’ai pas mis de smyley partout, ce serait un peu épuisant, mais l’ensemble est cependant dit avec un grand sourire, et je confirme ce que j’avais dit précédemment, je n’ai aucune envie de couper des têtes, seulement l’envie de continuer à faire de la généalogie en m’amusant.
C’était mon dernier coup de pied dans la fourmilière, merci à Guillaume de nous avoir donné la possibilité de nous exprimer.
Cordialement
PS : J’ai fini par lire le règlement du prix littéraire, cela ne fait que confirmer ma pensée, la fédération est dans le brouillard avec des lunettes de soleil ! Je suggère d’ajouter sur le site un panneau « Etranger passe ton chemin »……..
Bonjour à tous Permettez à un généalogiste amateur (!!!???) du millénaire dernier de donner un avis sur la disparition des associations. C'est inéluctable et cela arrive depuis longtemps. Faute de candidats aux postes de "responsabilité"; faute de capacité à gérer un héritage trop lourd. Que deviendront les travaux accumulés ? Les Archives départementales rechignent bien souvent à les accueillir. Alors ? Numériser et déposer ? où ? Un président-fondateur qui a décidé de dissoudre l'association pour enfin se consacrer à sa généalogie.
Bonjour,
J'ai lu avec beaucoup d'intérêt vos débats et je me permets de vous faire part de mon état d'esprit.
44 ans, généalogiste amateur à mes temps perdus, père de famille (de jeunes enfants), internaute et vivant dans un des rares départements de France où ma famille n'a essaimé aucun de mes ancêtres. Je suis donc contraint à profiter des moyens modernes de généalogie (internet, notamment) pour faire avancer mes recherches.
J'ai d'abord commencé mes recherches à l'occasion de vacances avec mon père durant ma jeunesse. Ces recherches se sont ensuite arrêtées pour cause d'éloignement de l'ensemble des départements où mes recherches m'emmenait. Internet m'a ensuite permis de redémarrer celles-ci dans le début des années 2000.
C'est à ce moment que j'ai commencé à adhérer à une association, puis une seconde. Au départ j'y trouvé grand intérêt par l'accès aux bases de relevés. Puis, ayant glané ces informations utiles à mon arbre, l'intérêt s'est ensuite limité au bulletin : vie de l'association, questions-réponses, contenus qui se sont rapidement révélés initéressants pour moi, l'adhérent distant. Bref, j'ai cessé d'adhérer, concommitamment avec l'explosion de l'offre internet non associative et pas nécessairement marchande : j'ai beaucoup progressé gràce à geneanet, les sites d'entraide (Fil d'ariane, entraide FranceGenWeb et autres initiatives locales). A noter que ces réseaux d'entraide ont un coût, effectivement mais uniquement limité à la couverture des frais générés. J'ai relancé ma contribution personnelle en retour de l'entraide reçue ça et là en contribuant à une initiative locale de dépouillement d'actes en vue de la diffusion libre et gratuite sur internet, et au travers de divers autres initiatives, notamment par la création un blog recensant les ressources généalogiques internet par département (genea-bricolo).
Voilà pour mon expérience personnelle qui est passée transitoirement par les associations généalogiques. Maintenant je passe à mes réflexions et propositions :
- Fonctionnement des associations : Mon expérience me montre que les associations généalogiques sont dirigées par des retraités vivant territorialement dans le département de l'association : 1°) A mon sens, il existe pour une certaine part, un conflit de génération entre les généalogistes traditionnels plus agés, et ma génération, moins disponible (travail et famille obligent), plus orientée sur les nouvelles technologies et souvent expatriée de sa région d'origine pour raison d'emploi : Sur ce point, sans remettre en cause l'engagement des dirigeants de ces associations, il serait judicieux pour elles de distiller au sein de leurs instances dirigeantes un savant mélange générationnel. 2°) La prise en compte incomplète des adhérents éloignés : En effet, ces adhérents qu'on ne rencontre jamais du fait de l'éloignement, sont bien souvent considérés par les membres des associations comme de vulgaires consommateurs de relevés et peu d'efforts sont faits à leur égard. On constate des associations avec deux catégories d'adhérents : les locaux (qui participent à l'oeuvre collective et bénéficient de toutes les prestations de l'association) et les éloignés (qui cotisent pour consulter les relevés). L'avenir de ces associations (qui je l'espère sont peu nombreuses) passe nécessairement par une redéfinition de leurs objectifs davantage tournée vers ces adhérents lointains. 3°) Le bulletin de l'association : j'adhère à presque tout ce que j'ai lu sur ce thème dans vos messages, notamment par une transformation de ceux-ci en source d'information et non simplement en outil de communication sur la vie de l'association.
- La question des "gros sous" : certaines associations ont certainement perdu de vue que la loi de 1901 faisait d'elles des organismes à but non lucratifs. Loin de moi de prôner la gratuité totale, mais de stigmatiser des prestations associatives hors de toute modération sur le prix(achat de relevés, et autres travaux à des coûts exhorbitants). Ce type de comportement entraine nécessairement la prise d'initiatives locales parallèlles qui engagent des relevés des communes déjà dépouillées pour les mettre librement à disposition de tous sur internet : la mort de ce type d'associations apparait donc programmée à moyen terme.
- Mes propositions : La prise en compte des adhérents locaux est bien prise en compte d'une manière générale par les associations, ce qui coince ce sont les adhérents lointains : A charge de la Fédération de fédérer des associations de l'ensemble des départements autour d'un projet commun tourné autour d'une mutualisation associative qui permettrait à un adhérent d'un département de pouvoir travailler chez lui et à distance par un réseau organisé d'associations. Exemple : vivant en Deux-Sèvres, j'adhère au Cercle du département, participe localement à sa vie (dépouillement, formation, manifestations, etc...) et par le réseau national je peux continuer mes recherches dans toute la France à l'aide des associations fédérées des autres départements (avec une particpation aux frais engendrés par mes recherches si nécessaire). Cette solution permet d'envisager d'avoir une Fédération qui peut à un moment donné avoir une vision de l'état des dépouillements des registres EC et RP en France à l'attention de l'ensemble des associations fédérées. N'oublions que nous sommes tous des généalogistes éloignés de certaines de nos branches familiales. On se trouverait alors sur un vaste champ reposant sur une entraide associative organisée au plan national qui favoriserait la participation locale et permettrait d'étendre le champ des recherches de tous (les miennes portent sur près de 30 départements en passant par le Nord, l'Hérault, la Meuse et la Vienne : que des départements proches les uns des autres!...)
Probablement suis-je un grand utopiste de croire dans une fédération d'associations où les maitres mots sont le Partage et l'Entraide, avec un grand bulletin national qui reprendrait les meilleurs articles de fond des bulletins des associations ! M'enfin, on peut toujours rêver ! Mais sachez que si vous parvenez à reconstruire un monde généalogique tournant autour de ces valeurs, où je ne serais pas méprisé car "jeune généalogiste-internaute", alors je reviendrais prendre mon adhésion à l'association locale qui aura choisi de vous suivre sur cette voie.
Discussion très intéressante. Je n'entrerai pas dans le débat, je souhaite simplement donner l'avis d'un amateur. Il y a les chercheurs, les uns sont amateurs, les autres professionnels, nous pouvons dans certaines circonstances avoir besoin de collaborer. Il y a les associations, j'en connaît trop peu pour avoir un avis impartial et honnête. Je dirai donc qu'elles sont souvent tributaires de la "qualité" des adhérents et surtout des dirigeants.
Il y a internet, formidable outil, avec lequel j'ai trouvé des parents au Canada et aux USA, relativement proches avec lesquels je correspond car eux aussi de leur côté travaillent sur leur arbre généalogique. Ainsi s'agrandit une communauté qui permet à chacun de s'enrichir en découvrant un peu de l'histoire de la famille.
Avec internet j'ai aussi découvert des sites. Là on trouve de tout, du très bon site généalogique au très mauvais site marchand. Dans les premiers on peut partager et échanger l'essentiel, quelques services sont payants mais jamais les plus importants. Dans les autres, il faut payer ; pour les uns après avoir eu communication de l'existence d'une information dont on est concerné (sites hors d'Europe en général) ; pour les autres, accès payant sans savoir si les informations existent. De plus ces derniers alimentent leur base de données en puissant leurs informations à toutes les sources gratuites, y compris les arbres en lignes.
Ne pas travailler avec les sites à but uniquement marchand au plus mauvais sens du terme ce serait aider à l'assainissement du secteur. Ce n'est que mon avis !
Si vous pensez que votre association dépasse les bornes en travaillant pour une société cotée en bourse, alors il faut venir en AG y faire la révolution et mettre fin a ce système.
Sans retour de la part des membres (considérés par certains présidents comme des moutons et au pire comme des vaches-à-lait doublement productives {qui paye et fait les relevés ?} ), la situation perdurera.
Dire stop face à la dérive mercantiliste commence par venir dire stop en AG de son(ses) association(s).
Bonjour, bien d'accord avec les propositions de Christophe même si j'ai 58 ans, pré-retraitée, (donc plus disponible que les actifs), généalogiste amateur depuis 4 ans, affiliée dans une association "d'entreprise" à caractère historique qui plus est et qui permet parfois d'avoir des visites "trop rares" sur des célèbres sites parisiens. voilà pour la présentation. Passionnée de recherches dans les AD et les mairies,je ne peux pas me passer de détenir les actes en plus de les consulter : et je pense à les transmettre "papier" aux générations qui me suivent car j'ai déjà 3 émules dans mes différentes branches. OUI pour ENTR'AIDE et APPORT de ces actes qui ne sont pas "ma propriété" mais celle de nous "tous cousins", donc, => un site national d'une base de données à partager GRATUITEMENT (mes actes ne sont pas sur @)avec une seule règle de nommage, d'une façon généralisée, donc internationale, => A PAYER aux simples frais de récupération, sans marge commerciale... tant pis pour vous les généalogistes professionnels qui ne partagez ni cet avis ni vos recherches "bénévolement" (votre manne est ailleurs!!!) Enfin, merci aux sites @ surtout GeneaNet qui m'a permis de doubler (de 8 à 15) les générations de ma branche patronymique grâce à une petite-cousine retrouvée, mais sans actes "garantis" et des info recueillies aussi sur des sites banalisés comme "copains d'avant" qui vaudrait la peine de diffuser ses sources ; on peut réver non ? Car j'insiste aussi si on veut "récupérer" des actes auprès des Assoc locales, cela veut dire à chaque fois une cotis. multipliée par le nombre de départements soit 30 départements en moyenne X 30 E à 60 E l'adhésion, plus le prix des actes, on n'en finit plus et on est loin de l'esprit "assoc loi 1901". Merci à tous de faire progresser la GEN.
Bonjour, bien d'accord avec Marino Moretti lorsqu'il conclut : "Ne pas travailler avec les sites à but uniquement marchand au plus mauvais sens du terme ce serait aider à l'assainissement du secteur". D'accord aussi avec mguerd qui souhaite (ou rêve) d'un "site national d'une base de données à partager GRATUITEMENT (mes actes ne sont pas sur @)avec une seule règle de nommage, d'une façon généralisée, donc internationale, => A PAYER aux simples frais de récupération, sans marge". En effet, j'ai pu constater que certains adhérents d'association ont commencé à alimenter une base généalogique basée sur les échanges familiaux ou amicaux (gratuits) ont été ensuite surpris de voir leurs longues recherches co-pillées par des sites marchands. Réaction ? Certains ont choisi de créer un site perso auquel personne n'a accès sans montrer patte blanche, et de supprimer carrément leur généalogie du site associatif (Généanet). Ils n'ont plus rien à offrir mais ils restent néammoins adhérents pour compléter leurs recherches... Lamentable ! mais c'est le résultat peut-être rare, je ne sais pas, de la situation actuelle qui permet à certains de donner/échanger et à d'autres de prendre gratis puis faire payer aux demandeurs. Je n'ai pas LA solution, je voulais ici simplement conforter le point de vue des adhérents non professionnels cités ci-dessus. Il me semble que compte tenu de l'énorme contribution gratuite des adhérents, ceux-ci sont en droit d'obtenir aussi les réponses à leurs préoccupations, sans avoir à dépenser des fortunes. Alors, mutualisons au niveau national, facilitons et fédérons l'accès à des données nationales, on peut rêver !
Bonjour
Je me présente : Jean-Claude LE BLOAS, président du Centre Généalogique des Côtes-d'Armor (CG22) et un des 2 administrateurs de la FFG représentant l'Union Généalogique de la Bretagne Historique (UGBH)
J'ignorais jusqu'à hier l'existence de ce débat et ai lu avec beaucoup d'intérêt les différents échanges.
Je vais essayer d'amener ma pierre à l'édifice en tant que président d'une association de généalogie et participant aux CA de la FFG ; en aucun cas, je ne parlerai en son nom.
Je commencerai par réagir à certains passages lus lors des échanges.
Quelques informations concernant le CG22 :
Les relevés sont accessibles sur un serveur du Conseil Général depuis début 2002 (Généarmor) :
Ils sont aussi accessibles, via Généabank, sur CORAIL-NET ; le CG22 attribue trimestriellement 600 points Généabank à ses adhérents.
Le nombre de relevés en ligne dépasse les 5,3 millions
Allez voir, par curiosité, le site du CG22
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A titre d'exemple, notre association a mis en ligne ses relevés sur le site des AD.
Ah... ; vous êtes donc adhérent au CG22 ? A ma connaissance, c'est la seule association à avoir mis en ligne ses relevés (accessibles gratuitement) sur un serveur du Conseil Général : Généarmor
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''Les archives départementales : Quelle relation ? Comme dans toute communication ou partenariat, lorsqu’il y a échange et écoute mutuelle on peut faire beaucoup. Je suis bien placée pour le savoir , mais il faut une volonté réciproque. Tout cela ne dépend pas que de l'association. Je précise qu'il n'est pas dans les missions d'un directeur d'Archives départementales de solliciter telle ou telle association. C'est donc bien aux associations d'aller vers les archives et de proposer des partenariats.''
Outre la mise en ligne des relevés, comme indiqué plus haut, le CG22 a réalisé l'indexation à l'année des images des registres paroissiaux. C'est le Directeur des AD22 qui a émis cette demande lors de l'AG 2006 du CG22. l'opération a été mené à bien en moins d'un an et celà, à ma grande surprise...
Vous pouvez vous faire une idée en allant sur cette page
Le travail a consisté à indiquer le numéro de vue correspondant au 1er acte (N, M ou D) de chaque année ; pour Bourbriac, par exemple, ça donne ça
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Fonctionnement des associations : Mon expérience me montre que les associations généalogiques sont dirigées par des retraités vivant territorialement dans le département de l'association
Ah bon... : je suis encore en activité et j'habite la région parisienne...
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JCLB
J'arrive sur ce blog et j'apporte mes réflexions :
Il est tout d'abord illusoire d'imaginer que toutes les associations fonctionneront de façon identique et ceci en raison du fait de leur effectifs, de leur situation géographique, des aides perçues, des objectifs qu'elles se fixent elles mêmes...
Quel sera le fonctionnement des associations (bénévoles, personnel rétribué) ?
Les deux peuvent continuer d'exister mais le personnel rétribué n'existe généralement que dans des structures importantes subventionnées le plus souvent par un Conseil Général, une commune... et risque important si les subventions subissent les effets de restriction budgétaire.
Attention il y a quelques exemples récents où les présidents ont été obligés de se séparer de leurs employés car on ne s'improvise par chef d'entreprise.
Oui pour l'indemnisation des bénévoles comme par exemple les déplacements, les équipements et de temps en temps le casse-croûte mais au-delà (?)
Comment feront-elles face à la baisse du nombre de membres et au vieillissement des membres ?
Mon expérience modeste de quelques années montre que la généalogie est en pleine essor et qu'il y a renouvellement des membres, voire augmentation conséquente des adhérents. Toutes les associations de Généalogie ont un 'turn over' annuel important car une fois résolu les problèmes de recherches d'ancêtres dans un département on file dans un autre.
Les multiples associations locales ne devront-elles pas fusionner ?
Comment voulez obliger à fusionner des associations alors que justement des associations généalogiques locales, cantonales, départementales se créent chaque jour justement à cause des pratiques d'associations souvent fédérées. Certaines associations étant plus proches des pratiques commerciales, en déposant leurs relevés à la fois chez Swic, Planète genealogie, genealogie.com, Bigenet ... bref partout où il y a du fric à gagner y compris en faisant payer leurs propres adhérents !
De l'autre côté des associations qui font de l'entraide fournissent gratuitement les photocopies des actes gratuitement à leurs adhérents.
Quelles relations auront les associations avec les services d’archives municipales, départementales ou nationales ? et sous quelle forme (Partenariat, convention , mise à disposition de locaux ou de services) en échange de quels services fournis par l'association ?
Ces relations existent déjà en fonction des attitudes des Conservateurs et des Présidents d'association.
Les associations resteront-elles des associations à but non lucratif ?
Est-ce que vous pensez sérieusement qu'aujourd'hui toutes les associations sont à but non lucratif ? Examinez les résultats annuels d'associations fédérées et vous constaterez que certaines ont de véritables trésors de guerre déposés dans les coffres de la banque. Normal à 10 euros la fourniture d'un acte cela rapporte + les subventions + Bigenet, plus les relevés ...
Resteront-elles les fournisseurs de données des entreprises généalogiques ?
Pour certaines OUI c'est dans leur ADN