Avenir de la généalogie : à vous la parole ! 1
Par Guillaume le dimanche 15 juin 2008, 21:44 - Général - Lien permanent
Depuis le mois d'avril, l'heure de faire un bilan et de s'interroger sur le futur de la généalogie semble être dans l'air du temps. C'est tout d'abord Charles Hervis qui dans la Revue Française de Généalogie n°175 demandait "Professionnels et associations de généalogie en danger ?" puis le 10 mai c'était au tour de Michel Sbaldi sur le newsgroup fr.rec.genealogie de dire "Quel peut être l'avenir des Cercles de Généalogie ?" et enfin la Fédération Française de Généalogie qui à l'occasion de son 40e anniversaire donnait à ses membres une vaste enquête intitulée "Quel avenir pour la généalogie associative ?"
Nous allons essayer de dégager de ces 3 documents quelques pistes de réflexion que nous vous soumettrons régulèrement. N'hésitez donc pas à réagir car ce sont bien vos opinions qui nous intéressent. La règle du jeu est bien de répondre à une série de réflexions de manière anticipative, et non de réagir à une quelconque actualité.
Premier constat l'accélération de la mise en ligne des documents d'archive bouscule la pratique généalogique et l'avenir des associations. Depuis 30 ans environ, les associations généalogiques ont bâti leur activité sur le dépouillement systématique des registres paroissiaux et/ou de l'état-civil. Avec cette mise en ligne, le relevé perd de sa valeur puisque tout un chacun aux quatre coins de la terre peut le refaire.
Quel doit donc être la politique des associations "classiques" ?
- Doivent-elles continuer ces relevés ?
- Doivent-elles s'ouvrir au delà de l'état civil par des dépouillements d'actes notariés, recensement, listes électorales, etc ... ?
- Doivent-elles s'ouvrir les unes aux autres par un système d'échange type Geneabank ?
- Doivent-elles participer à l'indexation collective sur le site des AD, quel bénéfice en tireront-elle ?
Voila quatre questions pour amorcer la réflexion, elle ne concernent pas vraiment FranceGenWeb mais plus les association "classiques". N'hésitez pas à y répondre, et rendez-vous d'ici quelques jours pour d'autres questions d'avenir




Commentaires
la première réflexion qui me vient à l'esprit est: certaines associations de généalogie ne se sont elles pas perdues dans la "mercantilisation" (ça se dit ?) des relevés ? en en faisant un trésor de guerre ! alors oui leur existence est peut être en péril si elles continuent a transformer en revenus une passion.
Le but premier d'une association est d'abord non lucratif, le travail des bénévoles doit servir a tous. et il y a encore beaucoup a faire, en effet relever les index des registres des notaires est un travail de longue haleine, et qui rend bien des services pour continuer a remonter le temps.
L'avenir des associations généalogiques est en danger ; l'avenir de la presse généalogique, des associations de généalogistes professionnels et des logiciels de généalogie le sont également. Pourtant les projets existent (dépouillement des villages, retour au papier, cousinades, livre de famille, etc.) et la demande est là : je la constate presque journellement. Les vrais généalogistes sont plus que jamais en action et leurs signatures émargent de plus en plus sur les sites perso, les blogs ou les ouvrages à compte d'auteur. Mais les décideurs sont-ils vraiment à l'écoute des vrais talents. La "fnaquisation" des uns, la "SQL-mania" des autres (à celui qui aura la plus grande base de données !), la "bénévolisation forcénée", le vrai-faux "tout-gratuit" d'Internet et les forums anti-commerciaux contribuent à sectariser de plus en plus notre incontournable passe-temps.
En tant que professionnel, je peux répondre à Michel D : les décideurs ne sont pas à l'écoute. J'en ai fait l'expérience auprès des deux principales chambres. Dans la première, parce que la base a cassé les différentes propositions pour évoluer. Dans la deuxième, même si mon expérience chez eux a été courte, cela m'a suffit pour comprendre que nous n'évoluions pas du tout dans le même monde.
A mon avis, plutôt que de parler de danger, contre lequel il faudrait se prévenir, je crois plutôt que le monde généalogique est en mutation. Et cette mutation, elle s'accompagne et, effectivement, elle s'anticipe. Comment dire ? Ce qui existait depuis 30 ans est en train de disparaître. Le monde économique de la généalogie arrive à maturité. Il va y avoir, il est clair, de tous côtés, des pertes, des disparitions, des remaniements. Seuls ceux, qu'ils appartiennent au monde de la presse, des professionnels ou du monde associatif, qui accepteront d'évoluer pourront survivre. Le visage de la généalogie, après ces transformations, ne sera plus le même. La bataille va être rude, difficile. Mais elle est nécessaire.
L'avenir des associations ! Vaste question qu’il aurait été nécessaire de se poser il y a 5 ans, lors de l’arrivée des archives de la Mayenne en ligne !
A l’un de mes collègues, j’ai expliqué dernièrement que la fédération devrait poser cette question pas uniquement aux associations fédérées, mais à toutes les associations de généalogie.
Question à poser à ces dernières associations par la fédération :
- pourquoi refusez-vous de vous fédérer ?
Lorsque cette question sera posée et les réponses écoutées et examinées avec attention peut-être que les associations pourront repartir avec des idées nouvelles ?
Quel doit donc être la politique des associations "classiques" ?
Oui elle doivent continuer les relevés mais en ne pensant plus mercantilisme.
Oui elles doivent continuer mais en travaillant en plus grande collaboration avec les archives et en prenant comme repère ce qui se passe en Mayenne où le dépouillement collaboratif des TD du 19° est en train de s'accélérer.
Oui elle doivent continuer en explorant les autres sources.
Oui c'est indispensable! Par contre elles doivent le faire sans mercantilisme et en communicant librement les relevés, donc sans chasse gardée!
Cela est le rôle de la Fédé de proposer une mutualisation des moyens de vulgarisation des travaux sans revenir à un système marchand. Les associations qui ont fait l'effort de libérer leurs relevés complètement ont gagnés. Le système Généabank est un pis aller qui DOIT disparaître si nous sommes logique avec nous-même.
Toute action doit-elle générer un bénéfice autre que moral?
N'est-ce pas le rôle premier de chacun des acteurs de mettre en valeur le patrimoine.
Micro-trottoir:
Q: Quel doit donc être la politique des associations "classiques" ?
R: Envisager une reconversion, dans l'humanitaire, le social, l'alimentaire, que sais-je... Avec l'arrivée des nouveaux moyens d'accès aux sources, leur rôle devient nul. Et il est, en effet, trop tard pour poser la question: on n'a déjà plus besoin d'elles...
Heureusement, non il n'est pas trop tard, les associations ont encore le temps de réagir, mais il leur faut faire vite. Pour mémoire, jamais en 2007, les associations fédérées n'ont accueilli autant de membres. Je ne connais pas les chiffres des premiers mois de 2008 (période de renouvellement des cotisations s'il en est), mais il est à parier que cela fléchit et que surtout, le taux de renouvellement des cotisations n'est pas excellent. Mais cela doit encore être masqué par le taux de renouvellement des membres. Mais où sont les services "+" des associations ? Quitte à devenir consumériste, qu'est ce que me "rapporte" ma cotisation ? Si c'est un accès privilégié à des bases de données, voilà sans doute un service intéressant, mais bien loin de ce qu'attendent les généalogistes : chaleur de l'accueil, goût du partage et esprit d'entraide ? Pour mémoire (encore), le post rédigé en octobre 2007 sur l'avenir des associations en questions : http://geneinfos.typepad.fr/geneinfos/2007/10/lavenir-des-ass.html
Attention de ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain. Qu'internet remette en cause le modèle sur lequel repose les associations c'est évident, mais que la mise en ligne des archives implique l'inutilité de leur travail (cf commentaire n°5), c'est inexact. C'est en effet oublier qu'un relevé est un outil de recherche à valeur ajoutée : déchiffrage d'écritures parfois peu lisibles, transcription pertinente nécessitant une connaissance locale (ex : idenfication d'un lieu-dit) et recherche par mot clé (nom, lieu, profession...).
L'utilité des associations se joue selon moi à un autre niveau : l'intermédiation. Avant internet, les cercles étaient presque incontournables à qui voulaient faire partie d'un réseau de chercheurs, accèder à des ressources sans devoir se déplacer, trouver de l'assistance méthodologique ou disposer d'information sur les généalogies déjà existantes. Les forums, les sites du type "CousinsFGW", les relevés en libre accès et les bases de publication comme Généanet on tout changé.
Face à ces solutions alternatives, les cercles doivent repenser leur projet associatif, éviter la tentation suicidaire du repli sur soi et enfin se recentrer sur leur mission d'origine. Quant au modèle écomique, il faut passer de la gestion de clients consommateurs à la fédération de membres adhérant à un projet collectif. La question n'est donc pas "Agir pour quel bénéfice" ni "Comment tirer profit de notre travail" mais plutôt "Comment donner envie de soutenir un projet par sa contribution bénévole ou financière".
Suis-je un président de cercle par trop idéaliste, de croire qu'on veuille adhérer à une association par envie d'y contribuer (y compris par une simple cotisation si l'on ne dispose pas de temps à y consacrer) et pas seulement pour tirer profit de ses services ?
Le défi des cercles, c'est de retrouver de l'attractivité en revenant à leur raison d'être initiale. Et je pense sincèrement que c'est possible !
Guillaume a raison. Tant qu'on ne changera pas de modèle, on verra au mieux le nombre de nouveaux adhérents augmenter mais le taux de renouvellement baisser, il est courant de voir plus du tiers des nouveaux partir après un an et la moitié après deux ans ? Dans le même temps les cercles maintiennent néanmoins un petit tiers d'adhérents de longue date masi vieillissant. Le problème n'est pas récent mais comme le dit Guillaume il est masqué. Si les cercles subissent l'attitude consummériste de leurs membres c'est en partie leur responsabilité à défaut d'être de leur faute (depuis le piège du minitel sans doute). Il ne suffit pas cependant que le cap du changement soit clairement identifié, il faut aussi savoir gérer la manoeuvre, et là ce n'est pas si simple et ne peut s'entreprndre de manière brutale.
Pour rebondir sur le commentaire de Ph. Pacaud : puisque c'est vraiment tout le monde généalogique qui bouge, et pas seulement le monde associatif, je crois que les professionnels doivent aussi repenser leur projet. En terme professionnel, on pourrait dire "avoir une stratégie d'entreprise". Les mots sont différents mais le fait est le même. Pour ce qui est du modèle économique, si les associations fédèrent des membres adhérant à un projet collectif, peut-être que les clients consommateurs seront gérés par les professionnels ? Il me semble que c'est le moment de redéfinir les frontières, le rôle de chacun pour vivre en harmonie, tous ensemble dans un même but. Nous avons tous de la valeur ajoutée à apporter.
Comme le dit Stéphane, les frontières doivent se définir autour de la valeur ajoutée que chacun peut et veut apporter. L'avenir de la généalogie passe aussi par le développement d'une offre rénovée des professionnels, que Stéphane cherche à créer. Il n'y a pas concurrence à priori avec le monde associatif, mais complémentarité si chacun joue honnêtement le jeu. A des besoins différents, il faut des réponses différentes. C'est le b-a ba de la segmentation en marketing. Les associations ne peuvent se substituer aux professionnels parce qu'elle ne sont ni conçues, ni structurées pour gérer une relation commerciale d'échange de prestations marchandes, sauf à changer de statut. J'ai récemment été contacté par quelqu'un qui voulait de l'aide pour ses recherches dans l'Indre, je lui expliquais comment le cercle pouvait - même à distance - lui apporter des solutions grâce aux relevés et au réseau d'entraide. Mon interlocuteur m'explique alors avec franchise qu'il n'a ni le temps, ni surtout l'envie de faire des recherches par lui-même, et qu'il cherche une personne pour le faire à sa place et qu'il est prêt à la dédommager. Si le cercle n'a pas vocation a répondre à ce genre de demandes (que je trouve respectable par ailleurs), c'est au contraire la cible des professionnels vers qui nous devons les réorienter. De là à imaginer une rémunération pour apporteurs d'affaire
Je reprends le premier post de Claire avec lequel je suis d'accord : ''« la première réflexion qui me vient à l'esprit est: certaines associations de généalogie ne se sont elles pas perdues dans la "mercantilisation" (ça se dit ?) des relevés ? en en faisant un trésor de guerre ! alors oui leur existence est peut être en péril si elles continuent a transformer en revenus une passion. Le but premier d'une association est d'abord non lucratif, le travail des bénévoles doit servir a tous. et il y a encore beaucoup a faire, en effet relever les index des registres des notaires est un travail de longue haleine, et qui rend bien des services pour continuer a remonter le temps.»''
Quand j'ai débuté ma généalogie il y a une vingtaine d'années j'ai adhéré à plusieurs cercles et associations pensant que cela pourrait me servir, que payer une adhésion serait utile pour le bien commun, finalement je n'ai récupéré aucune info par ce biais...
Sans parler de généalogie particulièrement, j'ai participé et créé plusieurs associations dans ma vie, adhérant, membre du conseil d'administration, secrétaire, trésorier, président... J'ai constaté une particularité bien française, qui est de devenir calife à la place du calife !
Des gens en mal de reconnaissance, mal dans leur peau, pas toujours reconnus dans leur travail et dans leur vie, qui essaient d'exister et se créer une importance par un poste honorifique. De là viennent inévitablement les conflits internes qui occupent les gens plus que le but initial de l'association...
Cela fait cinq ans que les archives de la Mayenne sont en ligne, pour qui avait un minimum d'esprit clairvoyant, il n'était pas besoin de posséder une boulle de cristal pour deviner que cela s'amplifierait au cours des années.
Quelqu'un disait dans le fil : il faut fédérer les associations... Quel programme ! Déjà que chaque entité a du mal à régler ses problèmes de direction internes, comment est-il possible d'arriver à obtenir un consensus pour déléguer vers un groupement ?
Pour certaines associations, il y a eu Geneabank, je dois avouer que je ne n'ai pas encore découvert le fonctionnement exact de cette pieuvre, je ne suis pas con tout de même, mais c'est tellement touffu que le système est totalement incompréhensible par le commun des mortels.
Aujourd'hui le temps est fric, tout fric... Heureusement que les AD, sauf exception, nous livrent les archives gratuitement, ce n'est pas un mal que ce soit les services publics qui s'en charge, je ne connais pas de pays où le même service existe.
Les associations doivent donc évoluer dans le temps et les technologies, faire une croix sur ce qui est devenu caduque aujourd'hui par les mises en lignes, mais se concentrer sur des domaines moins explorés que sont les archives notariales qui offrent d'énormes possibilités et qui remontent bien au delà des archives paroissiales.
Et pourquoi ne pas faire le relais entre ce qui est numérisé par les AD qui pour la plupart se limitent à 1860/1880 en se préservant des mentions marginales, et la période légale officieusement requise de 100 ans ? Il existe aujourd'hui un trou énorme de 30 à 40 à couvrir, pour ma part j'avais une recherche sur le département des Yvelines, il a été mis en ligne, super ! Les TD son en ligne, mais les actes pour cette période ne le sont pas...
Mercantilisme, aujourd'hui fric tour est fric !!! Pour les adhérents des associations : ce que vous donnent les bénévoles lorsque vous commander un relevé à une association - trajet pour se rendre aux AD ou en mairie pour relever les actes = GRATUIT - Temps de dépouillements des actes = GRATUIT - Travaux de saisie , préparation des relevés = GRATUIT - trajet et temps pour reproduire les relevés commandés = GRATUIT
- Déplacement et temps pour assurer les permanences pour recevoir les adhérents = GRATUIT
( au prix de l'essence aujourd'hui !!!!) - Reproduction des relevés = PAYANT
YA qu'à faut qu'on !!! Beaucoup de ceux qui veulent tout GRATUIT sont souvent ceux " moi , je n'ai pas le temps d'être bénévole , j'ai ceci et celà !!!! Faut il aussi que les bénévoles d' Association organiseent des soirées récréatives pour faire des bénénfices afin que vous puissiez avoir les relevés gratuits Les AD offrent les archives gratuitement les actes ne sont pas dépouillés, si vous possédez un relevé avec des dates précises la consultation des archives en lignes vous sera facilité et plus rapide . Arrêter de taper sur les associations . Notre associations dépouille les actes notariaux, les recensements, les enregistrements après décès pour les villes dont les archives ont été détruites lors des guerres passeports intérieurs et autres documenets Arrêter de charger les associations, pour mettre en ligne des actes , il faut qu'ils y est des bénévoles qui les est dépouillés !!! Internet , c'est bien mais il y a des des dérapages, j'avais mis tous mes travaux tables de mariages de plusieurs villes et villages sur Internet , nous les avons retrouvés sur un autre site sans indication de l'auteur avec les mêmes fautes de frappe !!! Donc dorénavent je mets les informations sous une autre forme . Voilà ce coup de G .....m'a fait du bien .
Je suis en train de lire un ouvrage très intéressant sur le coût de la gratuité. Selon l'auteur, la gratuité s'inscrit dans une arborescence : production, distribution, répartition, consommation. Le gratuit se rencontre dans l'ordre de la répartition et de la distribution. Et c'est tout ! Fabriquer du gratuit a un coût. La gratuité est toujours le point de vue du consommateur ou du bénéficiaire. Du point de vue du donateur, soit il se fait rembourser d'une manière ou d'une autre la production mais sans se faire payer(participation aux frais d'envoi, remboursement sous forme de timbres, etc), soit il a un bénéfice dans la reconnaissance d'une relation de pouvoir. Du coup : Quels sont les rôles de chacun ? Comment analyser la gratuité par rapport à un système de prestations qui ont du prix sans valoir de l'argent ? Juste quelques pistes de réflexion...
J'ai signé la pétition sans me poser de question. Les Archives sont notre Patrimoine, et je ne vois pas pourquoi on nous demanderait de payer pour consulter des documents qui se rapportent à nos ancêtres. Quant à faire du bénévolat, rien ne vous oblige à faire partie de telle ou telle Association. Quand on est une "droguée" de généalogie, je parle en mon nom, il suffit d'avoir envie d'aider ceux qui sont loin du lieu de leurs recherches. Refusant de me faire "pigeonner" par certains, je viens donc de me désabonner de genealogie.com/notrefamille.com qui ne sont qu'une bande d'escrocs!!! Ne nous arrêtons pas simplement au fait de disposer des archives gratuites en ligne ... Agissons et intervenons auprès d'autres départements comme le "GERS 32" qui, malgré des locaux tous neufs, est encore au Moyen-Âge et doit même ignorer ce que signifie "NUMERISATION" ... Je me suis vue refuser l'accès aux registres d'actes de plus de 100 ans par une Secrétaire de Mairie "zélée" de la commune de Puycasquier 32. Croyez bien que je ne suis pas rester sans réaction, et j'ai fait intervenir le Conservateur des AD du GERS. A mon humble avis, certains font des recherches parce qu'ils aiment ça, d'autres ne pensent qu'à se faire servir. Bien cordialement à tous. Joëlle
_La France Généalogique (CEGF),c'est pas du "BUSINESS" ???_
Madame, Monsieur,
J'utilise régulièrement le site de Genealogie.com auquel je suis abonnée : Numéro d'abonné :9010552 Service : Offre Illimitée mensuelle Date de validation : 17/08/2007 Date du prochain renouvellement :17/08/2008
Dernièrement j'ai trouvé une information sur un membre de ma famille "RUSTE de REZEVILLE". J'ai fait appel à l'entraide pour obtenir l'acte de décès, mais ... Il n'y a aucun décès RUSTE DE REZEVILLE sur Paris. Si cette personne est décédée sur Paris, l'acte a été vraisemblablement détruit lors de l'incendie de l'Hotel de Ville et du Palais de justice en 1871 et n'a jamais fait l'objet d'une demande de reconstitution. Cordialement. Patrick HERBEY. ............................................................ Etant donné que l'information émane de votre association "La France Généalogique", j'ai appelé votre permanence Mercredi après-midi. La dame avec laquelle je me suis entretenue a noté toutes mes informations qu'elle devait transmettre au "spécialiste" ...
No 1/1 - Acte de décès, (5 unité(s) / Réf:CGF75DH0087020) Nom recherché: porté par le défunt Auteur du relevé : La France Généalogique (CEGF)
Date de l'acte: 28/11/1832 (28/11/1832) Lieu de l'acte: Paris 5e et 6e (75)SUJET Nom: RUSTE de REZEVILLE - Prénom: Non prénommée Informations complémentaires: Qualité, Veuf, Métier : Epouse de DREYMULLER N..., elle, employée aux postes Adresse : Rue de Tournon, nº 13 Age : 59 ans Biens Immeubles : Mobilier, 27900 Héritiés, Témoins : Son mari
Je souhaiterais obtenir en copie toutes les pièces du dossier "RUSTE de REZEVILLE" Epouse DREYMULLER. Aussi, auriez-vous l'amabilité de me dire ce que je dois vous régler pour cela. Je ne réside pas à Paris, mais à Puycasquier (Gers), sans quoi je serais venue sur place pour effectuer ma recherche. Je vous remercie de la réponse que vous voudrez bien me faire. Bien cordialement. Joëlle APERT_Réponse de LA FRANCE GENEALOGIQUE = 10 Eur + 10 TimbresBonjour, En réponse à votre demande, je vous signale que ce ne sont pas des actes, nous faisons les dépouillements des archives des services des impôts, pour permettre de poursuivre les recherches généalogiques. (Suite aux archives brulées lors de la Commune de Paris en 1870)
Dans votre cas, nous pouvons simplement faire une photo numérique du registre où ce décès a été enregistré.
Sur la mention Biens Immeubles : Mobilier 27900 : cela correspond à la valeur déclarée en succession pour la perception des services des impôts des droits de succession.
Aucun bien immeuble n'est déclaré et aucun notaire n'a été indiqué, en conséquence aucune recherche ne peut être envisagée au minutier central des notaires aux Archives Nationales.
Dans le cas ou vous souhaitez la copie, nous vous prions de nous adresser un chèque de 10 EUR à l'ordre de LA France GENEALOGIQUE pour couvrir les frais de notre association tous bénévoles, nous recevons aucune subvention, et 10 timbres pour notre bénévole. Cordialement
Bonjour Je mets donc mon opinion sur le sujet. Il semble qu'il y ait un conflit un peu absurde entre les instances dites professionnelles dont l'objectif est de faire de l'argent car elles sont en sociétés ou associations et un ensemble non négligeable de généalogistes et historiens dits amateurs qui n'ont d'autres buts que de progresser en proposant gratuitement voire à faible coût des données qui relèvent du domaine public.
Il est bien évident que chacun a le choix d'acheter un CD de relevés onéreux ou un ouvrage de plus de 100 euros mais que la possibilité soit offerte aussi d'avoir accès aux mêmes informations, peu importe l'époque, aux personnes qui n'ont pas les moyens.
Je suis membre de FGW, j'ai payé une cotisation et c'est mon choix. Là où je ne suis pas d'accord, c'est sur certaines alliances entre sociétés duement "fricquées" qui iraient même jusqu'à piocher des données bénévoles pour faire leur beurre.
Pour la généalogie je vois deux axes. Les professionnels qui en vivent et c'est leur droit, comme les successoraux, ou certains écrivains et les amateurx qui ont comme support de communication Généanet, France Gen Web et de nombreux groupes yahoo ou autres sites.
Les AD en ligne ouvrent leurs portes, cela est plutôt positif. Maintenant, il faudrait sans doute, ce n'est que mon avis se préoccuper des généalogistes qui sèment le trouble d'une manière ou d'une autre et empêchent un travail sérieux.
Je crois que j'ai tout dis. Veuillez excuser la longueur du discours.
Bonsoir à tous,
La mise en ligne des Archives est une très bonne chose mais à mon avis cela n'implique pas une aussi importante remise en cause des associations que vous l'imaginez.
Exemple: vous ne trouvez pas un mariage dans une paroisse ni dans les paroisses voisines. Quoi de plus efficace que la base d'un cercle de généalogie alimentée en relevés pour le trouver.
Quant à la gratuité des relevés BMS, je suis totalement contre. Je précise ici que j'en ai réalisé plusieurs et que cela demande beaucoup d'investissement personnel en temps ( déplacement, numérisation, traitement des photos, dépouillement, ... ) et en argent ( essence, matériel photographique, ... ).
Je fais ces relevés pour les communes concernées, les AD du département ainsi qu'un Cercle Généalogique et bien entendu pour aider les généalogistes. mais il est hors de question qu'un jour mes relevés se trouvent en libre accès sur Internet. D'ailleurs dans ma région très peu le sont.
La réalité c'est qu'en général ceux qui sont pour la gratuité sont aussi ceux qui ne veulent rien faire mais tout recevoir. Et sérieusement j'en ai plus que ma claque de ces gens qui réclame en permance et ne savent pas dire merci lorsque vous les aidez.
Bonsoir à tous et plus particulièrement à Lecata
Vous précisez en avoir "votre claque" de ces gens qui réclament en permanence ...." et bien cela existe dans les associations comme hors des associations. Le "Généaconsommateur" ne se retrouve pas uniquement sur le net, et le "généacteur" se retrouve partout. Personne n'est dupe de cela. Il faut l'accepter, mais n'est-ce pas à nous tous de veiller à ce qu'une certaine éthique existe encore dans le domaine de la généalogie ? Un système payant est souvent contourné, et je ne pense pas que cela profite aux associations .... Je respecte votre avis.Cependant certaines associations ont bien compris que le paysage généalogique avait changé avec internet et la mise en ligne des archives numérisées. Je ne citerai que quelques exemples à suivre : Le Berry, le Perche Gouët "Généalogie en liberté " - un modèle du genre en matière d'éthique vis à vis des "voisins", les départements 22 et ...53 J'en oublie certainement. Et je reste persuadée que tout ce qui n'est pas accessible sur internet doit être une spécificité des associations. Et que dire des relations entre associations et les généalogistes professionnels. Un fossé existe entre ces deux univers et pourtant .... en se mettant autour d'une table en s'écoutant et en se respectant, des actions complémentaires pourraient emmerger.
C'est bien beau de se plaindre du "Généaconsommateur" mais certains cercles n'ont-ils pas eux-même favorisé la multiplication de ce type de généalogiste en cédant aux sirènes du Minitel ? Ce système a - dans certains cercles - changé le rapport entre les membres géographiquement distants et les membres proches, les proches faisant des relevés, les distants les consommant...
On peut remarquer que certains ont réussi à briser ce cercle vicieux - qui en faisant tourner parmi ses membres des copies papier des registres pour favoriser le dépouillement à distance (bravo la SAGA ! pionnière en le domaine, s'il ne m'abuse) - qui, version plus moderne, en faisant tourner parmi ses membres des CD de photos numériques pour favoriser le dépouillement à distance - et enfin toutes ces associations qui n'ont pas oublié qu'elles sont au service de leurs membres, même les plus distants en leur offrant un accès gratuit à leur dépouillement ( Geneabank ou un systeme propriétaire plus fermé)
Quand on considère ses membres comme des clients, ils ne faut pas s'étonner qu'ils se comportent ainsi, voire même qu'ils tentent de se comporter ainsi, alors qu'ils sont face à d'autres cercles de généalogie.
Edouard a parfaitement résumé la situation 90% de la situation.
Je complète les 10%.
Le minitel ne modifiait pas vraiment le comportement des adhérents, il habituait seulement les associations à avoir des revenus.
Par contre la consultation des bases de données payantes, via internet, a profondément modifié les choses à plusieurs niveaux :
1e) A 2 euros l’acte, les généalogistes ont toutes les raisons de se considérer comme des clients, donc changement de comportement.
2e) Pourquoi adhérer à une association, si vous ne pouvez pas vous déplacer, il faut payer pour pouvoir consulter en ligne, donc chute des adhésions.
3e) et c’est le pire ! Beaucoup de bénévoles n’ont pas accepté que le travail qu’il faisait soit vendu, donc chute des dépouillements, et surtout individualisation des relevés mis en ligne.
Le but d’une association est de faire des travaux en commun, la cotisation sert à se donner les moyens de mettre à disposition de tous ces travaux, et ensuite nous souhaitons seulement que les nouveaux adhérents apportent leur pierre à l’édifice !
Bonjour à Lecata
Sans trop m'avancer, Lecata, je pense que votre argument n'est guère justifié. Vous êtes contre les relevés BMS gratuits en ligne. Bien, c'est votre choix. En outre vous pensez que ceux qui acceptent la gratuité désirent tout recevoir sans donner.
A ce moment là, je suis en plein dans le colimateur.
Je m'explique. J'ai créé une liste yahoo thématique sur un métier et une partie des membre engage un projet de mise en ligne de relevés, gratuit et accessible à tous.
Pourquoi ? Si nous sommes bénévoles, du moins c'est mon opinion, je sais fort bien que j'engage du temps et de l'argent pour certaines démarches. A l'autre bout de ce bénévolat il y a certes des gens qui ne cherchent qu'à récupérer, les mains dans les poches. C'est un phénomène général.
Quant à dire que les partisans du gratuit ne font qu'attendre tout sans rien donner, je pense que s'il y a des exemples de ce cas de figure, ce n'est pas une généaralité. Que ce soit sur France Gen Web ou d'autres sites, bien des personnes engagent des frais et du temps dans l'unique but de donner aux autres gratuitement. Ne confondons pas ceux qui attendent des données patiemment, les piquent pour en faire leur commerce et tous les bénévoles qui ont des intentions correctes et honnêtes.
N'oublions pas non plus de surcroit que les relevés d'archives, toutes natures confondues sont du domaine public et appartiennent à tout le monde, y compris mes propres ancêtres nés en 1700 dans une commune du Jura.
Bonne journée
Bonjour à tous et à Patrik GEOFFROY,
Effectivement, vous avez raison j'ai fait de nombreux cas une généralité et je prie les personnes, bénévoles ou simples généalogistes, que j'aurai pû blesser ou offenser de bien vouloir m'excuser.
Ma réaction est due aux comportements inadaptés que l'on rencontre de plus en plus souvent en généalogie. Malheureusement, j'en ai fait les frais.
Bonjour à tous et spécialement Lecata
Votre démarche est bien pardonnable. Figurez-vous que moi aussi, après 25 ans de généalogie, tant associatives que sur le net, j'ai eu ma dose de mauvaises surprises. Données transmises gratuitement et modifiées, des sujets détournés, et des démarches engagées sans aucun retour.
Mais de l'autre côté, j'ai appris que cette pratique ne datant pas d'hier, je mets certains atouts de mon côté. Notamment en évitant certains cercles trop commerciaux et en me rapprochant de gestionnaires et responsables qui visent une entraide bénévole et purement désintéressée.
Je pense que l'on n'enlèvera pas les aspects commerciaux. La généalogie n'est pas le seul domaine qui en fait les frais hélas.
Il y a des cercles qui vont grincer des dents... Genealogie.com annonce que la consultation des relevés d'état-civil a été multipliée par vingt depuis qu'ils ne vendent plus les relevés à l'acte mais qu'ils font un forfait ...
1- elles doivent évoluer, en dehors des actes il reste beaucoup de sources non exploitées, de plus comme l'objectif est plus une question de cota que de qualité, çà évitera les erreurs. Pour le généalogiste il est indispensable d'avoir accès aux actes. 2- elles pourraient axer leur travail sur les synthèses qui rendent un grand service aux généalogistes : listes des notaires, listes des baillages et leur évolution, liste des lieux dits et de l'évolution de leur noms & territoires..... ainsi leur travail serait complémentaire et elles garderaient leurs adhérents
Je suis et demeure très amateure et si ce n'était du web, je ne pourrais pas avancer à grand chose pour me trouver des cousins en France en le faisant du Canada. Comme la photographie, la généalogie est dans une phase exponentielle, mais qui sera vite épurée lorsque les amateurs peu sérieux vont se lasser. On pourrait penser que comme tout le monde a une caméra digitale, on pourrait se passer de photographes professionnels - mais non. C'est la même chose pour la généalogie - il y a de la place pour tout le monde.
Le problème du gratuit ou pas - je pense que la généalogie fait partie du patrimoine mondial et il ne faudrait pas que des considérations financières empêchent de rapprocher les gens, car si on parle de nos ancêtres, c'est bien pour rencontrer nos contemporains que plusieurs d'entre-nous passons du temps à chercher qui nous a précédés.
En voyant les actes originaux en ligne, j'ai compris le travail de moine qu'il fallait pour les décoder. Voilà où devraient se situer les associations: elles devraient jouer un rôle éducatif à la prochaine génération - organiser des conférences et servir café et gâteaux....
Quid des recherche à l'étranger ? Je suis né en France de parents italiens et au-delà de 1866 quasiment impossible de rechercher à distance et même sur place : registre paroissiaux inaccessible et quand ils le sont : écrit en latin usuel.... ?
Les actes en ligne gratuits : oui, au lieu que chacun à tour de rôle dépouille ses actes, parfois les mêmes, ils le sont une fois pour toutes et facilement accessibles pour ceux qui ne peuvent pas se déplacer facilement. Les sites marchands : comme beaucoup d'autres généalogistes j'en ai fait les frais, il faudrait les ignorer complèment, pour qu'ils s'éteignent. La mise en commun des recherches : je participe bénévolement à un projet de mise en ligne gratuite des documents de tous les migrants européens. Il existe d'autres projets, ce sont ces types d'actions qui nous permettront d'avancer dans nos recherches et d'avoir des informations provenant d'archives, difficilement accessibles ou même inaccessibles autrement.
Je m'indigne contre les propos de Lecata, très caractéristiques hélas de certains généalogistes repliés sur eux mêmes. Elle a tort de généraliser son cas particulier et celui de ses proches. Avec mon soutien, mon père a longtemps effectué des dépouillements pour un cercle généalogique. Une cousine aussi, plus brièvement. Il n'était pas question alors de les monnayer, ils le faisaient pour tous. Leur travail a été monopolisé, l'information est maintenant filtrée, destinée aux plus riches (et même eux se lassent des contraintes). Ils ont été trahis. La généalogie devrait reposer sur le partage à tous, pas sur la rétention.
Pour moi ce combat pour la non "propriétarisation" des relevés s'apparente à celui contre les OGM et celui pour les logiciels libres.
Je ne jette pas pour autant l'opprobe contre une certaine approche commerciale. Comme certains l'ont évoqué, il peut y avoir une première approche, basique, où tout est accessible de façon assez brute. Et une seconde approche avec un accès plus sophistiqué donnant des outils puissants pour trouver les informations de façon plus rapide et efficace. A ce titre le double accès à Généanet, "basique" et "privilège", est un bon exemple.
Je crois qu'un cercle généalogique doit s'adresser au plus grand nombre et ne pas vivre replié sur le contrôle de ses informations.
(A Carlo : oui, en Italie c'est très difficile. Lors de mon seul voyage, j'avais réussi à trouver des registres au fond du placard d'un curé, qui m'avait gentiment aidé à déchiffrer le latin... Je ne suis pas arrivé, hélas, à trouver de correspondant...)
Bonjour, Effectivement tout le monde doit vivre de son travail, de sa passion,amateur ou professionel. Mais je trouve choquant de constater que mon arbre généalogique que jai donné à une association qui s'est vendue à un financier,il faille maintenant deverrouiller le cadenas par du fric pour acceder à mon arbre. Quand j'ai donné mon esprit allait vers un but associatif mais pas un but lucratif. Depuis je ne donne rien j'échange avec des généalogistes dans un groupe départemental,et je me rend dans les AD cela fait sortir et rencontrer des passionnés. Bien cordialement. RiKi Jane
Depuis 6 à 7 ans , j'ai délaissé les BMS et me consacre à l'exploitation des autres sources : Notariat , Baillages , Fonds ecclésiastiques, terriers , etc .... ces sources sont infiniment riches , le déchiffrage des écritures anciennes est plus simple qu'il n'y paraît . Or ces sources ne seront pas numérisées avant longtemps . Je pense que les associations devraient désormais se consacrer en priorité à l'exploitation de ces sources ; j'y vois plusieurs avantages : - les associations qui se spécialiseraient dans ces sources se démarqueraient notablement en les exploitant - réel signe d'innovation et d'enrichissemment des connaissances ; seule solution à mon sens pour trouver un nouveau souffle en s'affichant comme expert. - constitution de nouvelles bases de données permettant aux membres de remonter plusieurs générations supplémùentaires par rapport aux registres paroissiaux - numérisation possible par les membres de terriers ou autres registres - matière première intéressante pour l'histoire locale Et même si cela ne paraître pas grand public aujourd'hui, je suis convaincue qu'après demain , les données que recèlent toutes ces sources seront très prisées du grand public : ainsi les associations auront une chance d'enregistrer de nouvelles adhésions
je pense que les associations doivent continuer les relevés et les déposer sur geneabank et qu'elles doivent relever les actes notariés et ne les mettre à disposition que de leurs adhérents.Dans le même temps elles devrait permettre deux sortes d'adhésions : une pour l'accés aux relevés et aux actes notariés, une plus complète avec la revue de l'association.
Bonjour,
Moi,j'ai un peu de mal avec les associations qui font payer les relevés. Moi je fais de la généalogie par plaisir,je prends beaucoup de temps pour le faire, si je trouve une personne qui a besoin de mes actes je lui donne avec plaisir. Je suis dans un village qui ne me concerne absolument pas pour ma généalogie et je suis prête a aller photographier les actes, mais je me vois mal les faire payer. Il me semble quand même, que les actes sont des données qui ne sont absolument pas privés et qu'ils appartiennent au grand public. D'autant plus que,les associations qui se font rémunérer pour leur relevés,ne peuvent pas garantir l'exatitude de ces même relevés; Bien sur que les données ont changé avec les appareil numériques et internet. Il faut vraiment que les associations changent de politique....
Je suis depuis plus de trente ans dans le monde associatif (sportif), et je considère que l'association des personnes pour un but louable et desintéressé est nécessaire. Malgré le développement des techniques, qui est inéluctable, le role associatif doit etre et rester BENEVOLE" c'est à dire sans mercantilisme, ni recherche de profit particulier. La satisfaction du bénévolat doit etre d'apporter généreusement le fruit des ses actions. Pour le monde associatif généalogique, le fruit des recherches, du travail, de la mise à disposition gracieuse des résultats doit etre une grande satisfaction pour tous. j'adore le principe GENEABANK, qui est une complémentarite des démarches individuelles. Quel bonheur de trouver rapidement les informations, bien que la découverte et la lecture des registres(qui reste la suite logique) soient tout aussi passionant mais plus fastidieux.Voila à quoi doivent servir tous les étages existants actuellement dans la sphère généalogique (clubs, cercles, FD...). Pour ceux qui en ont fait "un métier", vous aurez toujours de la clientèle; peut etre en moindre quantité, mais la progfessionalisation n'est elle pas aussi un parcours que l'on a chois avec ses bons et mauvais cotés ?
Bonjour,
Juste par rapport à la remarque de Helvète38 : si nous attendons, nous les professionnels, que notre clientèle nous fasse faire des arbres généalogiques 5 générations par quartier (l'adhésion pour une des chambres syndicales est basée quasi-uniquement sur cette compétence), alors oui nous aurons moins de clientèle. Et c'est normal car nous serons complètement dépassés.
Par contre, si nous sommes à l'écoute des problèmes, des difficultés, des besoins de notre clientèle, je ne suis pas sûr qu'elle sera en moindre quantité car nous aurons évolué nous aussi, avec elle. Nous aurons suivi le mouvement, modifié nos compétences.
Au fait, je ne fais pas "un métier", j'exerce un métier. Je sais, cela a l'air de chipoter pour rien, juste un verbe et des guillemets. Mais la prononciation n'est pas la même.
Les propos de dlys m'effraient un peu : en effet, prévoir une adhésion à deux vitesses : les consulteurs de relevés et les lecteurs du bulletin.
Autrement dit on ne change rien ou presque.
Pour les premiers on pourrait appeller cette adhésion : forfait consultation illimitée des relevés pour une durée limitée Pour les seconds : adhésion à une association.
Cela revient à pérenniser la situation actuelle : des adhérents à durée limitée au temps où ils écumeront les relevés (un an devrait suffire) et des adhérents actifs de l'association : le développement de cette situation va entrainer la disparition des seconds et la multiplication des premiers pour un temps. A terme, cela sonnera le glas de ces associations.
Réflechissons plutôt à comment permettre aux adhérents distants à mener une participation active à la vie associative de cette association, sans ressentir nécessairement l'éloignement comme une chose rédibitoire. On peut mener une vie associative riche même si on doit se faire représenter aux AG et ne pas participer aux salons. Le tout c'est de déterminer comment et développer une associativité qui se rit de l'éloignement de certains de ses membres et se montre malgré tout dynamique.
Bonjour
Je me présente : Jean-Claude LE BLOAS, président du Centre Généalogique des Côtes-d'Armor (CG22) et un des 2 administrateurs de la FFG représentant l'Union Généalogique de la Bretagne Historique (UGBH)
J'ignorais jusqu'à hier l'existence de ce débat et ai lu avec beaucoup d'intérêt les différents échanges.
Je vais essayer d'amener ma pierre à l'édifice en tant que président d'une association de généalogie et participant aux CA de la FFG ; en aucun cas, je ne parlerai en son nom. Je commencerai par réagir à certains passages lus lors des échanges, et celà sur les 4 thèmes.
Quelques informations concernant le CG22 :
Les relevés sont accessibles sur un serveur du Conseil Général depuis début 2002 (Généarmor) :
Ils sont aussi accessibles, via Généabank, sur CORAIL-NET :
le CG22 attribue trimestriellement 600 points Généabank à ses adhérents.
Le nombre de relevés en ligne dépasse les 5,3 millions
Allez voir, par curiosité, le site du CG22 :
http://www.genealogie22.org/fr/
===
''Doivent-elles s'ouvrir les unes aux autres par un système d'échange type Geneabank ? Cela est le rôle de la Fédé de proposer une mutualisation des moyens de vulgarisation des travaux sans revenir à un système marchand. Les associations qui ont fait l'effort de libérer leurs relevés complètement ont gagnés. Le système Généabank est un pis aller qui DOIT disparaître si nous sommes logique avec nous-même.''
Puisque la FFG ne l'a pas fait, je ne comprends pas pourquoi le système Généabank devrait disparaître.
===
Pour mémoire, jamais en 2007, les associations fédérées n'ont accueilli autant de membres. Je ne connais pas les chiffres des premiers mois de 2008 (période de renouvellement des cotisations s'il en est), mais il est à parier que cela fléchit et que surtout, le taux de renouvellement des cotisations n'est pas excellent.
Il est dommage de ne pouvoir joindre la courbe d'évolution des adhésions au CG22 (ou, je ne sais pas le faire) ; mais, ce n'est pas bien compliqué à tracer : vous tracez une droite entre 1987 (89 adhérents) et 2003 (1557 adhérents), puis :
2004 : 1547 adh
2005 : 1653 adh
2006 : 1834 adh
2007 : 2159 adh
au 31 juillet 2008, nous sommes à 2289 adhérents.
===
N'oublions pas non plus de surcroit que les relevés d'archives, toutes natures confondues sont du domaine public et appartiennent à tout le monde, y compris mes propres ancêtres nés en 1700 dans une commune du Jura.
Non...; si les documents d'Archives sont du domaine public, les relevés ne le sont pas...
===
Dans le même temps elles devrait permettre deux sortes d'adhésions : une pour l'accés aux relevés et aux actes notariés, une plus complète avec la revue de l'association.
Au CG22, il y a l'adhésion à l'association (13 euros) et l'abonnement au bulletin trimestriel de liaison (22 euros)
===
JCLB
L'origine du document et son et son accès étant gratuit, le travail fourni mérite-t-il rémunération. Très souvent, le pseudo-amateur dépouilleur y trouve une raison de vivre avant de mourir. Le seul vrai problème reste les margoulins qui dépouillent n'importe comment et dont le travail devient aussi inutile que dangereux. La gratuité n'est pas le problème. Le sérieux, oui. Comment savoir si le renseignement est exact ?
L'origine du document et son et son accès étant gratuit, le travail fourni mérite-t-il rémunération. Très souvent, le pseudo-amateur dépouilleur y trouve une raison de vivre avant de mourir. Le seul vrai problème reste les margoulins qui dépouillent n'importe comment et dont le travail devient aussi inutile que dangereux. La gratuité n'est pas le problème. Le sérieux, oui. Comment savoir si le renseignement est exact ?
bonjour, je suis responsable d'une petite association.C'est vrai que les actes en ligne fond du mal mais un jour les archives arrèterons de numériser. En ce moment c'est au responsable de trouver d'autres sujets de réflexion,que les actes d'état civil. Il ni a pas que cela dans la généalogie, il y a aussi la recherche plus profonde, la vie de vos ancêtres, là c'est le village. le village ne sera pas numérisé. voilà. Evelyne de Normandie
Bonjour, Les réponses de"Griseau / Dlys" ne sont pas forcément fausses,mais je pense qu'il n'ont pas compris le problême. En effet si maintenant des associations à qui nous avons DONNE des documents se sont vendues a des financiers c'est justement parceque elles n'avaient pas les moyens de vivre,je ne les blâme pas,mais je dénonce vivement les patrons de ces "boites à fric" qui se fiche royalement des dons que font les adhérents à ces associations et qui s'enrichissent sur le patrimoine Français."OUI LES ARCHIVES SONT LE PATRIMOINE DES FRANCAIS" Bien cordialement. RiKi Jane
Bonjour. Je suis un jeune généalogiste de 21 ans, et je dois dire que j'ai commencé par éplucher les vieux registres d'état-civil et paroissiaux à l'âge de 12 ans, mais actuellement, je me sers beaucoup plus d'Internet (même si avec le temps, je me suis mis à la paléographie et que j'arrive à transcrire jusque vers 1600)! Pourquoi ? Tout simplement par économie de temps et d'argent ! Le système Généabank et ses points qui nous autorisent à consulter tant d'actes me déplait, et puis, en Aveyron, j'ai la chance que plusieurs généalogistes ont épluché les registres de nombre de communes, qui sont ensuite disponible sur Internet ! Je pense que les associations devraient laisser tomber les transcriptions pour les actes après 1700, et se concentrer sur les actes de 1550 à 1700, l'écriture étant plus complexe à déchiffrer pour quelqu'un de non-initié, et la transcription des actes notariés les plus anciens serait une excellente chose (difficulté de l'écriture et beaucoup d'informations apportées par ces actes !!). Je souhaite aussi que les départements poursuivent leur effort de numérisation, comme la Lozère l'a fait (ce qui m'a été d'une grande utilité cet été, en m'évitant de bouger de chez moi, et puis aucune association à ma connaissance ne s'était occupée des communes qui m'intéressaient). Bonne journée ! Krystaubaal.
bonsoir, Je fais de la généalogie depuis 30 ans, mais héla, je ne puis plus me déplacer, aussi Internet m'a sauvé, car je puis ansi continuer et surtout joindre de nouveaux "cousins" J'adhère au CGF et au CGHHML ; deux associations fondalement différentes : Grâce au CGF et les 600 points trimestriels pour l'utilisation de GENEABANK, j'ai progressé rapidemment . Tandis que le CGHHML me donne 500 points annuels, mais je n'obtiens guère de résultats ! ce que je possède, je l'ai trouvé par moi-même et quelques amies rencontrées dans des mairies , donc je suis pour la généralisation du système GENEABANK ; Par ailleurs, je ne cherche plus à remplir des cases, mais à retrouver des cousins du 19 et 20ème siècle ; ainsi qu retrouver l'histoire et la vie de mes ancêtres, certains ont eu des vies passionnantes ! Evidemment, je préfère la gratuité , et les recherches personneles . Mais je suis absolument hosile à GENEALOGIE.COM - car si je dois rechercher tous les BERNARD qui m'ont été proposés - sans aucune mention de nom de ville ou de localité , c'est absolument ridicule.
Bonjour et merci de ce débat très utile, mais qui doit rester paisible et modéré. Pourquoi vouloir jeter la pierre aux professionnels, dont le travail est utile, sérieux, reconnu, en généalogie comme dans les autres domaines. Limitons nous plutôt à dénoncer les abus: tarifs prohibitifs, escroqueries, pillages généalogiques facturés au prix fort.Tous ces abus dont les professionnels seraient mis à l'abri par un statut de salarié plutôt que libéral.N'oublions pas non plus que nous sommes presque tous à la fois bénévoles et salariés dans divers domaines, à moins d'être rentier. Un professionnel travaille aussi parfois gratuitement. Il est vrai que les tables et relevés effectués par les associations l'ont été souvent bénévolement, mais il n'empêche que mettre en ligne ces relevés, les consulter, les vérifier, construire une généalogie prend du temps de l'energie et coûte de l'argent! Il est tout à fait souhaitable que les associations diversifient leurs activités et renforcent leur coopération, pourquoi pas d'ailleurs en employant des salariés, tant d'étudiants en histoire préféreraient s'adonner à cette activité que d'occuper des postes plus manuels. Enormément de communes n'ont toujours pas eu de dépouillements à ce jour, beaucoup d'autres archives également. Un problème n'a pas été encore évoqué ici. Beaucoup de généalogies consultables sur les revues, supports informatiques ou internet sont fantaisistes ou erronées, et donc peu exploitables par les scientifiques et les institutions. Ne serait il pas judicieux d'instituer une sorte de commission composée de personnes averties pour vérifier, contrôler et valider les généalogies pour les personnes qui en feraient la demande. Comment financer cela?
Bravo Krystaubaal ! Je fais moi même des recherches dans le Pas de Calais et je demeure en Aquitaine... A cause du travail et ensuite à cause de la santé. J' ai un mal de chien à retrouver des ancêtres nés avant 1730 voire 1770. Apparemment on aide surtout les copains et les copines là-haut sans se rendre compte que la France entiére est apparentée voire le monde entier!
Bonoir à tous et merci pour ce blog
Nous avons la chance, en France, d'avoir un tissus associatif très dense et très dynamique. Cependant, personnellement, je pense que, en général, toutes les assos sont en danger : il y a peut être moins de bénévoles, il y a surtout de plus en plus de consommateurs de plus en plus exigents qui ne se rendent pas compte du travail fourni et du temps passé. Les bénévoles sont parfois méprisés, il est important d'avoir un minimum de reconnaissance et de respect.
En ce qui concerne la généalogie, l'évolution, voire la mutation, est indispensable. Les relevés sont toujours aussi interressants, ils facilitent le travail du chercheur, mais, maintenant, l'information est à la portée du plus grand nombre et l'on pourrait essayer de suivre d'autres pistes telles, comme proposé plus haut, les relevés notariés ou juridictionnels mais également des relevés d'actes anciens à la qualigrafie parfois magnifique mais illisible à nos contemporains. On trouve également des actes en latin ou en langue locale...
Bien sûr, cela demande parfois l'aide d'un pro ou d'un amateur vraiment éclairé et on en arrive au "gros mot" : service pas forcement tout à fait gratuit... Il me parait logique qu'une information qui coûte à une association soit gratuite pour les membres de cette asso (qui payent une cotisation) mais payante pour les usagers extérieurs...
A suivre - Thierry
La généalogie a bien évolué depuis mes débuts, il y a 44 ans. L'a-t-elle fait dans le bon sens, c'est loin d'être certain. J'ai quitté tous les cercles car je trouvais vraiment énorme de donner gratuitement mon travail et d'être ensuite obligé de payer pour avoir le moindre renseignement. Entre autre celle d'un ex président FFG champion du Minitel. Ayant dépouillé plusieurs dizaines de milliers d'actes, je pense pouvoir parler du bénévolat. Oui cela me coute beaucoup de temps et quelqu'argent, mais cela n'est rien, ce qui me révolte c'est de voir certains pompeurs revendre sans vergogne, parfois sous couvert d'association le travail des autres. Mes dépouillements ont un compteur qui enregistre les IP, il m'est donc facile de voir les habitués. Pire les particuliers qui après avoir pompé, mettent un code pour accéder à un arbre qu'il ont copié sans même vérifier si les renseignements étaient exacts. Rassurez-vous, défenseur du gratuit je suis, défenseur du gratuit je reste et je poursuivrai mon travail de mise en ligne gratuit des actes que moi ou tous ceux qui m'aident auront dépouillé.
le fait que certaine archives departementales permettent un acces internet a leur archives etat civil est une bonne chose pour les amateurs et le sera pour les associations. Cet acces doit nous liberer de ces sites parasites qui sous le couvert de "genealogique" se font forts de delivrer des noms sans ascendance, autant dire qu'ils ne fournissent pas grand chose, et ce a un cout non negligeable! Que doivent faire les associations? La meme chose qu'actuellement: Internet ne peut que faire augmenter le nombre d'amteurs genealogistes; ils finiront un jour ou l'autre par adherer a une association, ce qui est necessaire lorsqu'on en arrive a un sujet pointu ou delicat. Quant a la FFG elle doit perdurer pour reclamer a l'Etat et aux Collectivites locales les memes facilites pour tous et partout: on ne devrait plus voir des Archives departementales louer leur microfilms (87) alors que d'autres mettent tout a la portee de tous (71).