Les armoriaux généraux

L'Armorial Général, par Jean-Baptiste Rietstap
Johannes Baptista Rietstap, né à Rotterdam en 1828, journaliste, puis sténographe, est surtout connu pour avoir rédigé (en français) son Armorial Général. Rietstap réunit pour la première fois en un seul ouvrage des centaines d'armoriaux de toute l'Europe. La seconde édition, publiée en deux volumes en 1884 et 1887, contient plus de cent mille descriptions d'armoiries. Malgré ses lacunes (certaines régions ne sont presque pas traitées) et ses erreurs, l'Armorial Général de Rietstap reste incontournable et un excellent outil pour les recherches héraldiques.
Les dessins de l'Armorial Général de Rietstap sur HéraldiqueGenWeb.
L'Armorial Général (texte) sur Gallica (BNF).
L'Armorial Général (transcription succinte) sur Euraldic.com.

L'Armorial Général de France d'après l'édit de 1696, par Charles d'Hozier
En 1696, les caisses de l'Etat sont vides. Louis XIV et ses conseillers, sous prétexte de lutter contre les abus commis en la matière, obligent par un édit de novembre 1696 tous les porteurs d'armoiries à les faire enregistrer, moyennant finances. Malheureusement, les commissaires chargés de l'exécution de cet édit étaient surtout préoccupés pas son aspect financier et ont parfois abusivement imposé des armoiries à des notables n'en n'ayant jamais porté. Né,moins, il est assez facile de repérer ces abus et cet armorial reconstitue assez bien la "gentry" et les principaux aspects de l'héraldique à la fin du XVIIe siècle. Voir aussi la FAQ d'HéraldiqueGenWeb.
Les dessins de l'Armorial Général de 1696 sur HéraldiqueGenWeb.
Les dessins bretons de cet Armorial.
L'Armorial Général de 1696 sur Gallica (BNF) (faire une recherche pour une liste exhaustive).

Armoriaux locaux

L'ancienne chevalerie de Lorraine, documents inédits publiés par Victor Bouton (1861)
Ces blasons sont issus de l'ouvrage de Victor Bouton, peintre héraldique et paléographe, paru dans la "Bibliothèque héraldique". Cet ouvrage présente l'état de la Lorraine au commencement du XIXème siècle, de l'ancienne chevalerie de Lorraine (avec les degrés des séances des nobles du pays dans l'assemblée des états) et des terres titrées et autres existant en 1700, pour se terminer par un armorial d'une soixantaine de dessins de chevaliers lorrains.
Les dessins de L'ancienne chevalerie de Lorraine sur HéraldiqueGenWeb.

Nobiliaire de Provence : armorial général de la Provence, du Comtat Venaissain, de la Principauté d'Orange par René Borricand
Le dernier grand armorial publié sur les familles provençales et comtadines depuis l'Ancien Régime jusqu'au Second Empire. Pour chacunes des 1839 familles recensées, l'auteur donne la (les) description(s) héraldique(s), les titres et charges successifs et une notice généalogique plus ou moins développée. Mais il a le défaut de reprendre pour les origines de certaines familles, les erreurs des nobiliaires publiés au XVIIIème et XIXème siècle (donc attention pour les degrés les plus lointains).
Edité en 1974 par les Editions Borricand en trois volumes (le 3ème volume contient les additions et les corrections) - Aix-en-Provence France. Les dessins du Nobiliaire de Provence sur HéraldiqueGenWeb.

Les recherches et réformations de la noblesse de 1664-1668 Ces recherches et réformations de la noblesse font partie du grand programme de redressement financier de Colbert. Les personnes se prétendant nobles devaient, en produisant leurs généalogies, prouver une vie noble sur plusieurs générations. En cas de manquement, elles étaient taxées et se voyaient devenir imposables (elles perdaient leurs privilèges fiscaux). Les annoblis récents devaient eux payer une taxe de confimation. De 1664 à 1668, 27 textes législatifs fixent pour chaque provinces les modalités de ces recherches, menés par les Intendants (sauf en Bretagne, où ce travail fut assuré par une Chambre du Parlement). Ce qui nous intéresse ici, ce sont les armes que les familles ont présentées avec leurs généalogies, comme autant de photographies héraldiques de chaque province, à la fin du XVIIe siècle.

Retrouvez sur HéraldiqueGenWeb :
- Bretagne - Réformation menée devant le Parlement de Bretagne (1668-1671) (voir aussi Tudchentil.net).
- Champagne - Recherche de la Noblesse menée par l'Intendant de Caumartin (publiée en 1673). (voir aussi ce site).
- Normandie (généralité de Caen) - Recherche de la Noblesse menée par l'Intendant Chamillart (1666).

Une montre à Vannes en 1492.
Une montre est une sorte de revue militaire permettant de s'assurer que la noblesse (en général) possède l'équipement nécessaire pour assurer la défense de la province. Celle-ci fut passée par le chambellan du roi Charles VIII, le 4 septembre 1492 à Vannes. Elle donne les noms de cent-quatre-vingt-dix hommes d’armes et archers, commandés par Pierre de Rohan. L'auteur de cet article paru en 1894 donne les blasonnements de 53 d'entre eux.
D'après l'article Une montre à Vannes en 1492, marquis de l'Estourbeillon, Bulletin de la Société Polymathique du Morbihan, 1894. (Voir cet article et le texte de la montre sur Tudchentil.net).
Les dessins de la montre de Vannes sur HéraldiqueGenWeb.

Les communes

Armorial des communes des Bouches-du-Rhône, par Bernard Falque de Bézaure
Les blasons des communes des Bouches-du-Rhône font partie de la série du Grand Armorial de provence, du même auteur (2000, éditions Provençalement Vôtre).
Les dessins de l'Armorial des communes des Bouches-du-Rhône sur HéraldiqueGenWeb.

Armorial des Communes de Vaucluse, Conseil Général du Vaucluse
Blasons dessinés d'après l'Armorial des Communes de Vaucluse, publié par le Conseil Général du Vaucluse en 1984.
Les dessins de l'Armorial des Communes de Vaucluse sur HéraldiqueGenWeb.

Armoiries et institutions des communes des Alpes-Maritimes, du Comté de Nice et de la Principauté de Monaco, par Pierre-Jean Ciaudo
Blasons dessinés d'après le livre de Pierre-Jean Ciaudo, Armoiries et institutions des communes des Alpes-Maritimes, du Comté de Nice et de la Principauté de Monaco, r&eacute-édité; en 1992 par les éditions Europ'Herald Azur.
Les dessins tiré d'Armoiries et institutions des communes des Alpes-Maritimes. sur HéraldiqueGenWeb.

Les armoriaux médiévaux

Le Rôle d'armes de l'ost de Ploërmel, Rennes, 1294
En 1294, le Duc de Bretagne Jean II assemble son armée (ost) à Ploërmel. Le Rôle d'Armes original, qui devait dans sa version originale comprendre environ 200 dessins, ne nous est connu que par une copie partielle de 39 noms et 30 écus. C'est l'un des plus anciens armoriaux connus.
D'après l'article L'héraldique bretonne, Michel Pastoureau, Bulletin de la Société Archéologique du Finistère, 1973. Les dessins du Rôle d'Armes de Ploërmel sur HéraldiqueGenWeb.

Wappenrole von Zürich (Le Rôle d'Armes de Zurich, vers 1335-1345)
C'est le plus ancien armorial germanique. Il regroupe essentiellement des écus de familles suisses alsaciennes et allemandes, mais n'y est pas seulement limité puisque, pour la France, on y retrouve aussi de nombreuses armes lorraines et bourguignonnes. Au total, 590 écus y sont représentés.
Les dessins du Wappenrole von Zürich sur HéraldiqueGenWeb.

L'armorial Bellenville (vers 1355-1380)
L’Armorial Bellenville, dont la compilation peut être située vers 1380, est un manuscrit de 75 feuillets en parchemin conservé à la Bibliothèque Nationale de France. La partie principale, environ les trois-quarts, de cet armorial universel rassemble les armoiries de princes et vassaux de 44 marches d’armes en 1333 écus, le quart restant rassemblant 405 écus en onze rôles occasionnels. Les régions principalement concernées par cet armorial sont celles où le hérault qui l'a compilé semble avoir exercé sont art. Il s'agit successivement du Hainaut, de l'Ile-de-France, des pays rhénans, la Saxe, la Suède, le Brandebourg, l’Autriche et la Savoie.
Les dessins de l'Armorial Bellenville sur HéraldiqueGenWeb.

L'armorial de la Toison d'or et de l'Europe (vers 1355-1380)
L'Armorial de la Toison d'or, du nom de l'ordre de chevalerie institué par Philippe, duc de Bourgogne, en 1430, fut peint quelques années plus tard, vers 1435-1440. C'est un magnifique portrait de l'héraldique à la fin du Moyen-Age, qui concerne 950 familles de toute l'Europe, avec près de 80 portraits équestres.
Les dessins de l'Armorial de la Toison d'Or et de l'Europe.

Divers

Traité d'Héraldique, Michel Pastoureau (édition 2003)
Depuis sa première édition en 1979, le Traité d'Héraldique de Michel Pastoureau est devenu une référence et un incoutournable pour tout passionné d'héraldique. Ce n'est pas un armorial à proprement parler, mais nous avons ici mis en images la quasi-totalité des blasonnements cités dans l'ouvrage. Cela permettra surtout aux débutants d'avoir des représentations de nombreuses figures et des exemples de blasonnements simples et variés. Les possesseurs de l'ouvrage y trouveront des illustrations complémentaires. D'après le Traité d'Héraldique, Michel Pastoureau, quatrième édition 2003, éditions Picard.
Les dessins du Traité d'Héraldique sur HéraldiqueGenWeb.

Trésor Héraldique, A. de la Porte
Trésor héraldique d'après d'Hozier, Ménétrier, Boisseau, etc (1864)
Cet armorial comprend:
- la clef du blason et des armoieries
- le livre d'armes des familles illustres de france
- le recueil des armoieries des villes et provinces
par A. de la Porte - membre de plusieurs sociétés historiques et archéologiques
A noter: nombreuses erreurs au niveau des dessins de blasons
Les dessins de "Trésor Héraldique" sur HéraldiqueGenWeb.
Trésor Héraldique sur Gallica (BNF).