La généalogie ce n'est pas que feuilleter des documents de BMS dans les archives... Parmi les sources souvent négligées, on trouve les cimetières. Ou tout du moins ce qu'il en reste. En effet, en France comme dans la plupart des pays européens nous pratiquons le relevage des tombes. C'est à dire que lorsqu'une concession arrive à échéance ou lorsqu'elle est manifestement abandonnée, la pierre tombale est enlevée, les restes sont placés dans un ossuaire et la place dans le cimetière est alors mise à disposition pour être à nouveau utilisée. Pour plus d'informations

cimlogo Si le système se comprend en terme de gain de place (nos cimetières seraient plus grands que nos villes si on y conservait toutes les tombes depuis le moyen-âge), il n'en reste pas moins que de nombreuses informations utiles au généalogiste disparaissent. C'est là qu'un projet comme CimGenWeb prend tout son sens. Et pourtant nous manquons cruellement de volontaires pour faire du dépouillement dans les cimetières. Certes, ce n'est pas forcément facile à faire, mais avec un peu de méthode, on peut y arriver.

Voyons les aspects positifs : le matériel à transporter est somme toute très limité. Un papier et un crayon et si le règlement du cimetière le permet un appareil photo numérique. Les heures d'ouverture sont bien plus larges que dans les services d'archives et permettent à tout le monde de s'y rendre. La prise de contact avec le gardien permet d'expliquer notre démarche, d'identifier les carrés anciens et donc de sauvegarder les informations qui risquent le plus de disparaître.

PlaqueUn certain nombre de communes ont de plus un cimetière ancien (souvent situé dans les murs autour de l'église) qui mérite notre attention première. En effet ce cimetière est désaffecté suite au décret impérial du 23 Prairial an XII (12 juin 1804) qui oblige chaque commune à posséder un cimetière à l'écart du village. Lorsque les inscriptions sont partiellement effacées, un seau, de l'eau, une éponge et une bombe de mousse à raser (pour aller nettoyer au fond des gravures) permet de déchiffrer les inscriptions. On oublie pas de bien rincer ! Une photo faite avec un éclairage rasant permet également de déchiffrer certains détails.

Enfin il faut évoquer une mode qui a eu principalement cours de 1910 à 1930. C'est celle qui a consisté à placer des photographies émaillées sur les tombes. Certaines n'ont pas toujours très bien résisté aux outrages du temps . Par contre il est fort dommage que ces photographies se perdent. Nous avons soumis l'idée à la Fédération Française de Généalogie de proposer à la Direction des Archives de France de demander aux communes de sauvegarder ces photographies, qui sont nominatives, lors des relevages de tombes et de les transmettre aux archives départementales.

N'hésitez plus, rejoignez les volontaires de CimGenWeb